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Sous-estimés et pas cher : Le cresson, ça nous botte, et la sardine, ça déboîte
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Sous-estimés et pas cher : Le cresson, ça nous botte, et la sardine, ça déboîte
Non sans raison, le consommateur a l’œil rivé sur le prix des fruits et légumes. Il existe chez nous des produits alimentaires très recommandés et vendus à des prix abordables. Nous avons tendance à les déconsidérer, alors qu’à l’international, ils jouissent d’une solide réputation pour la santé.
Commençons par le cresson, l’un des légumes-feuilles le plus anciennement consommé, connu depuis l’Antiquité. Il a été rapidement adopté sur tous les continents. Le mot «brède», employé dans les Mascareignes et à Madagascar, vient du portugais bredo. Chez nous, il se décline à volonté en brède martin, brède chouchou, brède gandole…
? Une herbe nutritionnelle
Tout se mange, de la tige à la feuille, dans le cresson. Cette herbe potagère contient même des glucosinolates qui limiteraient la progression des cancers. C’est un super-aliment. D’autres, moins riches comme les baies de goji, les graines de chia ou le curcuma, coûtent plus cher.
Il est riche en calcium, en cuivre, en vitamines recommandés pour l’organisme. Le cresson propose quatorze autres composantes, dont des minéraux, des antioxydants, les vitamines A et C pour le système immunitaire, du calcium, du potassium et du magnésium, bons pour le développement des os et des muscles. La vitamine K prévient les dommages cellulaires dans le cerveau et les antioxydants protègent l’ADN. C’est l’aliment le plus sain au monde.
Herbe comestible inégalable, récoltée à la main, le cresson est riche en protéines mais faible en calories. Il contient aussi des caroténoïdes bons contre les maladies qui viennent avec l’âge. Il protègerait même les cheveux en les hydratant et les adoucissant.
Plus que nutritif, il est préférable de le consommer cru, rapidement après l’achat, pour profiter de tous ses bienfaits. Les laver soigneusement avant consommation. En bouillon, il perd alors ses qualités nutritives. Et il est contre-indiqué pendant la grossesse.
? Un poisson gras gavé d’Omega 3
Ce petit poisson pas cher est un aliment surprenant. On les trouve dans des petites boîtes baignant dans l’huile d’olive ou de tournesol. Évitez celles à l’huile de palme, non recommandé et écrit en toutes petites lettres sur l’emballage.
Ne vous méfiez pas des boîtes en aluminium, qui ne sont pas toxiques, mais, une fois ouvertes, transvasez les sardines dans un contenant en verre afin de les conserver plus longuement. Locales ou importées, le prix est régulé. Avant d’être mises en conserve, elles sont légèrement cuites à l’eau. Pas de friture, mais une cuisson courte. Elles sont plus qu’intéressantes parce que, contrairement au thon ou au saumon, elles contiennent nettement moins de métaux lourds et de mercure.
Ces poissons gras sont riches en Omega 3 – qui a un effet anti-inflammatoire –, protègent le cerveau et sont chargés en protéines, soit 25 grammes pour 100 grammes. Il faut manger les arêtes, source de calcium. Elles procurent aussi du potassium, du sélénium, du magnésium, du zinc, sont une source de fer, de phosphore et regorgent de vitamines B et D. Il est préférable de les consommer le soir parce que l’Omega 3 est lié à une synthèse avec la mélatonine, régulateur du sommeil.
? D’ici et d’ailleurs
Les sardines sont petites en taille mais grandes sur le plan nutritionnel. Elles sont plus nutritives que le thon et comportent plus de matières grasses insaturées, plus de protéines et font la part belle au bon cholestérol. On peut les conserver pendant une longue période en les retournant tous les six mois pour repartir l’huile.
Le Portugal est le plus gros consommateur de sardines. On trouve des boîtes de sardines provenant de ce pays, du Maroc ou de France (Bretagne) ou locales. De vrais trésors culinaires. Elles sont même bénéfiques pour le cœur. À ceux qui souffriraient d’une hausse du taux d’acide urique, elles sont contre-indiquées parce qu’elles sont riches en purines. Ensuite, ça n’est pas du tout facile, notamment pour les personnes âgées, de procéder à l’ouverture d’une boîte de sardines. Si on tire trop fort sur l’opercule, il se casse. Il faut alors avoir recours à l’ouvre-boîte, ce qui ne facilite pas cette ouverture. Bonjour les dégâts si ça gicle !
Flashback nostalgique. Dans un lointain passé, tout comme une cigarette ou un demi-quart d’huile, on en vendait dans les boutiques ou tabagies! C’était le temps du karne laboutik et du crédit à la petite semaine. Si on cherche bien, on trouve encore ces vestiges d’une autre époque.
Mo roupi kare !
Faut-il consommer les lentilles du Canada ?
Maurice importe des lentilles principalement d’Inde et du Canada. L’origine figure sur les sachets dans les rayons. Ces légumineuses (grains secs) sont recommandées pour leurs bienfaits nutritifs et figurent régulièrement dans nos assiettes. Celles qui sont importées d’Inde ne posent aucun problème. Mais celles du Canada ont été interdites pendant un bon moment en Europe. Dans ce pays, des avions ou des tracteurs géants épandent et pulvérisent copieusement les champs de lentilles avec des herbicides comme le diquat et le glyphosate. Ces herbicides sont toxiques pour le corps humain et même classés comme probablement cancérigènes. Ils perturbent aussi le microbiote intestinal. Ils libèreraient des messages chimiques dans le sang et les enfants y sont vulnérables. Sans être lavées ou rincées, ces lentilles imbibées sont directement mises en sachets pour exportation. Une analyse s’impose pour alerter ou rassurer les consommateurs.
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