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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 15 février au vendredi 20 février 2026
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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 15 février au vendredi 20 février 2026
Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.
Chagos : précision du PM
Le Premier ministre a réagi à notre éditorial La diplomatie à coups de tweets, qui soulignait qu’il aura suffi d’un post rageur sur Truth Social pour rappeler au monde que, sous la présidence de Donald Trump, la géopolitique «reste une affaire de tripes autant que de traités». Selon Navin Ramgoolam, par rapport à Starmer – qui tente un funambulisme diplomatique – «le pronouncement de la Cour internationale de justice (CIJ) n’est pas binding, mais Starmer a vu juste car le jugement du Tribunal international du droit de la mer est, lui, binding». Quand Ramgoolam avait décidé, avec ses avocats – Brownlie d’abord, puis Philippe Sands – de poursuivre le gouvernement britannique, c’était, selon lui, une stratégie bien pensée : «Éviter la CIJ, mais privilégier le Tribunal de la mer d’abord ; et essayer d’obtenir un jugement binding. Aller à la CIJ, même si le jugement avait été en notre faveur, n’aurait pas été binding et tout se serait arrêté là. It was important to get a binding judgment first.»
Transformateurs dérangeants
Dans le Nord, les autorités sont sollicitées depuis de longs mois en raison des ruptures fréquentes de la fourniture électrique, surtout pendant les périodes de prière. Selon les ingénieurs du CEB, la faute est provoquée par des transformateurs défectueux. Certains transformateurs ont dû être remplacés, mais l’on ne dispose pas d’un nombre suffisant pour remplacer tous ceux qui tombent en panne. L’on serait à la recherche de solutions pratiques pour assurer une fourniture quasi permanente : sont ainsi envisagés des générateurs fonctionnant à l’énergie solaire, qui pourraient prendre le relais des transformateurs sur une période d’au moins six heures…
La zone IA attire
Dans les cercles diplomatiques et les réseaux de lobbying économique, le projet mauricien de Zone économique spéciale dédiée à l’intelligence artificielle commence à faire du bruit. Pour plusieurs observateurs, il s’agit du premier prolongement concret des discours ambitieux entendus à l’«AI Impact Summit» en Inde. Officiellement, la décision du Cabinet de créer une Special Economic Zone sur 83 arpents appartenant à Landscope Mauritius Ltd, à Côte-d’Or, vise à attirer l’investissement étranger, créer de l’emploi et stimuler les exportations. En coulisses, le récit est plus stratégique. La zone serait pensée comme une vitrine du «Maurice de demain» : économie numérique, intelligence artificielle, technologies avancées. Selon plusieurs sources, l’annonce a déjà déclenché une série de prises de contact exploratoires. Groupes asiatiques, fonds technologiques et acteurs du capital-risque auraient manifesté un intérêt préliminaire. Rien de signé, mais des échanges engagés, des pistes ouvertes et quelques projets encore embryonnaires. «C’est une course contre la montre», confie un diplomate. «Maurice essaie de capter des capitaux avant que la région ne se sature.» Un comité de pilotage est annoncé, mais ce sont surtout les retombées des discussions à New Delhi qui seront scrutées. Pour le gouvernement, ce dossier fera figure de test grandeur nature du nouveau modèle économique promis – entre repositionnement stratégique assumé et pari risqué sur l’innovation.
Torpiller le deal
Selon un diplomate qui suit le dossier de très près, les ultraconservateurs britanniques avancent masqués. «Ils ont un plan bien rodé pour torpiller le processus autour du projet de loi sur le BIOT, aujourd’hui mis en suspens.»
En interne, le scénario est clair : si le Parti travailliste subit une lourde défaite aux partielles et aux élections locales, Keir Starmer pourrait être fragilisé, voire contraint au départ. Même si une majorité de députés travaillistes soutient encore le texte, la pression politique deviendrait alors trop forte pour être contenue. «Un nouveau leader travailliste n’aurait ni le même engagement politique ni la même détermination sur Chagos», glisse la source. Résultat : une véritable situation de catch-22. Le projet dépend d’un Premier ministre affaibli, tandis que son éventuel successeur n’aurait aucune raison d’en faire une priorité.
Mais le diplomate va plus loin : «Vous avez raison de dire que les ficelles se tirent à Washington.» En clair, l’issue du dossier reste largement conditionnée à la position de Donald Trump. «Il n’y aura pas de volte-face, même s’il adore changer d’avis. Sur Chagos, la ligne est tracée.» Traduction diplomatique : Londres manœuvre, Washington arbitre. Et Maurice attend.
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