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HSC 2025

Royal College Curepipe: une fille, quatre garçons, quelle histoire !

11 février 2026, 06:00

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Royal College Curepipe: une fille, quatre garçons, quelle histoire !

L’histoire du Royal College Curepipe (RCC) s’est enrichie d’une nouvelle page cette année. L’établissement a non seulement cinq élèves parmi les lauréats nationaux, mais a surtout vécu un moment inédit : Sania Bibi Khodabux devient la première lauréate féminine de l’histoire du collège.

Pour Sania, c’est plus qu’une distinction académique ; c’est l’aboutissement d’un rêve d’enfance. Ancienne élève du collège Seewa Bapoo, elle a grandi dans une culture d’exigence et de discipline. «S’il n’y a pas une forme d’obsession pour la réussite, on n’y arrive pas», confie-t-elle. Une obsession saine, précise-t-elle, qui ne signifie ni isolement ni renoncement à toute vie sociale. «Tout est une question d’équilibre.»

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Son parcours est marqué par la persévérance. En 2024, malgré d’excellents résultats et un classement en Islamic Studies, elle n’est pas lauréate. Elle choisit de recommencer. «C’était un rêve d’enfant que je me devais d’accomplir», explique-t-elle simplement. Elle se projette déjà vers l’avenir, avec l’ambition de devenir avocate.

Jaysheel Shirish Ramdany, lui, vit une consécration chargée d’émotion. Le jour des résultats coïncide avec l’anniversaire de sa mère. «C’est le plus beau cadeau que je pouvais lui offrir», dit-il. Pour cette mère très émue, le souvenir d’un enfant né prématurément refait surface. Aujourd’hui, ce même enfant est lauréat du RCC. Et ce n’était pas gagné. Deux semaines avant les examens, Jaysheel a été victime d’un accident, après une chute causée par un chien qu’il tentait d’éviter. Il craignait aussi d’avoir raté l’épreuve de maths. Son père ne s’attendait pas à un tel dénouement. Les nuits blanches ont été nombreuses, tout comme les longs trajets entre Petit-Raffray et Curepipe.

Ibraheem Mohammad Doobory, lauréat en section science, se souvient d’un instant de pure décharge émotionnelle.«J’ai crié. J’étais envahi par un soulagement», raconte-t-il. «Être lauréat, c’est un travail collectif. Parents, enseignants, camarades… chacun a joué un rôle.»

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À la maison, Ibraheem a toujours évolué dans un climat équilibré. Ses parents ne l’ont jamais empêché de faire du sport ou de se détendre. «J’ai même joué à la PlayStation pendant les examens», sourit-il. Sa foi l’a également aidé à garder le cap tout au long de son parcours.

Pour Junaid Muhammad Auckburally, lauréat en économie, la nouvelle est tombée à la radio. Chez lui, explosion de joie. Sa réussite repose, selon lui, sur une règle simple : planifier. «Failing to plan is planning to fail», cite-t-il. Discipline, constance et rigueur ont rythmé sa préparation. Il ambitionne désormais une carrière d’analyste financier à l’étranger, sans pour autant exclure un retour au pays.

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Le cinquième lauréat du RCC est Soham Bhoyroo, en science. Il décrit sa réussite comme «un sentiment inexplicable.» Sa devise – «hard work always pays off» – résume son état d’esprit. Il se projette désormais vers une carrière en médecine. Parents, professeurs et amis ont été, selon lui, des piliers constants. «Sans eux, je n’en serais pas là aujourd’hui», insiste-t-il.

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Réagissant aux résultats, le recteur du RCC, Ajay Kumar Bissoonauth, affiche une satisfaction nuancée : «Could have been better… mais nous sommes satisfaits.» Le recteur se dit également heureux de voir d’autres collèges, moins habitués à fabriquer des lauréats, accéder cette année à une reconnaissance nationale. Ajay Kumar Bissoonauth se dit par ailleurs fier des 16 lauréates du QEC : «Ce sont aussi mes élèves.» Il a été recteur de cet établissement jusqu’en avril 2025 avant de rejoindre le RCC.

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