Publicité

Confidentiels

L'express leaks du dimanche 1ᵉʳ février au vendredi 6 février 2026

7 février 2026, 03:14

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

L'express leaks du dimanche 1ᵉʳ février au vendredi 6 février 2026

Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.

Quand l’innovation sert d’alibi…

L’affaire Cardisio n’est plus un simple épisode administratif embarrassant pour le ministère de la Santé. Elle est devenue le symbole d’un malaise plus profond : celui d’un système de gouvernance sanitaire incapable de faire respecter les règles élémentaires de validation scientifique, de régulation médicale et de protection des fonds publics.

Introduit fin 2022 dans les hôpitaux publics, le test Cardisio – développé par Cardisio GmbH (Allemagne) – était présenté comme un électrocardiogramme assisté par intelligence artificielle, permettant de détecter précocement les maladies coronariennes. Le programme a été interrompu en 2025, après des alertes répétées de cliniciens, de cardiologues et de contrôleurs internes. Mais le mal était déjà fait.

Environ Rs 172 millions de fonds publics auraient été engagés dans ce programme, incluant des équipements, licences et paiements par test effectué. À ce jour, aucune procédure d’appel d’offres transparente et documentée n’a été clairement établie. Lorsque des sommes aussi importantes sont engagées pour une technologie non validée, la question n’est plus seulement celle d’une erreur d’appréciation mais celle d’un échec systémique de la gouvernance, voire d’un grave gaspillage de ressources publiques, dans un contexte où les hôpitaux manquent de médicaments, de personnel et d’équipements essentiels.

****** 

Proverbes malgaches d’antan

Dans les couloirs feutrés du monde éditorial, une nouvelle circule à voix basse : l’ouvrage de 1915 consacrant les Ohabolana — ces proverbes malgaches patiemment collectés, traduits et annotés — aurait récemment refait surface… à Maurice. Le volume, longtemps considéré comme introuvable hors des bibliothèques spécialisées d’Europe, aurait été acquis par Owen Griffiths, fondateur de La Vanille Crocodile Park, collectionneur privé discret mais passionné de patrimoines insulaires. On murmure que cette redécouverte pourrait ouvrir la voie à une relecture plus large de la sagesse malgache, à la croisée de l’anthropologie, de la poésie et de l’histoire coloniale. Une chose est sûre : ce livre centenaire n’a pas fini de faire parler de lui.

****** 

Vague de départs

Les enquêtes ont pris leur temps et le verdict commence à tomber à la State Bank of Mauritius. Des départs d’employés soupçonnés d’irrégularités sont annoncés et les lettres en ce sens devraient être émises incessamment.

****** 

L’IBA rouvre les tiroirs

Dans les couloirs de l’Independent Broadcasting Authority, on chuchote que la nouvelle équipe n’a pas perdu une minute. À peine installée, elle aurait déjà tenu trois réunions à huis clos, passant au peigne fin les dossiers laissés en jachère par l’ancienne administration. Licences en souffrance, plaintes dormantes, décisions différées : tout serait désormais remis sur la table. Selon une source proche du conseil d’administration, le mot d’ordre serait clair : faire le tri, vite et sans états d’âme. Certains parlent d’un grand nettoyage administratif ; d’autres évoquent des arbitrages sensibles sur des fréquences et des autorisations longtemps gelées. Officiellement, c’est silence radio. Officieusement, plusieurs décisions seraient déjà actées et pourraient être rendues publiques sous peu. L’ambiance, dit-on, est studieuse, presque chirurgicale. Plus question de pilotage à vue : la nouvelle équipe avancerait dossier par dossier, avec une volonté affichée de refermer les chapitres restés ouverts trop longtemps. Reste à voir si cette fermeté annoncée survivra aux pressions politiques et aux jeux d’influence habituels.

Pour mémoire, le conseil d’administration actuel est composé comme suit :

Chairman

– Lukeeram Dhanoosingh (Ashvin) Membres et représentants institutionnels :

– Soborun Soondaree Devi – Acting Permanent Secretary – Prime Minister’s Office

– Dindoyal Jatin – Principal Information Officer – Prime Minister’s Office

– Ramloll Rajeshsharma, SC – Solicitor General

– Payneeandy Nalini Brinda Vanessa – Permanent Secretary – Ministry of Arts and Culture

– Chedumbrum Tassarajen Pillay – Chairman – ICTA

Membres du conseil d’administration :

– Madhoo Bishan Kumar

– Woottun Meeheelaul Poonith

– Oliver Patrick

– Vas Sylvio Gilbert Gerard

– Mohobuth Mohammad Yasine

****** 

Renouvellement des instances

Cela fait des lustres que les instances de ce parti politique n’ont pas été renouvelées. Depuis quelques mois, on procède à une contre-vérification des tendances avant de convoquer de nouvelles élections. C’est le temps des grandes manœuvres, dit-on.

****** 

Les failles de la régulation médicale

L’affaire du test Cardisio, suspendu dans les hôpitaux publics en 2025, met en lumière de graves failles dans la gouvernance sanitaire, alors qu’environ Rs 172 millions de fonds publics auraient été engagés apparemment sans appel d’offres clairement établi, selon plusieurs sources concordantes.

Introduit fin 2022, Cardisio – présenté comme un électrocardiogramme assisté par intelligence artificielle, destiné à détecter précocement les maladies coronariennes – a été abandonné après des alertes répétées de cliniciens et de cardiologues. La majorité de la communauté cardiologique estime que le test ne repose pas encore sur une validation scientifique suffisante, faute de recommandations internationales, de données indépendantes robustes et d’études locales adaptées au profil cardio-métabolique de la population.

Des informations persistantes évoquent par ailleurs d’éventuels circuits financiers opaques impliquant un médecin du service public, soupçonné d’avoir perçu des paiements via une société privée enregistrée à Maurice. Ces allégations, qui restent à établir, soulèvent des questions de conflits d’intérêts et appellent à des vérifications indépendantes.

Le silence des autorités financières, alors que des fonds publics sont en jeu, suscite également l’inquiétude. Dans le même temps, le test continue d’être promu sur les réseaux sociaux, malgré son retrait du secteur public, alimentant la confusion du public. Cette affaire fait écho au dossier Soul Synergy, qui met en avant sur son site web des approches thérapeutiques innovantes, dont certaines, comme l’immunothérapie par NK cells, ne sont pas validées comme traitements standards par les grandes agences internationales.

Pour plusieurs observateurs, ces deux cas illustrent un même schéma : la promotion de technologies non validées dans un contexte de régulation défaillante. Le «Medical Council» est désormais appelé à se prononcer sur la communication autour de ces pratiques et sur d’éventuels manquements éthiques. Sans enquêtes indépendantes et audits approfondis, ces dossiers risquent de fragiliser durablement la confiance dans le système de santé

****** 

Promotion polémique à la Santé

L’affectation d’un haut officier du ministère de la Santé à des fonctions stratégiques liées aux maladies non transmissibles (MNT) suscite de vives interrogations, selon plusieurs sources internes et externes.

Bien que dépourvu de formation médicale clinique et d’expertise spécialisée dans les MNT, l’intéressé occupe un poste clé au sein de l’unité de Health Promotion et des MNT, assorti d’une rémunération mensuelle de plus de Rs 150 000.

Sa promotion, intervenue sous l’ancien gouvernement, aurait coïncidé avec des activités de terrain mêlant sensibilisation sanitaire et mobilisation politique, impliquant des ressources publiques, affirment ces sources. Après l’alternance, une tentative de mise à la retraite aurait échoué pour des raisons procédurales. Le responsable a depuis réintégré le ministère et travaille actuellement à Port-Louis, alors que son unité est officiellement basée à Ébène.

Pendant ce temps, l’unité chargée des MNT – responsables de plus de 80 % des décès à Maurice – reste sans direction médicale opérationnelle officielle, relançant le débat sur la gouvernance du secteur de la santé et l’utilisation des fonds publics.

****** 

«On n’est jamais mieux servi que par soi-même», variante locale

Un «constituency clerk» proche d’un député est actuellement dans la tourmente dans le cadre d’une enquête portant sur la disparition d’une importante somme d’argent du compte personnel de l’élu. Une plainte avait été enregistrée. Selon nos informations, les irrégularités auraient été détectées récemment, déclenchant une série de vérifications financières. La situation est jugée suffisamment sérieuse pour avoir conduit à la suspension du «clerk» concerné. Celui-ci siégeait également à deux conseils d’administration d’organismes parapublics, fonctions dont il a été écarté. Le député en question, qui avait une profonde estime pour le principal concerné, n’a pas souhaité faire de commentaire.

Publicité