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Roche-Bois
Enfants retirés à leur mère : le dossier «suivi depuis des mois», selon le ministère
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Enfants retirés à leur mère : le dossier «suivi depuis des mois», selon le ministère
Photo d'illustration.
La mère de famille de Roche-Bois, dont les quatre enfants lui ont été enlevés par la Child Development Unit le 2 février, affirme que cette intervention ferait suite à un article publié dans le journal britannique The Times fin janvier. Une version contestée par le ministère de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille, qui soutient que le dossier faisait l’objet d’un suivi depuis plusieurs mois.
Dans un article paru hier dans l’express, la principale concernée expliquait que les autorités seraient intervenues après la publication de son témoignage dans la presse britannique, où elle évoquait sa précarité et ses difficultés quotidiennes. Selon elle, ces confidences auraient été interprétées comme des signes de négligence, conduisant au retrait de ses enfants.
Toutefois, le ministère réfute toute corrélation avec l’article de presse. Il précise que l’intervention du 2 février 2026 «n’a pas été déclenchée par un article», mais s’inscrit dans le cadre d’un suivi entamé dès le 23 octobre 2025 par le Family Support Services (FSS) d’Abercrombie.
Selon les explications fournies par la ministre Arianne Navarre-Marie, hier, le cas avait été référé par un Medical Social Worker de l’hôpital Victoria après l’admission en soins intensifs d’un nourrisson d’à peine un mois à l’hôpital ENT pour une déshydratation sévère et d’autres complications médicales. La mère assure que le bébé avait été hospitalisé pour une gastro et que le FSS d’Abercrombie avait seulement pris des nouvelles de l’enfant de temps en temps, sans jamais faire de séances de counselling avec elle. Des membres du personnel hospitalier auraient également signalé que la mère se rendait rarement au chevet de l’enfant durant son hospitalisation.
Le 24 octobre 2025, la mère avait été convoquée par le ministère. Elle aurait alors indiqué que l’enfant n’était pas déclaré, n’avait pas été vacciné et que le père se trouvait en détention, a ajouté la ministre Arianne NavarreMarie. Plusieurs séances de suivi et de counselling avaient ensuite été menées, notamment les 24 octobre et 20 novembre 2025.
Sous observation médicale
Le 30 janvier, une plainte faisant état de négligence grave et de problèmes de santé concernant les enfants a été déposée. Celle-ci a conduit à l’intervention du 2 février, menée par des officiers du ministère avec l’assistance de la police, conformément aux dispositions de la Children’s Act 2020. À l’issue de l’évaluation, il a été jugé nécessaire de placer les enfants sous observation médicale afin de garantir leur sécurité immédiate.
À ce jour, les quatre enfants sont toujours hospitalisés et le dossier demeure sous étroite surveillance, indique le ministère, qui insiste sur le fait que les décisions prises reposent sur une évaluation professionnelle et légale, le bien-être de l’enfant demeurant la priorité absolue.
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