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Questions à…
Osman Mahomed: «Enn dimounn al Kazern santral pou pas so test, pa pou aprann kondir»
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Questions à…
Osman Mahomed: «Enn dimounn al Kazern santral pou pas so test, pa pou aprann kondir»
Face à la recrudescence des accidents mortels, la question de la sécurité routière revient avec force au cœur du débat public. Depuis le début de l’année, 17 personnes ont déjà perdu la vie dans des circonstances parfois d’une extrême violence. Alors que le permis à points entrera en vigueur le 31 janvier, le gouvernement mise sur un changement de comportement des usagers de la route et un renforcement des mécanismes de contrôle. Où en est réellement la mise en œuvre de cette réforme ? Le permis à points suffira-t-il à enrayer l’hécatombe ? Le ministre des Transports terrestres, Osman Mahomed, fait le point.
■ On en est déjà à 17 morts sur nos routes depuis le début de l’année, avec des accidents de plus en plus atroces, nous avons notamment vu des images circuler de l’accident où le passager a été tué, à la route Nicolay. Peut-on dire que nous sommes arrivés au point de non-retour dans le combat pour la sécurité routière ?
Un mort sur la route est toujours un mort de trop. Je présente mes condoléances aux familles qui ont perdu leurs proches dans des accidents de la route. Le permis à points sera en vigueur à partir du 31 janvier car nous devons faire en sorte que le système soit en place. Mon ministère fera la loi, la police relèvera les infractions sur les routes et le judiciaire s’occupera du paiement des amendes. Voilà comment cela fonctionne.
Néanmoins, malgré le fait que la loi soit en vigueur, les deux autres institutions n’avaient pas encore de système en place pour transmettre les informations. En 2012, lorsque le permis à points a été introduit pour la première fois, il avait pris dix mois pour être opérationnel à travers le système de Driving Licence Counterpart. Cette fois-ci, nous le faisons en un mois, avant la fin de janvier, grâce à la digitalisation, avec l’aide du ministère des Technologies de l’information, de la communication et de l’innovation. J’ai eu une dernière réunion vendredi dernier et j’ai soulevé plusieurs points, notamment le fait qu’une fois le système en ligne, le conducteur doit pouvoir avoir une visibilité sur son nombre de points avant la suspension de son permis. Par exemple, un learner holder n’a que 10 points, tandis qu’un chauffeur titulaire d’une licence qualifiée en a 15. À Maurice, 76 000 personnes sont détentrices d’un learner. J’ai donc insisté sur le fait que le conducteur doit avoir accès à ses points sur son mobile afin d’avoir un aperçu avant toute suspension de licence.
Concernant le permis à points, je suis d’avis qu’il y aura un changement de comportement sur nos routes. Pour répondre au cas de l’accident que vous avez mentionné, le conducteur a survécu alors que le passager est décédé. La loi envers le conducteur est très sévère, depuis le mois de janvier, car il a occasionné mort d’homme. Le judiciaire fera son travail. Le conducteur est concerné par trois sanctions : une peine d’emprisonnement, une amende et la saisie de son permis.
Je tiens également à dire que j’ai rendu visite à la famille Mootoo-Caroopen samedi soir et leur ai présenté mes sincères condoléances. Malheureusement, entretemps, j’ai appris que M. Mootoo Caroopen est décédé à son tour.
■ Pensez-vous que l’entrée en vigueur du permis à points va suffire à redresser la situation ?
Oui, cela va grandement y contribuer, car le système de permis à points a pour objectif de retirer de la circulation les personnes ayant une conduite dangereuse et irresponsable répétée sur nos routes. Toutefois, la loi ne va pas suffire à elle seule. La police doit être plus vigilante sur nos routes et devra mettre en place un système efficace pour retirer ces conducteurs irresponsables. La flotte de véhicules, qui a augmenté de 50 % au cours des dix dernières années, nous a conduits à cette situation. La police aura donc une grande responsabilité.
■ Faudrait-il revoir les auto-écoles et les critères pour l’octroi du permis de conduire ?
Définitivement et nous travaillons dessus. Nous allons mettre en place un Graduated Licence Scheme, prévu dans notre programme gouvernemental. Zordi enn dimounn pe al Kazern santral pou pass so test, pa pou aprann kondir. Bizin sanz sa mindset-la.
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