Publicité

Maha Shivaratri

Vers des «kanwars» écologiques et compacts

20 janvier 2026, 10:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Vers des «kanwars» écologiques et compacts

■ Après Maha Shivaratri, de nombreux kanwars abandonnés le long des routes deviennent une source de pollution et de danger.

À l’approche de Maha Shivaratri, les dévots préparent les kanwars destinés aux processions religieuses. Ces structures, souvent construites plusieurs mois à l’avance, nécessitent un investissement en temps et en argent. Cependant, après la fête, beaucoup sont abandonnés sur les routes ou sur des terrains en friche. Cette situation entraîne plusieurs problèmes car les matériaux utilisés, tels que le plastique, le métal ou le fil métallique, se dégradent très lentement et créent des déchets persistants. De plus, certains éléments restent inflammables, ce qui représente un risque pour la sécurité des passants et des automobilistes. Ainsi, le devenir des kanwars après la fête soulève à la fois des enjeux environnementaux et sécuritaires.

Pour encadrer leur utilisation, les Road Traffic (Control of Structures and Objects During Procession) Regulations 2025 imposent des limites précises : trois mètres de hauteur, deux mètres de largeur et 5,5 mètres de longueur. Par ailleurs, l’usage de générateurs électriques est strictement interdit, sauf pour une batterie au plomb de 12 volts maximum et il est interdit de dormir à l’intérieur des structures. Les contrevenants s’exposent à une amende pouvant atteindre Rs 10 000.

Face à ces contraintes, plusieurs dévots plaident pour des kanwars plus petits, écologiques et réutilisables. Avinash Dookhun, participant aux processions depuis dix ans, explique que des kanwars compacts, fabriqués à partir de bambou ou de bois léger, ne gênent pas la circulation et restent faciles à transporter, même sur de longues distances. De son côté, Sushila, mère de famille, précise que la taille ou le coût d’un kanwar importe peu et que ce qui compte, c’est qu’il permette de montrer sa dévotion tout en respectant l’environnement.

Par ailleurs, Kishan Jugroop insiste sur la sécurité et souligne que les kanwars doivent être conçus pour ne pas accrocher les câbles téléphoniques et pour permettre aux véhicules et aux piétons de circuler librement. De plus, Darshinee Sunnassee met l’accent sur l’impact écologique et rappelle que si les kanwars sont réutilisables et décorés avec des fleurs, des feuilles ou du tissu naturel, on réduit considérablement la quantité de déchets laissés après la fête et on évite que des structures abandonnées restent sur place pendant des années.

Enfin, Bavish Koonja, jeune artisan, conclut sur l’aspect pratique en expliquant que des kanwars légers et faciles à démonter peuvent être stockés et utilisés à nouveau l’année suivante, ce qui permet de limiter le coût pour les dévots et de réduire l’accumulation de déchets.

En conséquence, certains participants privilégient désormais des matériaux biodégradables et non inflammables, comme le bambou, le bois, l’argile ou le tissu de coton. Les lampes solaires permettent de remplacer les batteries traditionnelles tout en ajoutant une touche décorative et lumineuse. Ces solutions réduisent l’impact environnemental, respectent les dimensions imposées par la loi et assurent la sécurité lors des processions.

Publicité