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MITD
Les inquiétudes persistent malgré un discours qui rassure
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Les inquiétudes persistent malgré un discours qui rassure
Le Mauritius Institute of Training and Development (MITD) et le ministère de l’Éducation se veulent rassurants quant au processus d’admission et à l’accueil des nouveaux apprenants. Pourtant, sur le terrain, formateurs et acteurs du secteur de la Technical and vVocational Education and Training (TVET) expriment un malaise croissant, pointant des dysfonctionnements susceptibles de nuire à l’image et à la crédibilité de la filière.
Dans un communiqué adressé aux parents, le MITD annonce une rentrée fixée au 26 janvier 2026 pour le National Certificate Level 3 (NC3) et au 2 février 2026 pour le NC2. L’institution affirme vouloir garantir un processus d’admission «inclusif et équitable», prenant en compte non seulement les résultats académiques, mais aussi les préférences, intérêts et aptitudes des élèves issus notamment du Foundation Programme et du National Certficate of Education. Des séances d’information et d’orientation sont également organisées dans les centres, avec la promesse d’un accompagnement renforcé.
Malgré ces assurances, le climat est loin d’être serein. Des formateurs dénoncent l’absence prolongée de gouvernance stable, le MITD fonctionnant depuis plusieurs mois sans conseil d’administration ni directeur. Selon eux, cette situation complique la prise de décisions stratégiques et alimente un sentiment d’improvisation. Sans viser des personnes en particulier, ces professionnels dénoncent une gestion dégradée et un manque de vision à moyen terme dans un secteur qui requiert rigueur et planification.
Autre source de préoccupation : la gestion des admissions. Traditionnellement alignée sur la grande rentrée scolaire, l’admission de janvier n’aurait pas suivi son cours habituel cette année, provoquant incompréhension et frustration chez les candidats et leurs familles. Des réactions sur les réseaux sociaux témoignent de ce mécontentement.
Les formateurs s’inquiètent également d’un calendrier de formation jugé irréaliste pour 2026. Certains programmes, d’une durée d’un an et comprenant près de 45 semaines de formation, risqueraient de ne pas être complétés dans les délais si les rentrées sont décalées. Cela pourrait avoir un effet en cascade sur les niveaux supérieurs, le calendrier des examens et les périodes de vacances scolaires. L’absence apparente de plan alternatif renforce ces inquiétudes.
Au-delà des aspects organisationnels, c’est l’image même de la TVET qui est en jeu. Pour le secteur, cette situation traduit un manque de considération pour une filière souvent présentée – à tort, selon les professionnels – comme une voie pour les élèves en difficulté dans le système classique. «Ce cafouillage risque de renforcer une stigmatisation déjà bien ancrée», déplore un formateur, rappelant que pour de nombreux jeunes, le MITD représente une véritable seconde chance.
De son côté, le ministère de l’Éducation assure que toutes les candidatures seront examinées avec attention, dans un esprit d’équité et d’inclusion. Il précise que, dans la mesure du possible, les candidats âgés de 16 ans et plus seront orientés vers le centre le plus proche de leur lieu de résidence, afin de limiter les contraintes de transport.
Entre communication institutionnelle et préoccupations du terrain, le MITD se retrouve à la croisée des chemins. Pour les professionnels du secteur, une clarification rapide sur la gouvernance, la planification et la vision à long terme s’impose, afin de préserver la confiance des jeunes.
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