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Trafic de drogue et blanchiment présumés
Jean Lino Albert en garde à vue
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Trafic de drogue et blanchiment présumés
Jean Lino Albert en garde à vue
La Financial Crimes Commission (FCC) a procédé, ce mardi, à l’arrestation de Jean Lino Albert, au terme d’une enquête complexe mêlant trafic de drogue présumé, blanchiment d’argent et mouvements transnationaux. L’affaire avait démarré plus tôt par une perquisition à son domicile à Baie‑du‑Tombeau, alors qu’il n’était pas présent. Les enquêteurs y ont saisi deux véhicules : une Ford Ranger Wildtrak et une BMW X5. Son épouse a également été interpellée et entendue dans les locaux de la FCC. Elle a affirmé ne pas être au courant des affaires de son mari et elle n’a pas été inculpée à ce stade.
Vers la mi‑journée, Jean Lino Albert s’est présenté volontairement au siège de la FCC au Réduit Triangle, accompagné de son avocat, Me Vishayen Veerappapillay. Après plus de cinq heures d’interrogatoire, il a été placé en état d’arrestation sous deux charges provisoires de blanchiment d’argent sous l’article 3 de la Financial Intelligence and Anti‑Money Laundering Act (FIAMLA).
La première charge porte sur l’achat, en octobre 2020, d’un terrain d’environ 725 m2 à la route Cocoterie à Baie‑du‑Tombeau, d’une valeur estimée à Rs 1,3 million, financé selon les enquêteurs par des fonds susceptibles de provenir d’activités criminelles liées au trafic de drogue. La deuxième concerne la possession des véhicules BMW X5 et Ford Ranger Wildtrak, dont l’origine des fonds est également jugée suspecte par la FCC. Jean Lino Albert sera traduit en cour ce jeudi et devra répondre des charges provisoires retenues contre lui.
Le dossier prend une dimension plus large avec des liens présumés entre Jean Lino Albert et l’homme d’affaires Wendip Appaya, déjà poursuivi pour blanchiment d’argent lié au trafic de drogue. Selon les enquêteurs, les deux hommes auraient voyagé ensemble à Madagascar en janvier 2025, quelques jours seulement avant une saisie importante de cocaïne par les autorités malgaches, soit environ 16,4 kg de stupéfiants destinés à Maurice.
Sur place, des éléments matériels et des aveux de suspects interrogés par la police malgache ont décrit leur présence conjointe dans un hôtel entre le 25 et le 27 janvier, ce qui alimente les soupçons d’un axe transnational de trafic entre Madagascar et Maurice. Pour les autorités, cette arrestation constitue un développement significatif dans la cartographie d’un réseau protégé par des flux financiers opaques et des connexions transfrontalières.
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