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Procès en appel des assistants parlementaires : Marine Le Pen joue son destin politique
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Procès en appel des assistants parlementaires : Marine Le Pen joue son destin politique
À l’heure où s’ouvre le procès en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national, l’avenir politique de Marine Le Pen se joue à quitte ou double. Condamnée en première instance à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, assortis d’un bracelet électronique, ainsi qu’à cinq années d’inéligibilité avec application immédiate, la députée du Pas-de-Calais sait que l’arrêt attendu en juin sera déterminant. Il dira si elle peut, ou non, prétendre à une nouvelle candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Après plus de trente ans passés à incarner et diriger l’extrême droite française, Marine Le Pen n’avait jamais été confrontée à un tel tournant. Entre le 13 janvier et le 12 février, elle comparaît devant la première chambre de la cour d’appel de Paris, saisie du dossier des emplois présumés fictifs d’assistants parlementaires européens du FN, rebaptisé Rassemblement national en 2018. Cette séquence judiciaire constitue une épreuve décisive : la décision des magistrats, attendue au début de l’été, pèsera lourdement sur son avenir électoral.
Dès le prononcé du jugement de première instance, le 31 mars 2025, qui la reconnaissait coupable de détournement de fonds publics, Marine Le Pen avait annoncé son intention de se battre sur tous les fronts judiciaires. Déterminée à se présenter pour la quatrième fois à l’élection présidentielle, elle dénonçait alors une condamnation à caractère politique et affirmait vouloir faire rétablir ce qu’elle considérait comme une atteinte à l’État de droit.
Avec Le Monde
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