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Alliance du Changement
2026 : une année de réformes majeures pour le gouvernement
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2026 : une année de réformes majeures pour le gouvernement
L’année s’annonce dense sur le plan politique pour le gouvernement de l’Alliance du Changement, avec une série de réformes et de dossiers structurants inscrits à l’agenda. Dès le mois de mars, la réouverture du Parlement devrait marquer une première étape importante.
Le dossier de l’introduction du créole mauricien au Parlement est particulièrement attendu, après la remise d’un rapport par la Speaker, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, au Bureau du Premier ministre. Selon nos informations, ce rapport fait actuellement l’objet de consultations et pourrait déboucher sur une mise en œuvre dès cette année.
Le mois de juin sera dominé par le dossier sensible des Chagos. Malgré les débats au House of Lords, l’Attorney General, Gavin Glover, se montre confiant quant à la suite du processus, indiquant que le premier décaissement financier, estimé à Rs 10 milliards, est attendu au plus tard le 30 juin 2026.
Le Budget 2026-2027, attendu également en juin, sera un autre moment clé. Après un budget présenté l’an dernier, l’attention se portera sur les grandes orientations économiques, d’autant plus que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a affirmé que 2026 serait «l’année de l’économie».
Parallèlement, la réforme du système électoral continuera de rythmer l’actualité politique. Une vaste consultation nationale, lancée le 2 décembre, se poursuit jusqu’au 30 janvier 2026. Le chef du gouvernement et son adjoint, Paul Bérenger, s’accordent sur le maintien du scrutin majoritaire uninominal pour 60 députés, l’introduction de 20 sièges à la proportionnelle compensatoire et la suppression de l’obligation de déclaration ethnique pour les candidats. Une divergence subsiste toutefois sur le sort du Best Loser System, que le Premier ministre souhaiterait supprimer dès les prochaines élections, tandis que son adjoint privilégie une élimination progressive.
Autre chantier institutionnel attendu : la mise en place de la Constitutional Review Commission, chargée de proposer des réformes constitutionnelles et électorales, mais aussi un renforcement des droits fondamentaux. Cette commission examinera notamment la création d’un collège électoral pour l’élection du président de la République, l’introduction d’une dose de proportionnelle, un meilleur accès des femmes au Parlement, des mécanismes de révocation des élus, des règles contre le changement de parti et une future loi sur le financement des partis politiques. Le nom de l’ancien chef juge Bernard Sik Yuen est évoqué pour en assurer la présidence.
Enfin, une autre interrogation traverse les couloirs politiques : la question d’un éventuel exercice du Pay Research Bureau (PRB) concernant les ministres et les parlementaires, un sujet encore sensible mais de plus en plus discuté dans les cercles gouvernementaux.
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