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Nirvan Nastili, apprenti jockey
Quand le rêve du père devient la course du fils
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Nirvan Nastili, apprenti jockey
Quand le rêve du père devient la course du fils
■ Nirvan Nastili s’impose avec River Hawk pour sa première monte au Champ-de-Mars.
Apprenti jockey à la South African Jockey Academy, le Mauricien Nirvan Nastili construit patiemment sa carrière. Entre discipline, sacrifice et ambition internationale, il avance avec humilité et détermination.
Nirvan Nastili incarne cette nouvelle génération de jockeys mauriciens prêts à s’exiler pour mieux se construire. Apprenti jockey à la South African Jockey Academy, il poursuit sa formation en Afrique du Sud depuis déjà deux ans et demi, avec maturité et détermination. Son récent passage à Maurice, à l’occasion des deux dernières journées de la saison 2025, a été profondément marquant pour le jeune homme.
■ Le sourire de l’apprenti jockey reflète l’accomplissement ressenti après sa victoire.
L’envie de devenir jockey ne relève pas du hasard. Il s’agit d’une vocation née dans le regard de son père, Kris Nastili, qui nourrissait autrefois ce même rêve sans pouvoir l’accomplir. Aujourd’hui, Nirvan porte ce flambeau avec fierté et responsabilité. Un héritage silencieux mais puissant, qui l’a guidé dès ses premiers pas dans le milieu hippique. Son amour du cheval s’est imposé comme une évidence, au point de devenir le moteur principal de son parcours.
Nirvan débute modestement sa carrière à Maurice comme palefrenier au sein de l’écurie Praveen Nagadoo, apprenant le métier de l’intérieur, au contact quotidien des chevaux. Cette expérience forge son regard, sa patience et son respect pour cet animal d’exception. Mais l’ambition est bien présente. Désireux de se former au sein de l’une des meilleures structures au monde et d’obtenir une licence internationale, il fait le grand saut vers la South African Jockey Academy, réputée pour la rigueur et l’exigence de son programme.
À l’académie, la formation est rude. Cinq années sont nécessaires pour compléter le stage d’apprenti jockey, avec toutefois la possibilité d’accéder plus rapidement au statut professionnel en atteignant 50 victoires en trois ans. Sa participation aux courses mauriciennes naît d’un désir profondément personnel. Alors qu’il est en vacances, il entreprend les démarches nécessaires auprès de l’académie afin d’obtenir l’autorisation de monter à Maurice. Son souhait est simple : courir devant ses parents sur la piste mythique du Champ-de-Mars. Ce qu’il y découvre dépasse ses attentes : une ambiance unique, une foule passionnée et ce sentiment presque irréel d’évoluer sur une piste chargée d’histoire, avec sa famille dans les tribunes.
Une victoire sur River Hawk
Sa première monte, conclue par une victoire sur River Hawk, le coursier de l’écurie Gujadhur, a pris une dimension toute particulière. Plus qu’un succès sportif, ce triomphe a été pour lui un véritable accomplissement : la confirmation que les sacrifices consentis, le travail acharné et la persévérance finissent par porter leurs fruits. Reconnaissant, Nirvan tient à remercier chaleureusement la famille Gujadhur pour la confiance et l’opportunité qui lui ont été accordées.
Sur le plan technique, cette expérience mauricienne lui a également beaucoup apporté. Il évoque une piste rapide, la nécessité de trouver rapidement une bonne position en course, puis de savoir patienter avant de chercher l’ouverture dans la ligne droite finale. Autant d’enseignements précieux qu’il emportera avec lui pour la suite de sa carrière.
Pour Nirvan Nastili, réussir dans ce métier repose sur des principes simples mais non négociables : discipline, constance et patience. Ne jamais manquer un jour de travail, se fixer des objectifs clairs et persévérer jusqu’au bout. Un métier exigeant, tant sur le plan physique que mental. Un mode de vie rigoureux : gestion du poids, entraînements quotidiens, réveils matinaux, sport intensif mêlant fitness, endurance et équilibre. Mais c’est surtout la force mentale qui est mise à l’épreuve : accepter les échecs, apprendre de chaque course et ne jamais baisser les bras face aux aléas.
Il repartira en Afrique du Sud demain, mercredi 7 janvier, le regard déjà tourné vers l’avenir. Son ambition est grande mais sincère : parcourir le monde, progresser sans brûler les étapes et, surtout, rendre fiers sa famille et son pays.
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