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Souvenirs

Brigitte Bardot, celle qui a conquis les Mauriciens

30 décembre 2025, 06:00

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Brigitte Bardot, celle qui a conquis les Mauriciens

© Vèle Kadressen

Icône du cinéma mondial, Brigitte Bardot est décédée à l’âge de 91 ans, le dimanche 28 décembre. L’actrice a marqué les esprits bien au-delà des plateaux de tournage. Son passage à Maurice, en 1972, reste gravé dans les mémoires : arrivée à Plaisance, promenades glamour à Trou-aux-Biches et dîners officiels avec Gaëtan Duval, alors ministre des Affaires étrangères et du Tourisme, la star française a laissé une empreinte indélébile sur l’île.

Photo (0).jpg ■ Brigitte Bardot à son arrivée à Plaisance le 27 octobre 1972. © Vèle Kadressen

Photo (5).jpg ■ BB lors d’un dîner, en compagnie de Gaëtan Duval, ministre des Affaires étrangères et du Tourisme, le dimanche 29 octobre 1972, à l’hôtel «Dinarobin» de Trou-aux-Biches. © Vèle Kadressen

Photo (7).jpg ■ Tunique sexy sur son maillot de bain, large ceinture à la taille, chapeau de plage à la main, Brigitte Bardot déambule à Trou-aux-Biches. © Vèle Kadressen

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Disparition de BB : De sex-symbol à figure de l’extrême droite

Brigitte Bardot, actrice mythique et militante acharnée du droit des animaux, est morte à 91ans, le dimanche 28décembre. Un petit tremblement de terre en France mais aussi à l’étranger où la presse a largement commenté sa carrière, son influence sur la société et ses choix de vie.

«Dans les années 1950, avant la révolution sexuelle, avant la Nouvelle Vague, avant le féminisme, il y avait Bardot : elle était le sexe, elle était la jeunesse, et surtout elle incarnait la modernité», résume le journal anglais The Guardiandans un éditorial. Pour la BBC, elle fut la «bombe blonde qui révolutionna le cinéma dans les années 1950», «un cocktail français de charme félin et de sensualité continentale». La BBC rappelle néanmoins que «sa réputation a été ternie lorsqu’elle a proféré des insultes homophobes et a été condamnée à plusieurs reprises pour incitation à la haine raciale».

MONDE OK.jpg ■ Brigitte Bardot, du cinéma à la musique et la mode : Toujours inspirante

Dans la même lignée, le journal espagnol El Pais évoque une muse du cinéma français mais aussi «de l’extrême droite». «La figure de Bardot a largement dépassé le cadre du cinéma et a anticipé certaines des grandes révolutions qui allaient marquer la seconde moitié du XXe siècle», poursuit le titre. En Allemagne, Der Spiegel estime quant à lui qu’elle était une «figure emblématique de l’extrême droite».

«Adieu la diva rebelle qui a fait rêver le monde»

«Il existe d’innombrables manières de se souvenir de Brigitte Bardot, retrace le journal espagnol El Mundo.Elle fut l’image la plus exportable de la France, et ce, pendant près de cinq décennies. Ses initiales – BB – sont devenues une marque pour tout un pays et, à la fois, un prétexte pathétique aux plaisanteries les plus grotesques – comme lorsqu’on l’a appelée BB-phoque pour se moquer de son engagement en faveur de la cause animale», développe le titre.

«Adieu la diva rebelle qui a fait rêver le monde», écrit le journal italien La Repubblica. «Brigitte Bardot, éternelle Lolita, et donc condamnée à ne jamais vieillir», lance, de son côté, La Stampa. «Son ultime pied de nez au monde qui l’avait idolâtrée, aux photographes qui l’avaient poursuivie, aux intellectuels qui avaient fait d’elle une icône de la rébellion féminine, fut d’échapper à jamais aux regards et aux jugements, de laisser libre cours à ses rides au milieu de la dictature du Botox, d’affronter la vieillesse avec la même audace effrontée avec laquelle, en son temps, elle avait exhibé sa jeunesse», poursuit le titre italien.

«Brigitte Bardot n’a pas seulement marqué le cinéma de son empreinte, elle l’a déplacé», analyse Le Soir. «Icône et femme libérée, elle a bouleversé les codes et s’est érigée en figure de l’émancipation féminine et de la liberté sexuelle. Avec BB, le désir des femmes devient visible à l’écran. Assumé aussi. Si bien qu’il dérange parfois», développe le quotidien belge.

«Le plus grand sex-symbol du cinéma français vient de disparaître», juge Le Temps. «Avec elle disparaît l’un des derniers témoins d’un âge d’or: les années 1960, dans lesquelles Brigitte Bardot se sera jetée à corps perdu. C’était sans doute la dernière de cette poignée de figures nouvelles et libres dans lesquelles la France a aimé se reconnaître au tournant de ces années», ajoute le journal suisse.

L’incarnation d’«une France en mutation»

Variety admet, de son côté, une «influence considérable», malgré une carrière «relativement courte». «Elle a popularisé l’image de la jeune blonde pulpeuse et naïve au cinéma, notamment dans les films américains, par opposition à celle d’une blonde plus mûre et féminine comme Marilyn Monroe, explique le média américain. Cette audace, dans sa forme (sinon dans le fond), allait finir par séduire les États-Unis et d’autres pays, marquant la fin de décennies de censure.»

Le quotidien américain The New York Times ne mâche pas ses mots en titrant : «De sex-symbol à figure de l’extrême droite, Brigitte Bardot a incarné une France en mutation». «Bardot n’était pas une figure consensuelle. On pourrait même dire que c’était l’une des premières stars problématiques de l’ère moderne», estime le journal.

En 1969, elle devint la première célébrité à servir de modèle à Marianne, symbole de la République ; mais bien avant de devenir Marianne, «Bardot portait déjà un fardeau encore plus lourd : elle était synonyme de la femme ellemême», écrit The New York Times. Après tout, le film qui fit d’elle une star au début de la vingtaine était Et Dieu… créa la femme.

Le Monde

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Elle a révolutionné l’image de la femme

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La sixième plus belle femme au monde, Brigitte Bardot, est décédée à l’âge de 91 ans. Elle avait été récemment plusieurs fois hospitalisée. Des années 50 à 70, elle révolutionne l’image de la femme au cinéma. Ardente féministe, elle incarnait la provocation dans des films comme Et Dieu créa la femme et Le mépris. Mondialement célèbre, elle abandonne le cinéma il y a plus de 50 ans pour se consacrer à la protection des animaux et défendre ses idées d’extrême droite à La Madrague, sa propriété non loin de Saint Tropez dans le sud de la France. BB, ses initiales, a ainsi largement participé à l’émancipation de la femme et à la liberté sexuelle. Une icône inoubliable. C’est elle qui devait chanter en duo avec Gainsbourg Je t’aime moi non plus. Ce fut finalement Jane Birkin mais son enregistrement existe. Elle a par contre chanté Bonnie and Clyde avec Serge Gainsbourg et donné le nom d’un des albums, Initials B.B., en 1968, après leur rupture.

Jacques Maunick

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