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PRB 2025 : travaux avancés mais incertitudes sur l’application des recommandations

3 décembre 2025, 09:02

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PRB 2025 : travaux avancés mais incertitudes sur l’application des recommandations

La séance parlementaire de ce mardi 2 décembre a été marquée par la Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition, Joe Lesjongard, adressée au PM, Navin Ramgoolam, au sujet du prochain rapport du Pay Research Bureau (PRB). Joe Lesjongard a demandé des précisions sur l’avancement des travaux, la date de publication attendue ainsi que la capacité de l’État à financer d’éventuelles augmentations salariales, y compris leur caractère rétroactif.

Le PM a rappelé que depuis 1982, les exercices de révision salariale se déroulent tous les cinq ans et que le dernier rapport date de 2021. Les travaux du prochain rapport ont débuté en mars 2023, selon un calendrier préétabli. Navin Ramgoolam a souligné l’ampleur de l’exercice, qui concerne non seulement les ministères et départements, mais aussi quelque 125 organismes parapublics. Le PRB a déjà tenu plus de 675 réunions avec les syndicats et directions, conduit 1 710 entretiens et effectué 17 visites de terrain pour examiner des problématiques spécifiques.

Le chef du gouvernement a replacé l’exercice du PRB dans un contexte économique qualifié de «particulièrement précaire». Il a affirmé que le précédent gouvernement a laissé un déficit bien plus important que celui annoncé, une dette publique «insoutenable» et des indicateurs macroéconomiques dégradés. Selon lui, cet héritage a rendu nécessaire un budget marqué par des mesures fortes de consolidation. C’est dans cette optique qu’il a annoncé qu’il serait «irresponsable» de maintenir la promesse électorale d’appliquer le rapport du PRB dès janvier 2025. Il a insisté sur le fait que les coûts du rapport ne sont pas encore connus, mais qu’une provision de Rs 5 milliards a été inscrite dans le Budget 2025-26 pour sa mise en œuvre. Il a ajouté qu’en d’autres circonstances, il aurait souhaité donner un effet rétroactif dès janvier 2024, mais que la situation financière héritée ne le permet pas.

Le leader de l’opposition a ensuite multiplié les questions supplémentaires, insistant notamment sur la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires, la nécessité d’aligner les structures salariales, les critères de promotion, la prise en compte des nouvelles conditions d’accès au service public pour les détenteurs de trois credits au School Certificate ou encore l’absence de révision pour le secteur privé. Navin Ramgoolam a répondu que plusieurs de ces questions ne relevaient pas directement du PRB, tout en soulignant les contraintes imposées par la note souveraine du pays, à son seuil le plus bas de l’investment grade de Moody’s.

Joe Lesjongard a également attaqué le gouvernement sur d’autres fronts, notamment les véhicules duty-free des élus ou la réintégration de fonctionnaires retraités à des postes clés. Le PM a justifié ces recrutements ciblés en évoquant les «dérives des dix dernières années» et la nécessité de «ramener des compétences confirmées». Le climat a parfois été électrique. Joe Lesjongard a décoché une pique en soulignant l’absence du ministre de la Fonction publique «en plein exercice de consultation». Paul Bérenger, lui, a lancé une remarque acerbe en lui glissant un «to pe dormi» en pleine intervention.

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