Publicité

Homicide involontaire par imprudence

Le ministre Mahomed et son épouse «victimes de diffamation»

24 novembre 2025, 04:30

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Le ministre Mahomed et son épouse «victimes de diffamation»

Un post Facebook relance de graves accusations contre l’épouse du ministre Osman Mahomed, affirmant qu’elle aurait causé la mort d’un cycliste en 2017 avant que l’affaire ne soit «étouffée». Face à ces propos que le ministre estime «diffamatoires», il a transmis à notre rédaction le jugement de la cour intermédiaire et une lettre adressée à l’Independent Police Complaints Commission (IPCC), démontrant que son épouse a été blanchie après six ans de procédures et une enquête policière «entachée d’erreurs sérieuses».

Le jugement, rendu le 28 août 2023 dans l’affaire Police vs Hamida Lakhi-Mahomed, conclut que l’épouse du ministre n’a commis aucune imprudence et que l’accusation d’homicide involontaire par imprudence pour laquelle elle était poursuivie n’a pu établir la moindre faute de conduite. Selon les éléments présentés en cour, l’accident de 2017 est survenu lorsque le cycliste, Siddick Tagaully, a débouché d’une voie secondaire avant d’entrer en collision avec le véhicule de l’accusée. Les constats sur la voiture – dommages au pare-brise et au capot – correspondent parfaitement à la trajectoire décrite par les témoins.

Par ailleurs, l’examen du vélo a révélé que ses freins ne fonctionnaient pas, que ses pneus étaient usés et que son guidon était désaligné. Les analyses sanguines ont, en outre, montré que la victime se trouvait sous l’influence de méthadone et de phénytoïne. Le jugement précise également que la visibilité et la configuration des lieux rendaient l’impact impossible à éviter, même pour un conducteur prudent.

Les difficultés les plus notables dans l’affaire concernent le traitement du dossier par la police. Le jugement évoque des erreurs graves : plan de scène édité sans que l’enquêteur n’en soit informé ; photographies incomplètes ou absentes ; divergences dans les rapports ; et témoignages de policiers parfois incapables d’expliquer des anomalies évidentes. La magistrate critique l’absence d’éléments objectifs pour soutenir l’accusation et conclut que le dossier de la police «laissait la cour dans le noir» sur des aspects essentiels.Ce sont précisément ces lacunes jugées insuffisantes pour la cour qui ont mené à l’acquittement de Hamida Lakhi-Mahomed.

Dans une lettre envoyée à l’IPCC le 5 octobre 2023, Osman Mahomed décrit l’angoisse que cette affaire a causée à sa famille pendant six ans. Il affirme avoir constaté de ses propres yeux «un traitement biaisé», allant jusqu’à voir son propre nom inscrit comme celui de la personne décédée dans un document policier, trois ans après les faits – erreur qu’il qualifie «d’incompréhensible et révélatrice d’un acharnement».

Osman Mahomed rappelle n’avoir jamais mêlé sa famille à la politique, mais estime que certaines actions policières pourraient relever d’un motif politique. Il évoque les multiples fois où son épouse a dû se présenter devant la justice, malgré l’absence de preuves concluantes et que sa famille, dont ses enfants en période d’examens, a vécu dans une constante inquiétude. C’est pour tout cela que le ministre dénonce le post Facebook accusatoire qui circule aujourd’hui. Il estime que son contenu réchauffe de fausses informations déjà écartées par la justice et présente comme des faits des affirmations contraires au dossier officiel. Il insiste sur la nécessité de s’appuyer sur les conclusions de la cour plutôt que sur des spéculations partagées en ligne. Pour le ministre Mahomed, la vérité judiciaire devrait primer sur les manipulations et la réapparition de cette affaire sur les réseaux sociaux constitue une tentative de nuire à son image à travers des insinuations infondées. «Il existe un jugement clair, des faits établis et des documents disponibles. Continuer à répandre de fausses accusations, c’est instrumentaliser un drame humain et tromper le public», affirme-t-il. Le ministre dit avoir pleine confiance dans les autorités pour déterminer les suites à donner à cette nouvelle diffusion de propos qu’il juge «mensongers et préjudiciables».

Publicité