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Transport

L’initiative GEF-PNUD vise à établir un cadre réglementaire pour les bus électriques

23 novembre 2025, 17:30

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L’initiative GEF-PNUD vise à établir un cadre réglementaire pour les bus électriques

Les autobus électriques sont bénéfiques à la santé car ils éliminent les oxydes d’azote et les particules fines, responsables de problèmes respiratoires.

La transition écologique du secteur des transports poursuit sa route. Le comité de pilotage du projet du Global Environment Facility (GEF) intitulé «Promotion des bus publics électriques à faibles émissions de carbone à Maurice» s’est réuni mercredi au ministère du Transport à Port-Louis, sous la présidence du ministre Osman Mahomed. Parmi les participants figuraient notamment Alka Bhatia, représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), et Abendra Patten, chargé de projets à l’Agence française de développement (AFD).

Le comité a examiné le soutien continu du PNUD aux initiatives de transport terrestre et l’orientation stratégique de la transition vers les autobus publics électriques. Ce projet de six ans, financé à hauteur de 5,6 millions de dollars par le GEF et de 37,3 millions de dollars par un cofinancement, vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports terrestres à Maurice.

L’initiative conjointe GEFPNUD vise à développer des infrastructures de transport public durables, à diminuer les émissions polluantes, à améliorer la qualité de l’air urbain et à renforcer le cadre politique et à établir un cadre politique et réglementaire solide pour les transports électriques. Elle comprend cinq volets : l’élaboration d’un cadre réglementaire, la mise en place d’incitations financières pour l’acquisition de bus électriques, le renforcement des capacités institutionnelles, la sensibilisation du public et la gestion des connaissances. L’intégration de bus électriques devrait permettre de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de limiter les émissions et d’améliorer la qualité de l’air, tout en garantissant l’accessibilité aux personnes âgées et en situation de handicap.

La mise en œuvre du projet a débuté en novembre 2023, avec la nomination d’un chef de projet et d’un assistant. En janvier 2025, le ministre Mahomed a proposé d’y ajouter des composantes telles qu’un plan directeur intégré des transports terrestres, des mesures de sécurité routière renforcée, une révision du cadre réglementaire et l’introduction de nouvelles technologies dans le transport routier.


Les enjeux pour les pays en développement

L’adoption des bus électriques est une alternative crédible aux bus diesel, essentielle pour un développement durable du secteur des transports. Toutefois, leur intégration dans les systèmes de transport des pays en développement se heurte à plusieurs défis environnementaux et économiques. Le remplacement des flottes diesel par des véhicules électriques réduit considérablement la pollution à l’échappement et le bruit, et offre des économies potentielles à long terme sur l’entretien et le carburant. Pour réussir cette transition, une planification rigoureuse s’impose : choix des véhicules, déploiement d’une infrastructure de recharge adaptée, préparation du réseau électrique et optimisation des itinéraires des bus électriques. Ces derniers éliminent les émissions d’oxydes d’azote et de particules fines, responsables de problèmes respiratoires en milieu urbain. Ils permettent une réduction notable du dioxyde de carbone sur l’ensemble de leur cycle de vie, particulièrement lorsqu’ils sont alimentés par des sources d’énergie renouvelable.

Les investissements nécessaires incluent l’installation de bornes de recharge à des emplacements stratégiques et une coordination avec les fournisseurs d’énergie pour éviter les surcharges du réseau, complétés par l’énergie solaire pour renforcer la résilience. Le financement par le biais de subventions, de partenariats ou d’obligations vertes, peut aider à couvrir les coûts initiaux. La formation du personnel est cruciale pour que les mécaniciens et les conducteurs s’adaptent aux nouvelles technologies. L’implication de la communauté locale est essentielle à l’acceptation, avec une communication claire sur les modifications d’itinéraires et les bénéfices pour la santé, en ciblant les zones les plus vulnérables. À noter que le gouvernement indien a fait don de 100 bus électriques à la National Transport Corporation. Un premier lot de dix véhicules a été officiellement inauguré en août 2025. De son côté, Rose-Hill Transport prévoit d’électrifier l’ensemble de sa flotte d’ici 2030 grâce à une centrale solaire et un système avancé de stockage d’énergie par batteries de pointe, pour fonctionner entièrement à partir d’énergies renouvelables.

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