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Saga Ravatomanga

Albert-Camille Vital limogé le jour de son mariage

10 novembre 2025, 05:00

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Albert-Camille Vital limogé le jour de son mariage

L’ambassadeur de Madagascar à Maurice, Albert Camille Vital, a été démis de ses fonctions par le Conseil des ministres malgache le 8 novembre. L’annonce, publiée le 9 novembre sur la page Facebook de la présidence de la Refondation, intervient au lendemain même du mariage du diplomate.

Alors que circulait déjà l’information selon laquelle il se serait rendu à Antananarivo pour soumettre sa démission au bureau de la présidence, Albert-Camille Vital avait réfuté cette version, la qualifiant de «pure spéculation». Or, il s’avère qu’il ne s’agissait que d’un court sursis, le temps de célébrer son mariage, dont les invitations avaient été envoyées de longue date.

S’il a célébré son mariage – selon le poème inscrit sur le carton d’invitation – «aux saveurs d’amour et de vin», le goût aura été plus amer le lendemain. Contacté, Albert Camille Vital est resté injoignable. Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice malgache sous la Refondation, a réagi sur sa page Facebook : «Le décret de nomination de l’ambassadeur à Maurice a été abrogé par le Conseil des ministres. Qu’il soit clair : ce diplomate ne représente plus Madagascar et n’a aucune autorité pour réclamer une évacuation sanitaire au profit de Ravatomanga.»

En effet, à travers la «note verbale» n° 438, datée du 17 octobre 2025 et adressée au ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur de Madagascar à Maurice avait demandé «une autorisation d’évacuation sanitaire en urgence» en faveur du milliardaire malgache, Mamy Ravatomanga, alors admis en clinique. La note, accompagnée d’un certificat médical signé par un cardiologue, demandait qu’une évacuation vers La Réunion soit autorisée.

Or, cette demande est en contraste avec la position de la présidence de la Refondation, qui avait émis à l’encontre de Mamy Ravatomanga un mandat d’arrêt international – qualifié par Fanirisoa Ernaivo de valide et opposable dans le monde entier. Cette dernière avait rappelé que la légalité du mandat d’arrêt ne souffrait d’aucune contestation et que toutes les procédures internationales étaient respectées.

Pour rappel, l’affaire s’est intensifiée depuis l’arrivée à Maurice de Mamy Ravatomanga, dans la nuit du 11 au 12 octobre, à bord d’un jet privé. Convoqué par la Financial Crimes Commission (FCC), il a d’abord été admis à la clinique Premium Care, «sous surveillance médicale». Son hospitalisation prolongée a été suivie, le 5 novembre, de son acheminement en ambulance vers le siège de la FCC pour interrogatoire. Par la suite, il a été transféré de l’unité des soins intensifs de l’hôpital Jeetoo à la Coronary Care Unit, avant d’être conduit au Vacoas Detention Centre après sa comparution en cour, le jeudi 6 novembre. Mais à peine arrivé au centre de détention, Mamy Ravatomanga aurait fait un malaise, entraînant son transfert vers la Cardiac Unit de l’hôpital Victoria, à Candos, pour observation. Mamy Ravatomanga est au cœur d’une enquête pour blanchiment d’argent et flux financiers suspects entre Maurice et Madagascar.

Screenshot 2025-11-10 085805.jpgExtrait de la lettre de l’ambassade de Madagascar à Maurice, datée du 17 octobre, demandant aux autorités mauriciennes l’évacuation sanitaire à La Réunion de Mamy Ravatomanga.

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