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Négligence médicale alléguée
Décès à l’hôpital Victoria : La famille réclame une enquête
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Négligence médicale alléguée
Décès à l’hôpital Victoria : La famille réclame une enquête
■ L’hôpital Victoria, à Candos, où la patiente avait été admise. Une enquête sera ouverte pour déterminer les causes exactes de sa mort.
Que s’est-il passé en l’espace de quelques heures dans un service de l’hôpital Victoria ? C’est la question que se pose une famille encore sous le choc. Une femme d’une cinquantaine d’années, admise en urgence le dernier vendredi d’octobre, est décédée quelques heures plus tard. Sa famille, bouleversée, évoque une négligence médicale et a déposé deux plaintes : l’une à l’hôpital, l’autre à la station de police d’Eau-Coulée. Le ministre de la Santé, Anil Bachoo, aurait été informé du dossier.
«Ma cousine ressentait de fortes douleurs dans la nuit de jeudi à vendredi. Vers 3 heures du matin, ses proches lui ont administré des calmants pour la soulager, mais elle n’allait toujours pas mieux», raconte un proche de la victime, encore ébranlé. Face à l’inquiétude grandissante, son époux l’a conduite chez un médecin privé aux petites heures du matin. Ce dernier, après l’avoir examinée, a découvert une grosseur au niveau du ventre et a recommandé son transfert immédiat à l’hôpital Victoria.
Une fois sur place, plusieurs examens ont été effectués. «Les médecins ont dit qu’il fallait l’admettre. Ce n’est qu’aux alentours de 18 heures qu’elle a été placée au Ward 9 », poursuit le proche. Deux heures plus tard, vers 20 h 15, le mari reçoit un appel glaçant : son épouse est décédée.
Sur place, un médecin lui explique que la patiente aurait fait une poussée de tension et de diabète. «Il faut savoir qu’elle avait déjà combattu un cancer», confie encore le membre de la famille. L’annonce du décès, brutale, laisse les proches dans l’incompréhension. Et leur stupéfaction ne fera que croître lorsqu’ils découvriront le corps.
«Nous voulions simplement la voir une dernière fois. Mais en retirant le drap, nous avons été choqués : sa tête était couverte de sang, son visage et son corps étaient gonflés. Rien ne semblait normal», raconte ce témoin, la voix tremblante. Selon lui, la famille a elle-même dû placer la dépouille dans un tiroir de la morgue, faute de personnel disponible à ce moment-là.
Face à ces éléments troublants, les proches réclament des explications. Une autopsie a été ordonnée afin de déterminer les causes exactes du décès.
Contacté pour une réaction, le ministère de la Santé compte ouvrir une enquête pour faire la lumière sur cette affaire.
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