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«Cooperative Credit Unions»
Reza Uteem appelle à la vigilance et à la transparence
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«Cooperative Credit Unions»
Reza Uteem appelle à la vigilance et à la transparence
Le ministre du Travail, Reza Uteem a rappelé aux «Cooperative Credit Unions» leurs obligations légales en matière de transparence financière.
Le gouvernement poursuit son engagement à renforcer la transparence financière et à protéger l’intégrité du secteur coopératif. C’est dans cette optique qu’un atelier de travail intitulé «Anti-Money Laundering and Combating the Financing of Terrorism» s’est tenu ce jeudi au Pearle Beach Resort & Spa, à Flic-en-Flac. Cette initiative, pilotée par le ministère des PME et des coopératives, visait à sensibiliser les Cooperative Credit Unions à leurs obligations en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Présent à l’ouverture, le ministre du Travail, Reza Uteem, a salué la démarche : «Les coopératives reçoivent l’argent de leurs membres et octroient des prêts. De ce fait, elles deviennent des institutions financières soumises à des obligations de reporting. Elles doivent tenir des registres et s’assurer de ne pas être utilisées à des fins criminelles.» Il a insisté sur la nécessité pour ces entités de savoir identifier les transactions suspectes et alerter les autorités compétentes en cas de doute.
Pour le ministre, la transparence est désormais une question de réputation autant que de conformité. «Vous pouvez perdre de l’argent et le regagner, perdre de l’amour et le reconstruire. Mais une fois la réputation perdue, elle ne revient jamais», a-t-il déclaré, en mettant en garde contre tout relâchement dans la vigilance.
Reza Uteem a rappelé que l’île Maurice a déjà vécu une période difficile, lorsqu’elle avait été placée sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), puis sur la liste noire de l’Union européenne. «Notre réputation avait souffert. Les transactions internationales devenaient plus coûteuses et complexes. Et les investisseurs étrangers se détournaient du pays. Nous ne devons jamais revivre cela», a-t-il souligné.
Alors que Maurice se prépare à une nouvelle évaluation par l’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG) en 2026, le ministre a exhorté les institutions financières, y compris les credit unions, à démontrer leur conformité totale : «Nous devons être des élèves modèles, pas des récidivistes.»
Il a également détaillé les obligations légales des coopératives sous la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act : dont évaluer les risques liés à chaque transaction importante, mener des procédures rigoureuses de Customer Due Diligence (connaissance du client), vérifier le bénéficiaire effectif des fonds, ou encore conserver des registres précis pendant au moins sept ans, sans oublier de signaler sans délai toute transaction suspecte à la Financial Intelligence Unit.
«Vous n’avez pas besoin de prouver qu’un crime a été commis, seulement d’avoir une suspicion raisonnable. Si vous signalez de bonne foi, la loi vous protège», a insisté le ministre, tout en avertissant que le non-respect de ces obligations expose les contrevenants à des sanctions sévères.
Reza Uteem a par ailleurs salué les amendements récents apportés à la Cooperatives Act, via le Finance Bill, qui renforcent les pouvoirs du Registrar of Cooperatives pour effectuer des inspections et sanctionner les sociétés non conformes.
En conclusion, le ministre a rappelé que les coopératives, longtemps perçues comme des structures communautaires fondées sur la confiance, doivent désormais fonctionner comme de véritables institutions financières : «Les temps ont changé. La confiance seule ne suffit plus. La transparence et la conformité sont désormais les piliers de la durabilité. Nous devons protéger nos coopératives pour qu’elles restent un symbole de solidarité, et non un outil pour le crime financier.»
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