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Violence scolaire
Agression filmée dans un collège d’État : Un père dénonce l’inaction de la direction
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Violence scolaire
Agression filmée dans un collège d’État : Un père dénonce l’inaction de la direction
■ Les cas de violence entre élèves continuent d’inquiéter enseignants et parents, malgré les campagnes de sensibilisation contre le «bullying».
Les gestes de violence et de bullying dans les établissements scolaires refont tristement surface. Cette fois, c’est un collège d’État des basses Plaines-Wilhems qui se retrouve sous le feu des projecteurs après la diffusion d’une vidéo montrant un élève agressé dans les toilettes. La scène, largement partagée, est remontée jusqu’au ministère de l’Éducation, suscitant une vague d’indignation parmi les enseignants et les parents d’élèves.
Selon les informations recueillies, le ministère a immédiatement ouvert une enquête afin de faire la lumière sur les responsabilités, notamment celles de la direction du collège concerné. Le père de la victime raconte une histoire marquée par l’incompréhension et la colère. Son fils, inscrit dans cet établissement depuis plusieurs années, subissait déjà des difficultés d’intégration. «Depuis l’année dernière, je voulais qu’il soit transféré ailleurs, mais l’ancienne rectrice m’avait assuré que tout allait s’arranger. J’ai préféré ne pas perturber mon fils», confie-t-il.
Mais la situation, loin de s’améliorer, a dégénéré. Certains élèves plus âgés imposeraient leur loi dans les couloirs. «Ils brutalisent les plus jeunes et souvent, ceux qui suivent le Foundation Programme sont pointés du doigt à tort», déplore-t-il. Le jour de l’incident, tout s’est joué en quelques minutes dans les toilettes de l’école. «Mon fils s’est retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. Il a été frappé par un “grand” qu’il ne connaissait même pas.» Il aurait été pris à partie dans une querelle d’argent entre deux autres élèves. «L’un manquait d’argent et le plus grand, au lieu de s’expliquer, a giflé mon fils.»
Silence de la direction
Ce qui choque le plus ce père de famille, c’est le manque de réaction de la direction. «Je n’ai jamais été informé de cet incident. Pourtant, il y a quelques années, quand mon fils s’était retrouvé dans un groupe où certains élèves fumaient, l’école m’avait aussitôt appelé. Cette fois, silence radio, alors qu’il a été agressé.» Lorsqu’il demande des explications, la rectrice affirme avoir chargé son adjoint de prévenir les parents… mais celui-ci aurait «oublié». Réponse jugée inacceptable par le père, qui décide de porter plainte à la police et d’alerter les autorités éducatives.
L’affaire prend une tournure encore plus troublante lorsqu’il découvre que la rectrice a transmis une version différente au ministère. «Elle a écrit que mon fils ne voulait pas apprendre, qu’il fumait régulièrement et qu’il demandait de l’argent à d’autres élèves. J’ai été abasourdi.» Aujourd’hui, l’adolescent refuse de retourner en classe. Traumatisé, il craint d’être de nouveau pris pour cible. «Il a peur que ce groupe vienne encore le brutaliser. Il ne dort plus bien et ne veut plus entendre parler du collège», confie son père, la voix serrée.
Alerté, le ministère de l’Éducation a mandaté deux hauts cadres du département académique pour ouvrir une enquête interne et des mesures auraient déjà été prises. Une source du ministère confirme que la situation est suivie de près, mais précise qu’«aucune intervention politique n’a eu lieu». Le dossier demeure entre les mains des instances administratives compétentes.
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