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Appel à la générosité
Le combat d’Akshay : sept mois loin des siens, une jambe à sauver, une vie à reconstruire
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Appel à la générosité
Le combat d’Akshay : sept mois loin des siens, une jambe à sauver, une vie à reconstruire
■ Akshay Beelar se bat au quotidien en Inde pour retrouver sa vie d’avant et appelle à la générosité mauricienne pour l’aider à retrouver le sourire et les siens.
C’est l’histoire d’un père de famille qui refuse d’abandonner. Depuis près de sept mois,Akshay Beelar, la trentaine, se trouve en Inde, à Chennai. Il y suit un traitement délicat à la jambe, conséquence d’un long combat contre le cancer. Loin de son épouse et de ses trois enfants – dont un bébé de neuf mois qu’il n’a pu tenir que pendant deux mois dans ses bras – il s’accroche à l’espoir, soutenu par quelques proches et par l’association Enn Rev Enn Sourir. Mais aujourd’hui, les fonds viennent à manquer. Alors, Akshay lance un appel à la solidarité mauricienne.
Son calvaire a commencé il y a presque vingt ans, à l’adolescence. «J’avais 16 ans quand j’ai fait un accident de moto. Comme je n’avais pas de permis, je n’ai rien dit à ma famille», raconte-t-il. C’était une erreur de jeunesse aux lourdes conséquences.
La blessure, mal soignée, s’infecte au fil du temps. «Cela a fait un caillot de sang dans ma jambe», poursuit-il. «À cette époque, je travaillais dans un hôtel de l’Ouest. J’avais même obtenu une promotion pour embarquer sur un bateau de croisière. Mais les examens médicaux ont tout bouleversé : les médecins ont découvert un cancer.»
Le verdict tombe le jour de ses 18 ans. «C’est ma mère qui m’a annoncé la nouvelle», se souvient-il. «Au lieu de fêter ma majorité, j’ai appris que j’avais un cancer.» Le choc est immense. Dans le service public, on lui parle d’amputation, faute de traitement adapté à Maurice. Heureusement, une cousine prend les devants et contacte un hôpital spécialisé à Chennai.Avec l’aide d’un médecin privé et du ministère concerné, Akshay Beelar obtient une aide gouvernementale de Rs 300 000 pour se rendre en Inde.
Là-bas, il subit une opération majeure : l’ablation de l’os atteint et la pose d’une prothèse. «Après cela, j’ai fait un suivi régulier pendant quatre ans à l’hôpital de Chennai.» Le jeune homme reprend alors le cours de sa vie. En 2016, il fonde une famille. «Je suis père de deux enfants, et ma femme attendait le troisième lorsque tout a recommencé.»
Cette fois, c’est la prothèse qui se casse. «Le docteur m’a expliqué qu’elle était fissurée. La douleur est revenue, insupportable.» Une nouvelle opération s’impose. Grâce à la bienveillance d’un médecin du service public, les démarches sont relancées. L’État prend en charge la partie médicale, mais le reste – séjour, hébergement, médicaments – reste à la charge du patient. C’est là qu’intervient Enn Rev Enn Sourir, qui finance le déplacement d’Akshay en octobre 2024 pour deux nouvelles interventions. Mais, rien n’est simple. «Les médicaments prescrits en Inde ne sont pas disponibles dans les hôpitaux publics mauriciens. Et, ma blessure s’est aggravée», confie-t-il En janvier dernier, son état devient critique. Sur recommandation médicale, il doit retourner d’urgence en Inde : «En dix jours à peine, j’étais reparti grâce à l’association.»
Depuis, Akshay vit à Chennai, seul, entre les allers-retours à l’hôpital et la douleur constante. «On a déjà dépensé plus deRs 800 000», dit-il. «Il reste encore une opération à faire et un traitement d’antibiotique à long terme. Cela coûtera envi- ronRs 774 000 de plus.»
Appel à la générosité
L’association qui l’aide ne peut plus suivre financièrement car elle soutient déjà plusieurs bénéficiaires dans des situations graves. C’est pourquoi Akshay s’adresse aujourd’hui au grand public. «Je lance un appel à la générosité des Mauriciens. J’ai juste besoin d’un peu d’aide pour terminer ce traitement et rentrer enfin auprès de ma famille.»
Sa voix tremble lorsqu’il évoque ses enfants. «Je les vois sur un écran, mais ce n’est pas pareil. Je voudrais simplement pouvoir les tenir dans mes bras.» Ce père de famille, qui a traversé l’adolescence entre douleur et courage, puis la paternité entre amour et résilience, garde la foi. Malgré les cicatrices visibles et invisibles, Akshay Beelar veut croire qu’un nouvel avenir est encore possible – un avenir debout, entouré des siens.
Pour vos dons, vous pouvez contribuer sur le compte 000452593204, adressé à Enn Rev Enn Sourir. Chaque geste compte pour aider Akshay à marcher à nouveau et à retrouver sa vie.
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