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Hospitalisation prolongée

Une adolescente de 15 ans suivie pour troubles comportementaux

19 octobre 2025, 12:00

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Une adolescente de 15 ans suivie pour troubles comportementaux

■ Ses antécédents familiaux révèlent des comportements instables et des tentatives de suicide.

Le cas d’une adolescente de 15 ans, admise au service pédiatrique de l’hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam à Pamplemousses pose question. Admise depuis le 1er janvier, elle a été diagnostiquée d’un trouble psychiatrique qualifié de conduct disorder, accompagné de crises d’asthme et d’épilepsie, selon des sources proches du dossier. Son état se caractérise de comportements impulsifs, voire agressifs, compliquant considérablement sa prise en charge.

Le personnel médical décrit des variations fréquentes dans son comportement : elle alterne des périodes de calme, où elle se montre coopérative, et d’autres où elle défie l’autorité, ment, exprime des idées incohérentes ou adopte des attitudes violentes envers elle-même ou autrui. Des liens émotionnels particuliers avec certains membres du personnel ont également été observés, un phénomène courant chez les jeunes présentant ce type de trouble.

Plusieurs visiteurs et patients ont été touchés par sa vulnérabilité. Selon nos informations, elle aurait profité de cette empathie pour se victimiser et aurait obtenu un téléphone mobile. Une autre source indique qu’elle aurait utilisé le téléphone d’une proche pour envoyer des photos intimes à plusieurs personnes et aurait contraint sa petite sœur à visionner des vidéos à caractère pornographique.

Face à cette situation, différentes instances ont été saisies et des solutions envisagées, notamment son transfert vers un Rehabilitation Youth Centre. La mère de l’adolescente a cependant refusé de signer les autorisations nécessaires, invoquant des inquiétudes pour la sécurité de sa fille dans cet établissement. La mère précise que les difficultés de sa fille existent depuis plusieurs années : elle montrait des signes d’instabilité, se disputant fréquemment pour des détails et avait déjà tenté de mettre fin à ses jours à plusieurs reprises. «Elle disait parfois à ses amies qu’il ne lui restait que trois mois à vivre. Ce n’est pas vrai, mais elle répétait ces paroles comme une habitude. Je tiens à elle, c’est ma fille, mais son attitude nous a profondément éprouvés», confie-t-elle.

Le ministère de l’Égalité des genres et du bien-être de la famille indique être informé de la situation. Jugée «délicate», l’affaire a été renvoyée au Directeur des poursuites publiques et au Probation Office.

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