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Coup d’État à Madagascar
Qui est Michaël Randrianirina, le colonel investi président ?
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Coup d’État à Madagascar
Qui est Michaël Randrianirina, le colonel investi président ?
Il s’impose comme le nouvel homme fort de Madagascar. Trois jours seulement après la prise de pouvoir de son unité militaire dans le pays, le colonel Michaël Randrianirina a été investi vendredi « président de la refondation » de cette île de l’océan Indien au cours d’une cérémonie à la Haute cour constitutionnelle d’Antananarivo, la capitale.
Ce commandant du Capsat, unité qui avait déjà joué un rôle majeur dans le coup d’État de 2009 ayant porté Andry Rajoelina, ex-président, une première fois au pouvoir, a lu le serment présidentiel dans la matinée. Le président renversé ayant quitté le pays, Michaël Randrianirina, qui réfute le terme de coup d’État, s’évertue à entourer sa prise de pouvoir de légalité. En deux années, ce militaire de 51 ans est passé d’une arrestation pour soupçon de tentative de coup d’État à une investiture imminente au poste suprême sans passer par les urnes.
« Colonel Michaël »
Opposants affirmés d’Andry Rajoelina, les hommes du « colonel Michaël », comme l’appelle affectueusement la rue, ont condamné la présidence en ralliant samedi les protestataires qu’ils ont accompagnés vers le centre-ville. Dans une vidéo publiée un peu plus tôt dans la journée, le colonel a appelé les militaires « à refuser de réprimer la population, à prendre leur responsabilité et à jouer leur rôle », affirme le journal malgache L’Express de Madagascar.
Le coup de grâce est tombé mardi quand cet ancien gouverneur du district d’Androy, dans le sud du pays, a annoncé avec son unité « prendre le pouvoir ». « Un coup d’État, c’est quand les soldats entrent dans le palais présidentiel avec des armes, qu’ils tirent, qu’il y a du sang… Ce n’est pas un coup d’État », a-t-il assuré.
Madagascar, qui a une longue histoire de soulèvements populaires contre le pouvoir arbitrés par des militaires, reste l’un des pays les plus pauvres de la planète. Au moins 80 % de ses 32 millions d’habitants vivent avec moins de 2,80 euros par jour, le seuil de pauvreté fixé par la Banque mondiale.
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