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CV, espoir et emplois offerts à la «Job Fair» du ministère
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CV, espoir et emplois offerts à la «Job Fair» du ministère
Ambiance animée, allées pleines et CV à la main : la troisième Job Fair organisée par le ministère du Travail a attiré, mercredi, une foule de chercheurs d’emploi venus des quatre coins de l’île au Plaisance Mall à Rose-Belle. Après le succès rencontré à Grand-Baie et à Port-Louis, cette nouvelle édition a posé ses valises dans le Sud, avec un objectif clair : rapprocher les employeurs des candidats, qu’ils soient jeunes, expérimentés ou en reconversion professionnelle.
Durant la journée, 24 exposants représentant des secteurs aussi variés que l’hôtellerie, la formation, la santé ou encore la distribution ont accueilli les visiteurs, pris le temps d’expliquer leurs offres et recueilli des dizaines de CV. Certains participants, comme Sabrina et son amie, deux collégiennes venues tenter leur chance auprès du Preskil Island Resort, y voient déjà une première expérience professionnelle. «Avec les vacances qui approchent, ce serait bien de se faire un peu d’argent de poche, tout en découvrant le monde de l’hôtellerie», confie la jeune fille, sourire aux lèvres.
Justement, pour Ratee Dowlat, People & Culture Manager de Beau-Vallon Hospitality, ce genre d’événement est une véritable vitrine pour le secteur. «Nous représentons le Preskil Hotel et l’Astroea Beach. Notre but est de relancer l’hôtellerie et de montrer la diversité des métiers qu’elle propose.» Elle souligne que l’hôtellerie offre plus qu’un simple salaire : «Le personnel bénéficie de repas à la cantine, d’horaires flexibles en rotation et d’un environnement motivant.» Selon elle, les jeunes restent les plus nombreux à postuler, surtout en période de vacances. «Dès lundi, nous passerons en revue les CV et contacterons les candidats.»

Du côté du groupe hospitalier Aegle, la satisfaction est également de mise. «Nous voyons un bel engouement, aussi bien chez les jeunes que les plus âgés», note Kiran Hurbungs, Human Resources Manager. «Ce qui compte pour nous, c’est la motivation et la capacité à travailler. L’âge importe peu.»
Même enthousiasme chez J. Kalachand, qui recrutait pour ses 23 showrooms à travers l’île. «Nous avons des postes à pourvoir dans la vente, la caisse, l’administration, le marketing et même pour des chauffeurs», détaille Anoushka Nazira du département des ressources humaines. Sa collègue, Meenakshi Goburdhun, ajoute : «Nous cherchons aussi des profils techniques comme des peintres ou plombiers. Mais il faut dire que certains candidats ne se présentent pas toujours aux entretiens après avoir déposé leur CV. C’est dommage, car de vraies opportunités existent.»
La Job Fair du Plaisance Mall aura donc permis à des centaines de personnes de renouer avec l’espoir d’un emploi. Entre formations proposées par le Mauritius Institute of Training and Development (MITD), offres dans l’hôtellerie ou encore postes en entreprise, les visiteurs repartent informés, motivés et, pour certains, avec une promesse d’entretien. Une chose est sûre : cette initiative du ministère du Travail continue de porter ses fruits. Et au vu de la forte affluence, elle s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable pour ceux qui veulent saisir leur chance sur le marché de l’emploi.
Reza Uteem : «Les entreprises doivent s’adapter aux aspirations des jeunes»
Présent à Rose-Belle pour le troisième Job Fair organisé par son ministère, le ministre Reza Uteem n’a pas caché sa satisfaction devant le succès de l’initiative. Pour lui, cette démarche marque une nouvelle façon d’aborder la recherche d’emploi. «Au lieu d’attendre que les jeunes viennent s’enregistrer dans les centres, nous allons à leur rencontre. Ces Job Fairs leur permettent de rencontrer directement les entreprises qui recrutent, de passer des entretiens sur place et de découvrir les formations offertes par le MITD ou l’Académie de Design & Innovation», a-t-il expliqué.

Le ministre a également mis en avant les programmes de soutien proposés par son ministère aux jeunes et aux femmes, afin de faciliter leur insertion professionnelle. Mais il reconnaît que les attentes des nouvelles générations sont en pleine mutation. «Beaucoup de jeunes ne souhaitent pas travailler le soir ou le week-end. Il faudra que les entreprises s’adaptent à cette nouvelle réalité et proposent des incitations. Le monde du travail a évolué, surtout dans les secteurs comme la restauration, l’hôtellerie ou encore les centres commerciaux, qui opèrent tard et le week-end», a-t-il souligné.
Abordant la question des 40 heures de travail hebdomadaires, Reza Uteem a confirmé que ce dossier reste d’actualité. «Nous en avons discuté avec les syndicats et le patronat lors des Assises du travail, mais aucun consensus n’a encore été trouvé sur les modalités d’application. Toutefois, cette mesure figure dans le programme gouvernemental et nous comptons aller de l’avant.» Le ministre a enfin assuré qu’un suivi sera effectué auprès des participants de cette édition de la Job Fair et qu’une quatrième rencontre est déjà à l’agenda. «Ce n’est qu’un début», a-t-il conclu.
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