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Consommation

Boissons gazeuses diététiques : Un faux sentiment de sécurité face à un risque potentiel pour la santé

12 octobre 2025, 14:00

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Boissons gazeuses diététiques : Un faux sentiment de sécurité face à un risque potentiel pour la santé

Dr Rajnish Nabab.

De nos jours, de plus en plus de personnes optent pour des boissons gazeuses light ou «diététiques», pensant qu’elles constituent une alternative plus saine, notamment en raison de leur faible teneur en sucre. Cependant, cette perception pourrait être trompeuse, car certains ingrédients utilisés dans ces produits, notamment l’aspartame, suscitent des pré-occupations croissantes quant à leur impact sur la santé. En effet, si ces sodas sont souvent considérés comme moins nocifs, ils pourraient en réalité représenter un risque pour la santé, notamment en étant liés à certains cancers.

L’aspartame, édulcorant artificiel largement utilisé dans les boissons light, est au cœur du débat. Sa douceur est bien plus intense que celle du sucre, ce qui permet d’en utiliser des quantités très faibles pour obtenir le même niveau de saveur. Outre son usage dans les sodas, l’aspartame se retrouve aussi dans certains médicaments, chewing-gums et dentifrices. Bien que reconnu comme un substitut de sucre à faible apport calorique, il fait l’objet de controverses depuis de nombreuses années, notamment en raison de ses possibles effets nocifs.

Selon le syndicaliste Radhakrishna Sadien, cette problématique est alarmante. «La population consomme de plus en plus de boissons diététiques sans en connaître réellement les risques», affirme-t-il. «La majorité ignore que l’aspartame pourrait être cancérigène, et leur attitude face à leur santé tend vers le laisser-faire.» Cette situation pose un défi de santé publique, car une consommation régulière de ces sodas pourrait, selon certains experts, augmenter le risque de développer certains cancers. Le docteur Rajnish Nabab, spécialiste en santé publique, souligne que «l’aspartame est un des facteurs pouvant potentiellement causer le cancer». Si cet édulcorant est considéré comme une alternative plus faible en calories que le sucre, plusieurs études scientifiques ont suggéré qu’il pourrait être carcinogène. Cependant, il précise qu’aucune preuve concluante n’a encore été apportée à ce jour. «Beaucoup de personnes souffrent de cancer, mais il est difficile d’affirmer que l’aspartame en est la seule cause», ajoute-t-il. Selon lui, la consommation de sodas sucrés pourrait représenter un risque plus élevé que celle des sodas contenant de l’aspartame, mais la prudence reste de mise.

La question centrale demeure : l’aspartame cause-t-il réellement le cancer ? La controverse repose en partie sur des études menées sur des rats de laboratoire dans les années 2000, par des chercheurs italiens, qui suggéraient un lien possible avec certains cancers du sang, comme la leucémie et les lymphomes.

Toutefois, ces études présentaient des limites méthodologiques, rendant leur interprétation difficile. Sur un plan plus large, les études épidémiologiques menées sur des populations humaines n’ont pas toujours permis d’établir un lien clair entre l’aspartame et le cancer. Certains travaux suggèrent une possible association, d’autres ne trouvent aucune corrélation.

L’Agence internationale pour la recherche sur le cancer (IARC), une branche de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a classé l’aspartame dans la catégorie «peut-être cancérigène pour l’homme» (groupe 2B). Cette classification repose sur des preuves limitées, notamment une suspicion qu’il pourrait causer un cancer du foie chez l’humain, mais aussi sur des données insuffisantes concernant son effet chez les animaux de laboratoire. Il est essentiel de souligner que cette classification ne signifie pas que l’aspartame provoquera forcément un cancer, mais indique simplement qu’il existe un risque potentiel, basé sur des preuves scientifiques limitées.

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