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Éducation secondaire d'état
Le syndicat des recteurs et le ministère discutent des réformes avant la rentrée
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Éducation secondaire d'état
Le syndicat des recteurs et le ministère discutent des réformes avant la rentrée
■ Le syndicaliste Vikash Ramdonee plaide pour de meilleures conditions de travail et un suivi des élèves.
Vikash Ramdonee, président de l’United Deputy Rectors and Rectors Union (UDRRU), a récemment rencontré le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, pour discuter des améliorations possibles pour la prochaine année scolaire. L’objectif : trouver des solutions concrètes, qui bénéficient à la fois aux enseignants et aux élèves, dans un climat de dialogue constructif.
«La rencontre a été des plus cordiales», souligne le président du syndicat des recteurs et assistants recteurs, Vikash Ramdonee. Le premier sujet abordé a porté sur le Mauritius Examinations Syndicate (MES) et la réquisition d’enseignants pour la surveillance des examens du National Certificate of Education (NCE). Selon lui, le MES avait recruté 200 enseignants après une lettre du ministère, ce qui a semé le doute et provoqué des tensions. «Lors de la rencontre avec le ministre, nous avons pu clarifier notre position. Deux jours de réunions avaient même eu lieu pendant les heures de cours, ce qui a perturbé le déroulement normal des enseignements. Le ministre a compris notre point de vue et a souligné que ces réunions pourraient se tenir après les heures de classe ou le samedi. Nous espérons un communiqué officiel pour informer les enseignants concernés», explique-t-il.
Un autre point sensible concerne la tenue des examens du NCE en septembre. Le syndicat avait suggéré de reporter ces examens en octobre ou de répartir les épreuves sur septembre et octobre. Proposition qui n’a pas été retenue, mais le syndicat a évoqué des solutions alternatives, telles que l’usage de supply teachers ou même du personnel administratif pour superviser les élèves, comme cela se pratique à l’université de Maurice.
Le temps de contact entre enseignants et élèves a également été évoqué. «Nous avons 38 semaines pour travailler, mais 16 ont déjà été enlevées à cause des congés publics, annuels et maladie. Il ne reste quasiment rien pour enseigner. Lorsqu’on parle aujourd’hui de baisse de performance, il faut prendre en compte cette réalité», souligne Vikash Ramdonee. Il regrette le manque de communication entre enseignants et élèves, qui impacte surtout les enfants issus de familles à faibles revenus.
Transferts et transparence
Le syndicat veut relever le défi et redonner leurs lettres de noblesse aux collèges. «Il faut permettre aux enseignants de se rapprocher des enfants pour améliorer leurs performances. Pourquoi ne pas viser les cinq unités au School Certificate grâce à une approche plus personnalisée ?», ajoute-t-il. La question des transferts des enseignants a aussi été soulevée.
Selon le président de l’UDRRU, ces transferts ne doivent pas servir d’outil pour intimider les recteurs. «Depuis l’époque de l’ancienne ministre, cela a parfois été utilisé pour empêcher les enseignants de s’exprimer. Nous avons demandé que notre syndicat soit présent au comité des transferts afin d’assurer la transparence», précise-t-il.
Enfin, la formation des enseignants, notamment le Postgraduate Certificate in Education et autres programmes, a été abordée. L’UDRRU propose d’autres alternatives que le Mauritius Institute of Education. Son président propose de demander l’aide des universités du pays qui pourraient aider à la formation continue des enseignants.
Cette rencontre marque un pas important vers un dialogue constructif entre le ministère et les syndicats, avec pour objectif final d’améliorer la qualité de l’enseignement et les conditions de travail des enseignants tout en plaçant l’élève au centre du dispositif éducatif.
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