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Curepipe
La famille Silandrie en quête de vérité après le décès tragique de Clency
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La famille Silandrie en quête de vérité après le décès tragique de Clency
■ Clency Silandrie, porté manquant depuis le 20 septembre, est décédé dimanche.
La disparition et le décès de Louis Clency Silandrie, 56 ans, entrepreneur et père de trois enfants, a plongé sa famille et le quartier de Cossigny Street, à Curepipe, dans le choc et l’incompréhension. Le quinquagénaire, connu de ses voisins pour sa gentillesse, était porté manquant depuis le samedi 20 septembre, à 7 h 40. Ses proches avaient signalé son absence au poste de police de la localité, mais comme le prévoit la procédure, ils ont été priés d’attendre 24 heures avant qu’une enquête ne soit ouverte.
Malgré l’inquiétude et les insomnies, la famille a décidé de relancer les recherches dès l’aube du dimanche 21 septembre. Les proches se sont regroupés en plusieurs groupes pour fouiller le quartier. C’est ainsi qu’ils ont retrouvé Clency Silandrie dans un état de choc, partiellement nu, près d’un terrain. «Li’nn dir nou amenn li lakaz, li pe mor. Li’nn dir nou bann-la finn fors li pou pran erbisid. Nou’nn sonn SAMU, bann la dir pena lanbilans. Nou’nn amenn li lopital», raconte sa fille.
Les proches soupçonnent que Clency Silandrie aurait été enlevé par ses agresseurs pour être contraint de consommer une substance inconnue, qu’ils qualifient de drogue expérimentale. «Zot finn bizin fer kobay ek li. Li’nn zis dir nou enn zafer ver ek ble. Li pe dir erbisid. Li pa’nn resi dir nou plis ki sa. Li ti an eta de sok ek pe dir li pe mor.» Pour tenter de retrouver les responsables, la famille a sollicité l’aide des commerçants du lieu afin de visionner les images de surveillance, mais jusqu’à présent, elles n’ont rien donné de concluant.
Un proche explique : «Depuis quelque temps, un groupe sillonne les rues et cherche des bagarres. Récemment, ils ont agressé un vigile. Nou pa kone si sa bann zafer-la lie.»
À l’hôpital Victoria, Candos, la situation ne s’est pas améliorée. La famille dénonce un manque de réactivité et de considération. «Bann-la finn fer boul ek nou», confie sa fille. Lors de sa consultation, le médecin a relevé des traces inquiétantes sur le corps. Selon ses proches: «Lopital dir nou pa kone ki sibstans ki bann-la finn donn li. Bann test ki’nn fer pa pe desel nanye. Lapolis dir bizin atann li donn so version pou kapav fer lanket.»
L’état de Clency Silandrie s’est rapidement détérioré. Il a sombré dans un mini-coma avant d’être transféré en soins intensifs, le samedi 27 septembre. Le lendemain au matin, le personnel de l’hôpital a confirmé son décès, attribué à une insuffisance hépatique et rénale. Les proches dénoncent également la lenteur des autorités. «Depi Dimans, se Vandredi ki lapolis finn vinn pran so linz ki li ti vomi lorla pou avoy forensic.» La Criminal Investigation Division de Curepipe a saisi le dossier afin de mener une enquête approfondie.
Les funérailles de Clency Silandrie ont eu lieu à Quatre Bornes, hier. Sa famille reste aujourd’hui déterminée à connaître la vérité sur les circonstances ayant conduit à cette tragédie
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