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Trafic de drogue présumé
Bruneau et Ryan Laurette soulagés mais l’accusation de possession d’arme en suspens
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Trafic de drogue présumé
Bruneau et Ryan Laurette soulagés mais l’accusation de possession d’arme en suspens
■ Bruneau et Ryan Laurette exprimant leur joie à la cour de Moka, hier. Photo: Beekash Roopun
Une ambiance de fête mêlée de soulagement a régné, hier matin, dans la salle d’audience du tribunal de Moka. Les charges provisoires de trafic de drogue pesant contre l’activiste Bruneau Laurette et son fils, Jean Luca Ryan Laurette, ont été rayées à l’audience. Cela, à la suite d’un communiqué rendu public la semaine dernière par le bureau du DPP.
Dès 8 heures, plusieurs soutiens étaient déjà présents devant la salle – acclamations, accolades et baisers ont accueilli l’arrivée de Bruneau Laurette qui, contrairement aux précédentes comparutions, est arrivé dans une voiture privée aux côtés de sa compagne, Dominique Raya, au lieu d’un blindé de la police. Parmi les proches, l’émotion était palpable. «Nou ti kone to pou gagn lazistis», a lancé Elena Rioux, une militante présente hier matin, saluant la décision comme une victoire pour la famille Laurette. Le fils, Ryan, est arrivé un peu plus tard, timide mais souriant. Il a embrassé son père devant la foule.
Pour rappel, la décision du DPP est intervenue après des allégations de drug planting visant, selon le communiqué, de la part des officiers impliqués dans plusieurs dossiers instruits par la PHQ Special Striking Team. Outre les dossiers concernant les Laurette, le DPP a ordonné des enquêtes sur des allégations similaires dans huit affaires impliquant d’autres prévenus, dont Akil et Avinash Bissessur, Doomila Devi Moheeputh et Vimen Sabapati.
Malgré la radiation de l’accusation principale pour trafic, la situation de Bruneau Laurette reste partiellement en suspens : l’accusation provisoire pour possession of firearm n’a, elle, pas été levée. Lors de l’audience, il a été rappelé que deux fusils avaient été saisis au domicile de l’activiste le 4 novembre 2022 : l’un était factice et le second, selon les pièces, inopérant, la gâchette étant manquante. Bruneau Laurette a une fois de plus affirmé devant la magistrate que ces armes avaient été «plantées» par deux officiers qu’il a nommés. La cour a pris note et a fixé le rappel de l’affaire au 9 octobre, date à laquelle le bureau du DPP annoncera s’il maintient ou non la charge provisoire relative à l’arme.
À sa sortie, Bruneau Laurette a remercié ses avocats et exprimé un mélange de joie et de défi : «Zordi gagn enn lager me pa batay-la», a-t-il déclaré, insistant sur sa détermination à poursuivre sa lutte contre ce qu’il qualifie d’«ancien régime» et de pratiques policières qu’il juge corruptives. Il a annoncé son intention de profiter d’un moment de répit en allant à la mer, à Mon-Choisy, après plus de trois ans d’attente.
La liesse était visible, avec accolades, larmes contenues, sourires et chants improvisés, mais aussi prudence. Les proches et les avocats ont rappelé que la décision du DPP sur la question de l’arme, attendue le 9 octobre, pourrait encore faire évoluer le dossier.
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