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Défis et innovations
Face aux difficultés croissantes, l’agriculture vivrière appelle à une réingénierie
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Défis et innovations
Face aux difficultés croissantes, l’agriculture vivrière appelle à une réingénierie
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Pour dynamiser la production et soutenir les planteurs, le ministère de l’Agro-industrie, de la sécurité alimentaire, de l’économie bleue et de la pêche a lancé plusieurs initiatives, dont le Crop Watch – Innovative Cooperation Programme, développé sous l’égide de l’United Nations Conference on Trade and Development, en partenariat avec l’Aerospace Information Research Institute of the Chinese Academy of Sciences et l’Alliance of International Science Organisations. Une réunion bilatérale a eu lieu le 22 septembre à ce propos. Un protocole d’accord est en préparation, alors que la collaboration a déjà démarré sur le terrain.
Ce programme, à la fois communautaire et axé sur les données, repose sur la télédétection afin de fournir des informations précieuses sur la qualité des sols, la pertinence des cultures et les meilleures pratiques de plantation. Le ministère prévoit aussi de mettre en place un système satellitaire de suivi des cultures, combinant GPS, vidéos haute définition, Système d’information géographique et intelligence artificielle, tout en explorant des pistes comme l’agriculture verticale et aéroponique. L’objectif est d’intégrer la technologie aux pratiques traditionnelles pour améliorer la productivité et renforcer le développement agricole durable.
Série de rencontres
En parallèle, le ministère entame une série de rencontres avec les planteurs. Si la Small Planters Association salue ces intentions, son président, Kreepalloo Sunghoon, souligne toutefois les nombreuses difficultés auxquelles les cultivateurs font face : manque de main-d’œuvre, terres abandonnées, accès limité aux parcelles ainsi que les impacts du climat. De plus, avec l’été qui s’annonce, marqué par la chaleur et la sécheresse, les planteurs redoutent une baisse d’irrigation, compromettant leurs cultures, alors même que débute la saison de la culture vivrière pour la fin de l’année et le début de l’année prochaine.
Selon Krit Beeharry, planteur et membre de la plateforme Planteurs des îles, les cultivateurs essaient, autant que possible, de produire pour répondre aux besoins du marché. Il souligne que, pour le moment, la production reste satisfaisante.
Pour faire face à ces défis et soutenir les planteurs, la Small Planters Association propose de développer des clusters agricoles de 400 à 500 arpents selon les conditions climatiques régionales, d’aménager ces jardins de manière permanente avec les infrastructures nécessaires, de mutualiser les machines – dont l’usage par un seul petit planteur sur une petite parcelle n’est pas efficient en termes de coût – et de sécuriser les terrains.
Kreepalloo Sunghoon explique que, au regard de la planification agricole pour les différentes saisons, il est essentiel de mettre en place des stratégies permettant aux planteurs de mieux organiser leurs semis et récoltes en fonction des conditions climatiques et des cycles agricoles. Il souligne également la nécessité de renforcer les capacités de stockage afin de préserver les récoltes et d’investir dans la transformation agroalimentaire pour ajouter de la valeur aux produits locaux. Ces mesures permettraient non seulement de sécuriser les revenus des planteurs, mais aussi de mieux anticiper et d’atténuer les effets des aléas climatiques, tels que la sécheresse ou les excès de pluie, garantissant ainsi une production plus stable et durable.
Considéré comme négligé depuis trop longtemps, l’avenir du secteur demeure fragile, selon le président de l’association. Fort de sa longue expérience dans le domaine, il insiste sur la nécessité d’une véritable réingénierie du secteur, accompagnée de mesures concrètes et durables pour en assurer la pérennité.
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