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Journée mondiale de la mer
Maurice s’embarque dans les Assises de l’océan
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Journée mondiale de la mer
Maurice s’embarque dans les Assises de l’océan
Le lancement du dialogue pré-consultatif pour les Assises de l’océan 2025, première étape avant la grande conférence nationale prévue en novembre, a eu lieu ce jeudi 25 septembre 2025 à Bell Village. L’événement a été marqué par l’ouverture, le même jour, d’une exposition sur les carrières dans le secteur maritime, confronté à une pénurie de personnel qualifié. Treize institutions, publiques et privées, étaient présentes, parmi lesquelles l’Académie maritime mauricienne, IBL Shipping et le Mauritius Oceanography Institute. L’objectif affiché : permettre aux jeunes de découvrir les opportunités offertes par un secteur en pleine transformation.
Fabrice David, junior minister au ministère de l’Agro-Industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la pêche, a souligné la portée nationale de l’initiative, rappelant que l’océan est à la fois un enjeu économique, environnemental et stratégique. Selon lui, ces assises sont «un espace pour réunir tous ceux qui vivent et travaillent avec l’océan et pour réfléchir ensemble à son avenir».
Les dix jours pré-consultatifs, qui se tiendront du 7 au 18 octobre, constitueront la première phase d’un processus destiné à préparer la conférence nationale de novembre. Les ateliers couvriront des thèmes stratégiques comme les ports durables, le transport maritime éco-responsable, l’énergie marine renouvelable, le tourisme bleu et la finance maritime. Le rapport final devrait servir de plan directeur pour l’économie bleue mauricienne pour la prochaine décennie.
«Un horizon d’opportunités»
Le ministre Arvin Boolell a insisté sur le lien entre modernisation et compétences : «Nous faisons face à un déficit d’ingénieurs, de techniciens et de capitaines. Cette exposition permet aux jeunes de se projeter dans un secteur en demande de talents.» Il a rappelé que l’océan est à la fois «une responsabilité et un horizon d’opportunités» et que le développement du secteur dépendra de la capacité du pays à investir dans la formation, l’innovation et la durabilité.
Lors de cette rencontre à l’auditorium Rajiv Gandhi, les professionnels du secteur ont affiché une forte volonté de placer la préservation de l’océan et de ses ressources au cœur de leurs préoccupations. Cependant, le lancement rappelle que plusieurs enjeux structurels restent en suspens : le retard dans la modernisation des ports, le déficit de personnel et la nécessité d’aligner les infrastructures sur les normes internationales.
Les ambitions affichées devront être soutenues par des mesures concrètes. Les dix jours de dialogues pré-consultatifs représentent un premier pas. Il faut que les investissements ciblés et un suivi réel des recommandations parviennent à aboutir ; au cas contraire, Maurice risque de rester à la traîne face aux autres acteurs de l’océan Indien. L’avenir de l’économie bleue dépendra moins des discours que de la capacité du pays à former, attirer et retenir les talents nécessaires pour transformer ses ambitions maritimes en résultats tangibles.
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