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Journée internationale de la paix

Deux événements pour un même appel à l’harmonie

24 septembre 2025, 12:00

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Deux événements pour un même appel à l’harmonie

Instituée par les Nations unies, la Journée internationale de la paix est sans doute celle dont nous avons le plus besoin aujourd’hui. Dans un monde où les guerres s’enchaînent, de l’Ukraine au Proche-Orient, et où la violence s’infiltre jusque dans notre quotidien, rappeler l’urgence de la paix n’a jamais été aussi essentiel. Cette année, deux célébrations distinctes, à Quatre-Bornes et à Beau-Bassin, ont traduit cette aspiration commune : faire de la paix une réalité vécue et non un simple idéal.

? Beau-Bassin :

Le lundi 22 septembre, la Journée internationale de la paix a pris un tournant plus intime, mais tout aussi symbolique. Le Staff Welfare Association de la Private Secondary Education Authority (PSEA) a réuni ses quelque 110 employés pour marquer cette journée instaurée par l’ONU en 1981.

LEXPRESS_2025_09_24_Editorial-157.jpg Le lâcher de colombes, symbole universel de paix, a été l’un des moments forts de l’événement.

Le moment fort de la célébration : le lâcher d’une colombe blanche, image universelle de paix. «C’est le signe même de la paix», a expliqué la présidente de l’association, en rappelant le sens de ce geste simple mais puissant. Pour elle, l’initiative visait à sensibiliser à la fois les employés et, indirectement, leurs familles : «Nous voyons la violence partout, que ce soit au niveau national ou international. En tant que travailleurs, nous avons voulu saisir cette journée pour dire non à la violence et promouvoir la camaraderie. Chacun de nous représente aussi une famille. Ce message que nous partageons ici peut voyager au-delà de nos bureaux, jusqu’à la société.»

La directrice de la PSEA, Amita Boolauky, est également intervenue pour rappeler que la paix se construit d’abord «en soi-même». Elle a invité chacun à cultiver la paix intérieure pour mieux la pratiquer envers les autres – un appel à la tolérance et à la camaraderie, à commencer dans le milieu professionnel.

? Quatre-Bornes :

Le dimanche 20 septembre, à la municipalité de Quatre-Bornes, un symposium a eu lieu pour marquer la journée. Aussi à l’occasion de ses 80 ans, l’Organisation des Nations unies a placé la paix au cœur des débats. Organisé en collaboration avec l’UNA-Mauritius et le bureau du Resident Coordinator des Nations unies, le thème retenu était Advancing Peace Through the SDG», un rappel que les objectifs de développement durable sont autant de leviers pour prévenir les conflits et bâtir une société plus juste.

L’invité d’honneur, le ministre de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire, Arvin Boolell, a rejoint le maire Rudy Brian Kennoo et des parlementaires ainsi qu’un parterre d’acteurs institutionnels et associatifs – nombreuses organisations non gouvernementales (ONG), personnalités de la société civile, Brahma Kumaris, Council of Religions, Youth for Human Rights, National Students Council ou encore Council of Students and Youth Movement – le but était de faire entendre ces voix multiples et diverses pour la paix. Le groupe Les sages a ponctué la cérémonie de musique et de slam, ajoutant une dimension artistique à l’engagement collectif.

Express.mu (620 x 330) (1).jpg Le ministre Arvin Boolell ainsi que les participants réunis pour couper le gâteau en l’honneur de la paix.

Dans son discours, Nundkeswarsing Bossoondyal, Chief Executive Officer (CEO) de l’UNA-Mauritius, a rendu hommage à Sir Seewoosagur Ramgoolam, dont le 125ᵉ anniversaire de la naissance est célébré cette année. Il a rappelé que dès 1986, l’UNA avait initié un SSR Day, appelant à nouveau les autorités à instituer un jour férié national en son honneur, à l’image du Nelson Mandela Day en Afrique du Sud ou du Martin Luther King Day aux États-Unis.

Mais c’est surtout la paix, «socle de la dignité humaine, du progrès social et du développement durable», qui a été au centre de son intervention. Si les conflits internationaux préoccupent, le CEO de l’UNA-Mauritius a rappelé que l’île reste un pays où la paix est ressentie «pleinement à travers la société». Il a réaffirmé le soutien de Maurice à la solution de deux États pour Israël et la Palestine, ainsi qu’à un règlement pacifique du conflit Ukraine-Russie.

Le symposium n’avait pas vocation à rester symbolique. L’UNA-Mauritius a esquissé une série d’initiatives à venir : marches pour la paix, forums publics, programmes scolaires, et engagements citoyens autour du thème Paix et ODD. L’ambition affichée : faire de cette journée un point de départ pour des actions durables, mobilisant la jeunesse, les ONG, les autorités locales et les institutions internationales.

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