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Dernier NCE sous sa forme actuelle : Vers une réforme attendue
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Dernier NCE sous sa forme actuelle : Vers une réforme attendue
■ C’est hier matin que les collégiens ont débuté les épreuves de ce qui devrait être le NCE sous sa forme actuelle.
Hier a marqué un tournant dans le système éducatif. Les élèves de Grade 9 ont entamé pour la dernière fois les épreuves du National Certificate of Education (NCE) sous sa formule actuelle. Dès l’an prochain, une nouvelle approche sera mise en place, conformément à la volonté du ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, qui prévoit de dévoiler son Blueprint avant la fin de l’année.
En attendant, près de 15 400 candidats prennent place dans les salles d’examen pour ce dernier NCE. L’épreuve de français a ouvert le bal à 8 h 30 hier, suivie des Social and Modern Studies à 11 h 45. Le calendrier prévoit ensuite l’anglais et l’Information and Communication Technology le 24 septembre, puis Art & Design pour conclure la première semaine. Après une pause pour les révisions, les épreuves reprendront le 8 octobre avec le Business and Entrepreneurship Education, les langues orientales et le Kreol Morisien. Le clap de fin est attendu le 16 octobre avec les mathématiques.
Depuis son lancement, le NCE a fait couler beaucoup d’encre, notamment en raison de l’Extended Programme. Cette formule obligeait les élèves, déjà identifiés comme rencontrant des difficultés scolaires, à se soumettre à la même batterie d’épreuves scolaires que leurs camarades. Une contrainte largement critiquée par les syndicats et les pédagogues. À son arrivée au ministère, Mahend Gungapersad a choisi de mettre fin à l’Extended Programme. Les cohortes déjà engagées ont été réorientées vers des centres de formation et ne participeront donc pas aux épreuves de cette année. Une mesure accueillie comme un pas vers plus d’équité dans le système éducatif.
La mixité, un acquis à préserver
Parallèlement, le ministre a exprimé son intention de revoir le modèle demixité dans les académies. Mais cette orientation mérite-t-elle d’être remise en question ? Pour Harrish Reedoy, pédagogue, la réponse est claire : la mixité est un acquis à préserver. «Mon regard est très favorable. La mixité dans les académies est une étape importante et cohérente dans la formation de nos jeunes. Elle reflète mieux la réalité sociale et professionnelle dans laquelle filles et garçons évolueront demain. Elle favorise l’égalité des chances et développe des compétences sociales indispensables, comme le respect mutuel, la coopération et l’ouverture d’esprit», explique-t-il.
Selon le pédagogue, les résultats parlent d’eux-mêmes. «Oui, cela a porté ses fruits. Les académies mixtes ont permis de créer un climat plus équilibré et plus inclusif. Les observations montrent que les interactions entre les élèves sont devenues plus collaboratives et respectueuses. Plusieurs responsables d’institutions rapportent que les cas de bullying ont nettement diminué. La diversité des groupes a contribué à renforcer la tolérance et l’entraide.» Il insiste également sur les effets positifs observés au quotidien : moins de conflits, plus de respect réciproque et une discipline renforcée. «La présence des deux genres dans un même espace crée un équilibre naturel, propice aussi bien aux performances académiques qu’aux activités extrascolaires», ajoute-t-il.
Bien sûr, quelques incidents isolés surviennent parfois, mais Harrish Reedoy appelle à ne pas en faire une généralité: «Les rares cas ne reflètent pas la réalité globale. Dans l’ensemble, la mixité a favorisé une culture scolaire plus harmonieuse, plus respectueuse et en phase avec les valeurs d’une société moderne.»
Les académies, vitrines de l’excellence
Cette année encore, les meilleurs candidats du NCE rejoindront l’une des 12 académies du pays, qui demeurent inchangées : collège Royal de Curepipe, collège Royal de Port-Louis, Queen Elizabeth College, le collège Dr Maurice Curé, GMD Atchia, Droopnath Ramphul State College (SC), Mahatma Gandhi Institute SC, Forest-Side State Secondary School (SSS), sir Abdool Raman Osman SC, sir Leckraz Teeluck SSS, Sookdeo Bissoondoyal SC et John Kennedy College. Ces établissements, souvent perçus comme des vitrines de l’excellence scolaire, sont au cœur du débat sur la mixité et l’équité dans l’éducation. Alors que les épreuves du dernier NCE se déroulent, les regards se tournent vers le futurBlueprintpromis par le ministère. Quelle nouvelle formule d’évaluation remplacera l’actuelle ? Quels mécanismes seront mis en place pour garantir à la fois l’équité et la qualité ?
Les acteurs de l’éducation attendent des réponses concrètes. Si l’abolition de l’Extended Programme a été largement saluée, beaucoup estiment qu’il reste à définir un système qui accompagne mieux les élèves en difficulté, tout en valorisant l’excellence.
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