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Cour de Pamplemousses

L’ex-ministre Kalpana Koonjoo-Shah libérée contre une caution de Rs 15 000

23 septembre 2025, 05:00

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L’ex-ministre Kalpana Koonjoo-Shah libérée contre une caution de Rs 15 000

■ L’ex-ministre a été arrêtée vendredi pour un cas présumé de vol à l’étalage.

L’ancienne ministre de l’Égalité des genres, Kalpana Koonjoo-Shah, a été traduite, hier, en cour de Pamplemousses dans le cadre d’une affaire de vol à l’étalage. Les faits reprochés remontent au vendredi 19 septembre lorsqu’elle a été interpellée au magasin Carrefour à Riche-Terre.

Selon la police, l’ex-ministre aurait dissimulé trois produits de maquillage dans son sac avant de tenter de franchir la caisse sans les payer. Le système de vidéo surveillance, ainsi que l’intervention d’un agent de sécurité, auraient permis de l’intercepter. Les articles concernés sont deux mascara Maybelline et un rouge à lèvres Rimmel. La valeur totale des produits est estimée à environ Rs 2 140.

Après son interpellation, Kalpana Koonjoo-Shah a été conduite au poste de police de Terre-Rouge, où une plainte a été enregistrée contre elle. Les produits cosmétiques ont par la suite été restitués au magasin.

Lors de sa comparution hier, la magistrate Neela Ramdewor-Naugah, siégeant en cour de Pamplemousses, a ordonné sa remise en liberté sous condition, soit le versement d’une caution de Rs 15 000 et la signature d’une reconnaissance de dette de Rs 50 000. L’affaire a été renvoyée au 10 octobre, date à laquelle l’ancienne ministre devra à nouveau se présenter devant la même juridiction.

Cette affaire suscite un grand intérêt public. L’enquête se poursuit afin d’établir les circonstances entourant ce cas de vol à l’étalage.


Ambiance électrique

L’ambiance était électrique devant la cour de district de Pamplemousses, hier matin. La comparution de l’ancienne ministre de l’Égalité des genres, Kalpana Koonjoo-Shah, a attiré une foule de curieux, des badauds et des sympathisants, tous désireux d’assister à ce qui est déjà devenu le sujet de conversation du moment.

«Si ti mwa la, mo fini al ferme, me li non», lançait, amer, un spectateur, exprimant un sentiment largement partagé par la foule. Plusieurs peinaient encore à croire qu’une figure politique de premier plan puisse être mêlée à une affaire de vol. Les journalistes, venus nombreux, ont cependant été accueillis par des regards suspicieux, voire méfiants, par rapport à la couverture médiatique de l’affaire.

Alors que la majorité des regards se concentraient sur l’entrée principale de la cour, Kalpana Koonjoo-Shah a surpris tout le monde en accédant au bâtiment par la porte de derrière, avant de rejoindre discrètement la salle d’audience par un couloir interne. Un traitement particulier que plusieurs n’ont pas manqué de qualifier de «privilège», suscitant critiques et murmures d’indignation. À l’issue de sa comparution, l’ancienne ministre a quitté la salle sans un mot, entourée par une nuée de journalistes, qui tentaient, en vain, de lui arracher une déclaration mais ses accompagnateurs ont fait rempart. C’est surtout son départ précipité, qui a fait des vagues, ajoutant un nouvel épisode à une matinée déjà mouvementée.

En effet, alors qu’elle quittait le tribunal, Kalpana Koonjoo-Shah était entourée de ce qui semblait être des gardes du corps ou bouncers. En tentant de lui frayer un passage et d’empêcher les journalistes de s’approcher d’elle, ces derniers ont heurté une moto garée sur l’aire de stationnement réservée aux deux-roues. La moto s’est renversée, entraînant la chute de plusieurs autres véhicules garés à proximité. Le propriétaire de la moto, visiblement en colère, a exigé des réparations de l’équipe accompagnant l’ex-ministre. Les gardes du corps/bouncers n’en ont pas tenu compte et malgré ses protestations, le cortège a poursuivi sa route sans donner suite à sa requête. Résultat : un rétroviseur endommagé. Qui paiera les dommages ?

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