Publicité
Recensement ethnique
Déconstruire le mythe
Par
Partager cet article
Recensement ethnique
Déconstruire le mythe
Le recensement «ethnique» n’a, d’une part, plus grand-chose d’ethnique et de l’autre, rien de mystérieux depuis 1972. Le recensement de la population mauricienne, fait tous les dix ans et qui mentionne les religions, permet de donner la proportion des quatre groupes : en 2022, date du dernier recensement, elle est de 47,8 % pour les hindous, 18,2 % pour les musulmans, 0,9 % pour les Sino-Mauriciens et 33,1 % pour la population générale. Contre, respectivement, 51,8 %, 16,6 %, 2,9% et 28,7% en 1972. On y voit une avancée de la population générale.
Il faudrait cependant mieux analyser ces données, d’une part, la religion n’est pas l’ethnie, et, d’autre part, les religions citées n’en sont parfois pas : tamoul, télougou, Arya Samajiste… voir le recensement de 2022 [sur] , De plus le métissage est invisible. Un enfant de musulman et de Sino-Mauricien est quoi ? Population générale ? Aussi, un «Madras baptisé» est-il hindou ou population générale ?
Dans ce dossier, nous avons tenté d’apporter un angle socio-anthropologique, en espérant ouvrir la réflexion, car aucune réforme électorale, aucune classification de la population ne peut continuer à se faire sur un mythe.
L’évolution des quatre groupes : le BLS mis en perspective
Alors que le débat sur la réforme électorale revient au premier plan en 2025, la question du Best Loser System divise toujours de par sa particularité. En effet, le mécanisme utilise les données ethniques du Population census of Mauritius (1972) pour repartir les chaises supplémentaires au Parlement. Or après 1972, les recensements ont cessé d’inclure de volet ethnique, se limitant aux données démographiques, socio-économiques et religieuses. Cela fait que l’application de BLS réside sur des données obsolètes et pourrait remettre en doute le processus électoral.
Historiquement, Maurice a une longue expérience en matière de recensement. Le premier a eu lieu en 1846, suivi en 1851. Par la suite et jusqu’en 1931, un recensement a été effectué régulièrement tous les dix ans. Selon les chiffres recueillis sur le site de Statistics Mauritius, le recensement de 1972 indiquait une population de 826 199 habitants (413 648 hommes et 412 551 femmes), soit une augmentation de 144 580 personnes par rapport au recensement de 1962 qui comptait 681619 habitants (342 306 hommes et 339 313 femmes). Comparativement, en 2022, la population recensée s’élevait à 1 235 260 habitants (608 090 hommes et 627 170 femmes). Dans le cadre de cette analyse, nous avons effectué des calculs à partir des données issues du recensement de la population de 2022, lequel inclut un volet relatif à l’appartenance religieuse. L’objectif est de proposer un regroupement «ethnique» actualisé, non pour remplacer les données officielles – qui, depuis 1972, ne comportent plus de volet ethnique – mais pour offrir un éclairage comparatif fondé sur les catégories constitutionnelles historiques (hindous, musulmans, Sino-Maur iciens et population générale).
Méthodologie
Le dataset du recensement de 2022 a été reclassé en quatre catégories, telles que définies par la Constitution: hindous, musulmans, SinoMauriciens et population générale. Les dénominations religieuses directement liées à l’hindouisme et à l’islam ont été regroupées respectivement sous hindous et musulmans. Les répondants s’identifiant comme Chinois, bouddhistes ou pratiquant une religion d’origine chinoise ont été classés sous Sino-Mauriciens, selon une convention de classement, permettant d’inclure les Sino-Mauriciens à appartenance religieuse chrétienne. Les chrétiens (hors Sino-Mauriciens), les autres groupes religieux ainsi que les personnes sans religion ont été regroupés dans la population générale.
Tableau comparatif : Catégorisation ethnique (1972 vs 2022)
Il convient également de noter que la part des Sino-Mauriciens, qui passe de 2,9 % en 1972 à 0,9 % en 2022, pourrait refléter une croissance démographique plus faible, l’émigration, l’assimilation culturelle (mariages mixtes, intégration) ainsi que certaines contraintes méthodologiques liées à l’utilisation du critère religieux pour leur classification.
Malgré cette évolution, l’analyse indique que même en se basant sur les données de 1972, l’écart avec 2022 ne serait pas suffisant pour fausser significativement le calcul du BLS, ce qui permettrait de conclure à la relative stabilité du mécanisme.
Pas une question de proportion mais de définition Le problème semble davantage être ces quatre classifications que leur proportion. D’une part, elles vont à l’encontre du mauriciannisme et, d’un point de vue sociologique, ne reposent sur rien. Oui, il y a des groupes ethniques à Maurice au vu des définitions des chercheurs, mais ils ne sont pas sous ces catégories.
On note aussi, dans ce «recensement ethnique» l’invisibilité de plusieurs groupes : les descendants de Français, qui ont fait naître l’Isle de France et les descendant d’esclaves, d’Africains, qui ont bâti le pays jusqu’à l’abolition et l’arrivée massive des engagés en 1835. Comme si, tout ce pan historique avait été occulté… Le métissage aussi est indécelable.
L’histoire du recensement de Maurice montre les préoccupations et le prisme sociologique par lequel on voit les humains de l’époque. Un moment, en 1735, Français nés en France ou à Bourbon, Africains nés du Sénégal ou de Guinée, Indiens, Malgaches, Africains d’Afrique Orientale, puis en 1766, Blancs, libres, esclaves… etc. (voir ci-dessous) En 2025, à Maurice, logiquement, il ne devrait y avoir que Mauriciens et étrangers…
Population mauricienne
Année – Dénomination des groupes en présence
1735 • Français nés en France ou à Bourbon
• Africains nés du Sénégal ou de Guinée
• Indiens
• Malgaches
• Africains d’Afrique Orientale
1766
• Blancs
• Libres
• Esclaves
1846
• Blancs et métis
• Indiens
1861
• Blancs et métis
• Indiens
• Chinois
1952
• Indo-Mauriciens
• Sino-Mauriciens
• Population générale 1962
• Hindous
• Musulmans
• Sino-Mauriciens
• Population générale
1983
Loi interdisant la publication des recensements en termes ethniques (suite aux élections de 1982 où le MMM, avec le PSM, est sorti vainqueur); officiellement, la division traditionnelle en quatre groupes est effacée. Ce qui rend encore plus aberrant que ce soit le leader du MMM lui-même, Paul Bérenger, qui, en 2025, propose de maintenir le Best Loser System dans la réforme électorale !
Une notion en constante évolution
L’Ethnicité, longtemps considérée comme un héritage immuable, est aujourd’hui perçue par les chercheurs comme une construction sociale et relationnelle. C’est ce que rappellent de nombreux travaux. L’identité ethnique n’est pas figée : elle s’inscrit dans la multiplicité des appartenances sociales et se définit surtout dans la relation avec autrui. «Ce qui compte, ce n’est pas seulement qui je suis, mais qui je suis par rapport aux autres», soulignent les anthropologues. À Maurice, cette appartenance ethnique joue un rôle central, façonnant la manière dont les individus se définissent et se distinguent.
Si le mot ethnicity apparaît dès 1941 aux États-Unis, il faut attendre les années 1960-70 pour voir se multiplier les études sur le sujet, notamment avec le livre de Glazer et Moynihan. En France, ce n’est qu’au début des années 1990 que la notion s’impose, dans le sillage des débats sur l’immigration, le racisme et le nationalisme.
Une classification héritée de l’époque coloniale
Depuis 1962, le recensement mauricien classe la population en quatre grandes catégories : hindous, musulmans, Sino-Mauriciens et population générale. Une grille de lecture héritée de la colonisation britannique, qui structure encore la vie politique de l’île. Mais derrière ces intitulés, l’«ethnicité» paraît moins culturelle que sociale et politique.
Des catégories sans homogénéité culturelle
À première vue, la classification évoque une typologie ethnique. Pourtant, elle ne repose pas sur des marqueurs classiques de l’anthropologie tels que la langue, les coutumes ou l’apparence physique.
• La population générale en est l’exemple le plus flagrant : elle regroupe à la fois les descendants des colons européens et ceux des esclaves africains, soit des trajectoires historiques et sociales profondément différentes (voir plus loin).
• Les musulmans sont distingués des hindous, alors même qu’ils partagent une origine indienne commune, et qu’ils étaient comptabilisés comme Indo-Mauriciens jusqu’en 1962), la différence reposant essentiellement sur la religion.
• Quant aux SinoMauriciens, leur appartenance renvoie avant tout à une origine migratoire. Ces regroupements, loin d’être neutres, traduisent une construction historique où la logique administrative et politique l’emporte sur la cohérence culturelle.
Construction sociale
Les chercheurs insistent: l’ethnicité n’est pas une essence figée. Elle est une construction sociale et relationnelle, redéfinie en fonction des contextes. Frederick Barth (1969) a montré que ce qui constitue un groupe, ce ne sont pas ses traditions immuables, mais les frontières sociales qui l’opposent aux autres.
À Maurice, ces frontières ont été tracées par l’administration coloniale pour organiser la société plurielle issue de l’esclavage et de l’engagisme. Elles ont ensuite été institutionnalisées dans le système électoral, chaque communauté servant de catégorie de représentation et de calcul politique.
Cette grille de lecture rejoint les approches dites instrumentalistes de l’ethnicité: l’appartenance n’est pas tant une réalité culturelle qu’une ressource mobilisée dans les rapports de pouvoir. Elle permet de négocier des positions, d’assurer une représentation au Parlement et de distribuer des ressources publiques.
Autrement dit, la classification en quatre groupes relève moins d’une description fidèle des identités vécues que d’une stratégie d’équilibre institutionnel dans une société où la diversité pouvait aussi devenir fracture. Si la loi est venue interdire la publication des recensements selon ces critères, dans les faits, la division en quatre groupes continue de structurer l’espace politique et social. Elle reste notamment indispensable pour l’allocation de certains sièges au Parlement, selon le Best Loser System.
Ce paradoxe illustre ce que de nombreux sociologues décrivent : l’ethnicité n’est jamais une donnée «naturelle», mais une réalité politique et historique, façonnée par les héritages coloniaux et les compromis institutionnels. La situation mauricienne révèle toute l’ambiguïté du mot «ethnicité». Officiellement, les recensements distinguent quatre communautés. Mais en pratique, ces groupes ne correspondent pas à des ensembles homogènes et culturellement distincts. Ils traduisent surtout une volonté de gérer la pluralité de l’île à travers des catégories administratives et politiques.
Ce système, à la fois contraignant et pragmatique, reflète la complexité mauricienne : une société façonnée par la rencontre de mondes différents, mais classée selon des frontières héritées de l’histoire coloniale, qui continuent de peser sur le présent.
Et si, au lieu de refaire un recensement pseudoethnique, dans le cadre d’une réforme électorale, autorités, chercheurs en sciences humaines, université de Maurice etc. travaillaient ensemble pour une classification de la population qui repose sur des éléments scientifiques, anthropologiques, tout en évitant toute division ?
«Population générale», une cote mal taillée
Les récentes revendications des descendants africains mettent en lumière toute la problématique de la population générale. Cette catégorie fourre-tout ne correspond pas, selon de nombreux chercheurs, à une véritable identité «ethnique».
Des descendants qui refusent l’invisibilité
Des collectifs comme Ansam Citoyen ou African People Voices dénoncent une invisibilisation : la catégorie «population générale» efface les spécificités des Créoles et des descendants d’esclaves africains. Bruneau Laurette a lancé la campagne Nu pa population général pour réclamer une reconnaissance distincte et une réécriture de l’histoire qui mettent en avant l’héritage africain dans la culture mauricienne.
Ces revendications s’inscrivent dans une logique plus large de justice réparatrice : réformes éducatives, valorisation culturelle, accès à la terre et meilleure représentativité dans les institutions. Les militants s’appuient aussi sur des exemples internationaux – Brésil, Colombie, Équateur – où les Afro-descendants bénéficient d’une reconnaissance constitutionnelle.
Pas de fondement culturel
Pourtant, au regard des théories sur l’ethnicité, la catégorie «population générale» n’a rien d’ethnique. Les approches dites primordialistes, qui définissent l’identité par la langue, la religion ou les coutumes, ne trouvent ici aucun critère homogène. On y regroupe des réalités aussi différentes que les descendants européens et africains. Les approches interactionnistes, popularisées par l’anthropologue Frederick Barth, rappellent que l’ethnicité se définit par des frontières sociales et une conscience de groupe. Or, «population générale» n’est pas revendiquée comme identité par ses membres : au contraire, une partie d’entre eux cherche à s’en détacher pour exister en tant que groupe spécifique.
Cette catégorie apparaît donc davantage comme une construction politique et administrative, reprise par les élites pour organiser la représentation électorale et maintenir un équilibre institutionnel. Les théories mobilisatrices de l’ethnicité permettent de comprendre cette logique : l’appartenance n’est pas ici un reflet culturel, mais une ressource stratégique utilisée dans le jeu du pouvoir.
Le combat des descendants africains révèle donc une contradiction profonde : derrière le vernis «ethnique», la classification officielle masque une réalité historique et politique, où l’ethnicité est instrumentalisée plutôt que vécue et où un groupe humain, qui a déjà perdu son identité première par l’esclavage, est invisibilisé.
Cadre théorique
- Identité ethnique •L’identité vient de la psychologie, mais la sociologie (Erikson, 1972) met en avant le rôle de l’interaction avec autrui.
• L’identité ethnique est une forme d’identité sociale, qui peut varier selon le contexte et les relations. • Elle implique :
Une appartenance revendiquée (Ogien, 1987).
Une distinction avec les autres groupes (Cuche, 1996). Une homogénéisation interne qui efface la diversité des appartenances (Camilleri, 1990).
• L’identité est donc construite et relative, et non naturelle ou immuable (Bayart, 1996).
• Deux registres permettent de différencier les groupes : Les signes extérieurs (langue, habillement…). Le code de conduite (normes et valeurs).
•En anthropologie, l’identité n’est pas «qui suis-je ?» mais «qui suis-je par rapport aux autres?» (Gossiaux, 1997).
- Ethnicité
• Définition : un aspect des relations sociales où des acteurs se perçoivent comme culturellement distincts (Martiniello, 1995).
• Le concept est récent : développé aux États-Unis dans les années 1960-70, en France seulement dans les années 1990.
• Trois niveaux d’analyse (Martiniello, 1995):
-
Individuel : donnée subjective de l’identité.
-
Groupal : mobilisation collective.
-
Macrosocial : contraintes sociales, politiques et économiques.
• Frederick Barth (1969) marque un tournant : ce ne sont pas les contenus culturels qui définissent les groupes, mais les interactions sociales et les frontières ethniques.
- Principales théories de l’ethnicité
a) Théories primordialistes (objectivistes)
• L’ethnicité repose sur des liens affectifs «primordiaux» (Shils, 1957 ; Geertz, 1963).
• Ces liens peuvent être la langue, la religion, les coutumes, etc. • Vue comme donnée naturelle, sacrée, ineffable. • Critique : ces approches ignorent le rôle de l’histoire et du social.
b) Théories mobilisatrices (instrumentalistes)
• L’ethnicité est une ressource dans la lutte pour le pouvoir et les biens (Poutignat & StreiffFenart, 1995). • Trois déclinaisons :
Groupe d’intérêt : l’ethnicité mobilise mieux que la classe sociale (Bell, 1975).
Choix rationnel : l’identité est un calcul individuel (Banton, 1983).
Colonialisme interne : solidarité née de la discrimination dans un système hiérarchisé (Blauner, 1972 ; Hechter, 1975).
c) L’ethnicité comme interaction sociale
• Barth (1969) : l’ethnicité résulte des contacts interethniques et de la construction de frontières sociales. d) Approches néo-culturalistes
• L’ethnicité est un système culturel élargi qui situe les individus dans un ordre social plus large (Drummond, 1980).
• Elle exprime la variabilité, le changement et sert à interpréter les actions d’autrui.
e) Ethnicité symbolique
• Gans (1979) : les descendants d’immigrants peuvent se «sentir ethniques» sans pratiquer réellement la culture d’origine.
• Notion d’ethnicité de supermarché (Waters, 1990) : choix identitaire comme un produit. • Opposition entre :
Une ethnicité volontaire et symbolique (souvent blanche).
Une ethnicité imposée et stigmatisante (souvent noire).
Une réalité plurielle
L’ethnicité n’est donc ni une essence immuable ni un simple attribut culturel. Elle est une construction sociale, relationnelle et contextuelle. Elle peut être mobilisée comme ressource, imposée comme contrainte, vécue comme héritage ou choisie comme symbole. L’étude de l’ethnicité à Maurice doit donc prendre en compte ces différentes dimensions: identitaire, relationnelle, politique et culturelle.
Entre appartenance vécue, héritage imposé, mobilisation politique ou identité choisie, l’ethnicité prend des formes diverses. À Maurice, société polyethnique par excellence, ces théories trouvent un écho particulier. L’ethnicité y apparaît non comme une donnée fixe, mais comme une dynamique en perpétuelle redéfinition, façonnée par l’histoire, la politique et la vie sociale. Mais hélàs, figée depuis 1972...
Références théoriques sur l’identité et l’ethnicité
• Barth, F. (1969). Ethnic Groups and Boundaries. Oslo: Universitetsforlaget.
• Bayart, J.-F. (1996). L’illusion identitaire. Paris: Fayard.
• Bentley, G.C. (1987). “Ethnicity and Practice.” Comparative Studies in Society and History, 29(1), pp. 24-55.
• Banton, M. (1983). Racial and Ethnic Competition. Cambridge: Cambridge University Press.
• Camilleri, C. et al. (1990). Stratégies identitaires. Paris: PUF.
• Connor, W. (1978). “A Nation is a Nation, is a State, is an Ethnic Group, is a...” Ethnic and Racial Studies, 1(4), pp. 377-400.
• Cuche, D. (1996). La notion de culture dans les sciences sociales. Paris: La Découverte.
• Erikson, E.H. (1972). Adolescence et crise, la quête de l’identité. Paris: Flammarion.
• Geertz, C. (1963). Old Societies, New States. New York: The Free Press.
• Glazer, N. & Moynihan, D.P. (1975). Ethnicity: Theory and Experience. Cambridge: Harvard University Press.
• Gossiaux, J.-F. (1997). Cité par J.-C. Ruano-Borbalan, in L’identité. Auxerre: Sciences Humaines Éditions.
• Isaacs, H.R. (1975). “Basic Group Identity: The Idols of the Tribe.” In N. Glazer & D.P. Moynihan (eds.), Ethnicity: Theory and Experience. Cambridge: Harvard University Press.
• Martiniello, M. (1995). L’ethnicité dans les sciences sociales contemporaines. Paris: PUF.
• Ogien, A. (1987). “Les usages de l’identité.” In Vers des sociétés pluriculturelles : Études comparatives et situations en France. Paris: ORSTOM.
• Poutignat, P. & Streiff-Fenart, J. (1995). Théories de l’ethnicité. Paris: PUF.
• Shils, E. (1957). “Primordial, Personal, Sacred and Civil Ties.” British Journal of Sociology, 8, pp. 130-147.
• Stein, H.F. & Hill, R.F. (1977). Ethnic Groups, Crosscutting Ties in America. New York: Academic Press.
• Waters, M.C. (1990). Ethnic Options: Choosing Identities in America. Berkeley: University of California Press.
Références spécifiques au contexte mauricien
• Mannick, A.R. (1979). Mauritius: The Development of a Plural Society. London: Oxford University Press.
• Benedict, B. (1965). Mauritius: Problems of a Plural Society. London: Pall Mall Press.
• Benedict, B. (1961). Indians in a Plural Society: A Report on Mauritius. London: HMSO.
• Eriksen, T.H. (1990). "Linguistic diversity and the quest for national identity: The case of Mauritius." Ethnic and Racial Studies, 13(1), pp. 3-24.
• Eriksen, T.H. (1993). Ethnicity and Nationalism. London: Pluto Press.
• Eriksen, T.H. (1997). "Mauritian Society between the Ethnic and the Non-Ethnic." In C. Govers & H. Vermeulen (eds.), The Politics of Ethnic Consciousness. London: Macmillan, pp. 250-276.
• Orian, C. & Arno, T. (1986). Île Maurice, une société multiraciale. Paris: L’Harmattan.
• Lenoir, R. (1979). Un cas limite de pluralisme : L’Île Maurice. Paris: Presses de l’UNESCO.
• Nirsimloo-Anenden, A.D. (1990). "Identité ethnique télogoue et pratiques religieuses à l’île Maurice." In J.L. Alber (dir.), Vivre au pluriel. Production sociale des identités à l’île Maurice et à l’île de La Réunion. Paris: L’Harmattan.
• Ramyead, L.P. (1984). "Indian languages in Mauritius: A perspective." In U. Bissondoyal (ed.), Indians Overseas: The Mauritian Experience. Moka: Mahatma Gandhi Institute, pp. 135-147.
Publicité
Publicité
Les plus récents