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Laverite zenes

Quand la jeunesse débat de l’égalité des genres

18 septembre 2025, 15:00

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«Gender equality is not about handing out favours, but about removing barriers». À seulement une vingtaine d’années, ils n’ont pas hésité à affronter un thème qui divise, qui bouscule et qui dérange : l’égalité des genres. Sur le plateau de Laverite zenes du jeudi 18 septembre, Yakshini Mattarooa et Ahseek Mohammad Uzair, tous deux membres du National Youth Parliament 2025, ont montré qu’une nouvelle génération ose dire tout haut ce que d’autres taisent encore.

Les histoires de violences domestiques et de féminicides continuent de secouer la société. Les inégalités au travail, le harcèlement et les stéréotypes persistent, même si des avancées se dessinent à travers des réformes et une prise de parole plus courageuse de la jeunesse comme celle de Yakshini Mattarooa, 21 ans, étudiante en droit et en comptabilité et Ahseek Mohammad Uzair, 22 ans, étudiant en droit et management. Ils ont partagé leurs visions de ce combat, entre constats lucides et espoirs concrets.

«La compétence n’a pas de genre», rappelle Yakshini, qui déplore les biais persistants dans la profession légale ou politique, où l’on cantonne trop souvent les femmes à la famille ou aux violences domestiques, tout en leur refusant la légitimité sur des affaires de fraude ou de drogue. Pour elle, l’équité doit compléter l’égalité : «Nous ne demandons pas des faveurs, mais la suppression de barrières.»

De son côté, Ahseek se revendique féministe et appelle à une responsabilité partagée : «Pourquoi ce ne serait pas à nous, les hommes, de défendre le droit des femmes ? Ce n’est pas une question de sexe, mais d’humanité.» Pour lui, la lutte doit commencer dès l’éducation, l’écoute et le respect. Il insiste qu’il y a un problème d’écoute, considérant la facilité avec laquelle n’importe qui peut prendre, n’importe quand, la parole sur les réseaux, pour parfois même dire n’importe quoi.

Les deux jeunes leaders pointent aussi l’importance de quotas, citant l’exemple du Rwanda qui, en partant d’un quota de 30 %, est parvenu à atteindre plus de 60 % de femmes au Parlement. «Un tremplin nécessaire pour créer une véritable méritocratie», insiste Yakshini.

Mais au-delà des chiffres, c’est tout un changement de mentalité que réclament ces voix de la jeunesse. Déconstruire les stéréotypes à la maison comme à l’école, donner aux filles et aux garçons la liberté d’explorer sans étiquettes, encourager les jeunes à être acteurs plutôt que spectateurs.

Interrogés sur l’avenir, ils se disent confiants dans la possibilité d’avoir, un jour, une femme Premier ministre à Maurice. «Il n’existe aucun défi qu’un homme puisse relever et qu’une femme ne puisse pas… et si la chance est donnée à tout le monde, une femme premier ministre n’est pas si absurde», affirme Yakshini.

Leur message pour les jeunes, enfin, se résume en une vérité à transmettre. Pour Yakshini : «L’égalité n’est pas une faveur, c’est une condition pour que toute la société progresse.» Pour Ahseek : «La parole est une force, mais l’écoute est une sagesse. Les deux sont nécessaires pour bâtir un avenir plus juste».

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