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Interpellation musclée

Le dossier Narain Jasodanand transmis au DPP

17 septembre 2025, 07:30

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Le dossier Narain Jasodanand transmis au DPP

Le journaliste Narain Jasodanand avec son avocat, Mᵉ Roshi Bhadain, au CCID, hier.

Le journaliste Narain Jasodanand s’est présenté au Central CID (CCID) hier, accompagné de son avocat Me Roshi Bhadain, dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite d’une plainte de Tevin Sithanen, fils du gouverneur de la Banque de Maurice (BoM), Rama Sithanen.

L’affaire prend racine avec la publication d’un article sur la page Facebook Scoop.mu, jugé diffamatoire par Tevin Sithanen. Ce dernier affirme avoir été directement visé par les révélations du journaliste. Vendredi dernier, une perquisition est menée au domicile de Narain Jasodanand à Floréal, au cours de laquelle les enquêteurs saisissent des équipements électroniques, dont un ordinateur portable. Le journaliste dénonce alors une opération violente et le fait de ne pas avoir eu accès à son avocat lors de l’intervention.

Interrogé au CCID, hier, Narain Jasodanand a choisi de répondre aux questions relatives aux articles publiés. À sa sortie, Mᵉ Roshi Bhadain a indiqué que le dossier serait transmis au Directeur des poursuites publiques (DPP) pour une décision. L’homme de loi a souligné que son client a assumé la paternité des publications, tout en affirmant qu’elles reposaient sur des éléments vérifiés et d’intérêt public. «J’espère que c’est le dernier statement. Narain a expliqué qu’il a fait son travail professionnellement», a ajouté l’avocat.

Pour sa part, le journaliste se dit déterminé à maintenir sa ligne éditoriale. «Mon objectif était de mettre en lumière les ingérences de Tevin Sithanen dans les affaires de la BoM. Au lieu de saisir son téléphone, la police a pris le mien», a-t-il lancé à la presse, dénonçant une «entrave au travail journalistique».

L’interpellation de Narain Jasodanand a suscité de vives réactions, notamment sur la question de la liberté de la presse et la protection des sources journalistiques face aux accusations de diffamation. Le dénouement de l’affaire dépend désormais de la décision du DPP.

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