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Travaux au Saint Géran

Rencontre avec les pêcheurs, explications et injonction à venir

1 septembre 2025, 10:00

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Rencontre avec les pêcheurs, explications et injonction à venir

Depuis trois semaines, les travaux de réhabilitation du littoral au One&Only Le Saint Géran continuent de susciter débats et tensions. Les pêcheurs de la région avaient dénoncé des interventions jugées «inacceptables», en raison de l’impact sur le lagon et l’écosystème côtier.

Pour apaiser les inquiétudes, la direction du Saint Géran a organisé, le vendredi 29 août, une réunion avec Vincent Sakir et sept représentants des pêcheurs. Au cours de cette session d’une heure et demie, l’hôtel a présenté les cartes détaillées des travaux autorisés et expliqué l’ensemble des aspects techniques du projet de protection du littoral. Une visite de terrain avec les pêcheurs et les consultants techniques a ensuite été effectuée.

Dans un communiqué, l’hôtel insiste sur le respect total de la méthodologie validée dans le cadre de son Environmental Impact Assessment (EIA). La direction précise que le sable n’est pas rejeté dans le lagon mais utilisé pour remplir des sacs géotextiles afin de protéger la plage de l’érosion. Cette procédure, selon l’établissement, est effectuée sous la supervision stricte du ministère de l’Environnement. La licence initiale a été délivrée en 2024 et modifiée en juillet 2025 pour ajuster la méthodologie et assurer la complétion des travaux. Des inspections inopinées du ministère sont régulièrement effectuées pour vérifier la conformité des travaux et un député s’est récemment rendu sur place pour constater que toutes les opérations respectaient les conditions de l’EIA. Malgré ces démarches, le chantier n’a pas pu reprendre comme prévu le 27 août, les pêcheurs étant revenus obstruer les travaux. L’hôtel a donc saisi la justice pour obtenir une injonction.

L’affaire, portée en Cour suprême, oppose One&Only Le Saint Géran Ltd à sept personnes : Ashraf Ali Ramdin, Daniella Bassy, Louis Régis Sakir, Rudy Jonathan Bassy, Jimmy Drabougan, Denis Drabougan et Anthony Ramen. Plusieurs ministères et le commissaire de police ont été appelés comme codéfendeurs. Le 25 août, le juge en chambre Denis Mootoo a rejeté la demande d’injonction intérimaire telle que formulée, tout en ordonnant que les parties comparaissent en chambre le vendredi 5 septembre pour examiner la requête principale. L’ordonnance a été notifiée à tous les défendeurs et codéfendeurs.

Ce suivi judiciaire marque une étape importante dans ce dossier, où la gestion de l’érosion côtière et la protection des activités de pêche locales restent au cœur des débats. Si le Saint Géran affirme agir conformément aux réglementations et à l’EIA, la décision du 5 septembre sera déterminante pour savoir comment concilier les droits des habitants et la réalisation des travaux de réhabilitation. Dans ce contexte, les autorités et la société civile sont attendues pour veiller au respect des normes environnementales et à l’équilibre entre développement hôtelier et préservation du littoral.

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