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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 24 août au vendredi 29 août 2025
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Confidentiels
L'express leaks du dimanche 24 août au vendredi 29 août 2025
Plongez au cœur de l'actualité avec l'express, où nous vous dévoilons en exclusivité les derniers bruits de couloir, les buzz les plus récents et les scandales les plus retentissants que d'autres vous cachent. Restez informés et découvrez les dessous des événements qui façonnent notre société.
Appétissant marché public
Un protégé d’un dirigeant politique a récemment été nommé membre du conseil du Procurement Policy Office d’un corps parapublic, avec un salaire de plus de Rs 150 000. À l’époque où ce dirigeant était président de l’organisme, son protégé siégeait déjà sur le conseil. Ils dirigeaient l’institution comme s’il s’agissait de leur propriété privée, écrasant, selon certaines sources, le personnel et attribuant des contrats se chiffrant en milliards de roupies. L’un de leurs favoris était un entrepreneur mis en cause dans l’affaire St-Louis. Lorsque le poste de directeur général est devenu vacant, le protégé est passé d’un simple membre du conseil à directeur général, sans aucune qualification ni exercice de sélection, comme le prévoit le scheme of service, et avec un salaire de Rs 250 000. C’est alors que le pillage des fonds publics et la mauvaise gestion de l’organisme ont atteint leur apogée.
En 2014, à l’arrivée du gouvernement Jugnauth, le protégé avait tenté de s’accrocher à son poste et s’était recyclé en transfuge du Mouvement socialiste militant. Mais un ministre l’avait limogé. Aujourd’hui, ce personnage douteux est nommé membre de l’une des plus importantes instances de passation de marchés publics…
Médecin de la police hospitalisé
Un Police Medical Officer a passé quelques jours au centre cardiaque de Pamplemousses, où il a subi une série d’examens. On ignore si c’est l’affaire Jacquelin Juliette et les trois heures qu’il a passées à la barre pour témoigner, vendredi dernier, qui l’auront conduit là…
Qui veut salir le Procurement Officer ?
Concernant le protégé politique récemment nommé membre du conseil du Procurement Policy Office d’un corps parapublic, comme rapporté dans notre édition d’hier, son indemnité s’élève en réalité à Rs 97 000. Lorsqu’il a été nommé président de la WMA en 2005, l’homme en question siégeait déjà au conseil depuis 2003, mandaté par l’Université de Maurice sous un gouvernement précédent, explique t-on. Quant à ses qualifications : docteur en génie civil, doyen de la Faculté d’ingénierie, formateur de générations d’ingénieurs aujourd’hui actifs à la CWA, à la RDA, à la WMA et ailleurs. Retraité, il n’était plus au conseil. Mais en 2012, après deux ans sans directeur général et plusieurs appels à candidatures infructueux, il a postulé au poste de GM. Sélection rare : un panel indépendant l’a désigné comme le candidat le plus qualifié. Il a alors obtenu un contrat de trois ans. À noter également : dès 2009, le gouvernement l’avait nommé président de l’Independent Review Panel, après sa participation à la rédaction de la Public Procurement Act 2008. Plus tôt encore, il avait été consultant sur le projet Mare Chicose lancé par le MSM-MMM en 2002. «Un professionnel au-dessus des partis», glisse une source, «mais que certains, par jalousie ou inimitié, tentent de salir.» Cependant des questions persistent : pourquoi au moins six ingénieurs avaient été immédiatement licenciés lorsque le MSM est arrivé au pouvoir en 2014 ? Qui dirigeait les comités d’évaluation...
Meilleur contrôle pour travailleurs étrangers
À partir du 1ᵉʳ septembre, fini les piles de dossiers et les permis de travail en papier : tout bascule en électronique. Derrière cette modernisation affichée, le ministère du Travail viserait surtout à serrer la vis. Officiellement, il s’agit de gagner en efficacité. Officieusement, on chuchote que l’objectif est d’éviter les fraudes qui pullulent autour des permis et de mieux contrôler certains agents recruteurs accusés d’exploiter les travailleurs étrangers.
Le nouveau système, estampillé NELS, permettra aussi de suivre à la trace ces travailleurs «égarés dans la nature» une fois arrivés à Maurice. Une petite révolution administrative… mais aussi un coup de filet numérique. Une vingtaine de travailleurs étrangers originaires du Bangladesh, du Ghana, du Népal et de Madagascar seront déportés dans les prochains jours.
Quand Me Panglose divise…
Le fait que le nom de Raouf Gulbul ait été rayé de la liste des Senior Counsels par la présidence, alors que celui de Jacques Panglose a été maintenu, serait un autre signe que le PTr ne veut pas fermer la porte au PMSD, selon des sources au sein de l’Alliance du changement, après la nomination de Joël Rault comme ambassadeur à Paris. Mais cet avis ne fait pas l’unanimité, car beaucoup estiment que Mᵉ Jacques Panglose, en raison de sa longue expérience, mérite amplement ce titre, malgré les ennuis qu’il a connus dans le passé à Rodrigues…
Kot zot ?
Plusieurs ministres ont choisi de garer leur voiture dans la cour arrière du PMO lors du dernier Conseil des ministres, pour éviter les questions des journalistes postés devant la porte principale. Beaucoup ne voulaient pas commenter la décision de limoger Sanspeur et de maintenir Sithanen à la BoM.
D’autre part, ils sont de plus en plus nombreux à avouer ne plus voir certains de leurs députés sur le terrain depuis que la réforme des pensions a été votée… Plusieurs invitations sont lancées pour que ceux qui ont disparu refassent enfin leur apparition.
Mieux utiliser les conseillers
Deux Special Monitoring Teams vont être placées sous la direction du Dr Vasantrao Gujadhur. Mais derrière la façade officielle, certains glissent que ce dispositif est aussi une manière de redonner un rôle à des conseillers écartés des dossiers sensibles, mais dont les salaires ont été revus à la hausse. Dans les couloirs, on raconte que des hauts fonctionnaires rechignent à partager leurs prérogatives et que les conseillers, marginalisés, trouvent enfin là une porte d’entrée pour revenir dans le jeu. Les visites surprises des équipes de monitoring ? Elles serviraient autant à montrer les muscles qu’à rappeler que la technostructure n’a pas le monopole de l’autorité.
Derrière l’injonction
Qui donc tire les ficelles derrière la demande d’injonction visant à bloquer les nominations de Senior Counsels et de Senior Attorneys ? Dans les couloirs des tribunaux, la question circule, mêlant scepticisme et ironie. Car, au fond, ces titres n’ont qu’une valeur honorifique, sans conférer de privilège particulier à la barre. Alors, pourquoi cette bataille ?
Les plus cyniques parlent d’un recours démesuré, fruit d’un ego froissé plus que d’un principe de droit. On glisse même qu’un des contestataires songerait déjà à se retirer, conscient d’une impasse juridique et politique.
L’initiative, en visant la Cheffe Juge à titre personnel, a fait hausser bien des sourcils. Certains y voient une maladresse grossière, d’autres une volonté délibérée de blesser. Dans un cas comme dans l’autre, c’est l’image même de la profession qui s’en trouve écornée.
«L’honneur ne se mesure pas à un titre, mais à la façon dont on accepte une décision, même si elle déplaît», souffle un ancien du barreau. Dans cette affaire où l’exécutif et le judiciaire se jaugent, beaucoup estiment que la dignité devrait primer sur la polémique.
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