Publicité

Enquête judiciaire sur les décès de dialysés

Des questions toujours sans réponse

27 août 2025, 07:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Des questions toujours sans réponse

Mᵉ Jean-Michel Ah Sen n’a pas eu la tâche facile pour obtenir des précisions sur les dossiers fournis par le Medical Council. Photo: Rishi Etwaroo

Des interrogations, peu de réponses, et une frustration palpable. C’est le sentiment général qui s’est dégagé hier, à l’issue de la séance de l’enquête judiciaire sur les patients sous dialyse, décédés en 2021. Ces derniers recevaient des traitements à l’hôpital de Souillac. L’audience, présidée par la magistrate Shavina Jugnauth devant le tribunal de Curepipe, a été marquée par un échange tendu entre Mᵉ Jean-Michel Ah Sen, représentant du bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP), et le Senior Record Officer du ministère de la Santé, Ashiv Gunesh.

Interrogé sur les dossiers médicaux fournis à la cour, ce dernier a reconnu que seuls certains documents, transmis par le Medical Council, étaient en sa possession. Mᵉ Ah Sen a cherché à comprendre qui devait remplir la History & Continuous Sheet des patients. «C’est au médecin de le faire», a répondu le fonctionnaire. Mais lorsqu’il a été prié de préciser le nom du médecin ayant suivi les patients concernés, il n’a pas pu le faire. «Mon rôle est uniquement de produire les documents à la cour», s’est-il défendu.

À plusieurs reprises, Ashiv Gunesh a renvoyé les responsabilités vers d’autres instances. Pour plus de précisions, il faudrait selon lui s’adresser au surintendant de l’hôpital de Souillac. Même constat pour les dossiers liés à l’hôpital de Rose-Belle. Quant à savoir si les documents produits sont complets, la réponse a été négative : «Certains dossiers se trouvent encore au niveau des unités de dialyse. D’autres ont déjà été archivés.»

Face à ces explications jugées évasives, la magistrate l’a rappelé à l’ordre à plusieurs reprises, l’invitant à répondre plus clairement aux questions posées.

L’avocat du DPP a, de son côté, insisté pour qu’à la prochaine audience, le Senior Record Officer vienne avec des éléments plus précis : la liste des médecins ayant traité les 12 patients décédés, l’ensemble des dossiers manquants, ainsi que des éclaircissements sur les documents qui auraient été conservés au Tamassa Hotel, alors utilisé comme centre de quarantaine. À noter la présence à l’audience de l’avocat Mᵉ Veda Baloomoody. La prochaine séance est fixée au 12 septembre.

Publicité