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Éducation

Bullying scolaire : un combat difficile

24 août 2025, 16:00

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Bullying scolaire : un combat difficile

■ Les parents de cette école n’ont pas mâché leurs mots quant aux nombreux cas de bullying qui secouent le monde scolaire depuis quelque temps déjà. Photo: Dev Ramkhelawon

Le monde scolaire est une nouvelle fois secoué par des cas de bullying. Cette fois, c’est une école des basses Plaines-Wilhems qui se retrouve sous le feu des projecteurs. Mercredi dernier, plusieurs parents en colère se sont rassemblés devant l’établissement primaire pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme de l’inaction de la direction face aux souffrances de leurs enfants.

«On s’en prend à moi à l’école. Et cela, même en présence de mon enseignante. Elle ne dit rien…», raconte un écolier, les larmes aux yeux. L’enfant affirme que son calvaire a commencé l’année dernière et que malgré des plaintes répétées auprès de sa maîtresse, la situation n’a pas évolué. Sa mère, SaraJane, explique avoir dû intervenir elle-même: «En début d’année, j’ai parlé aux parents d’un camarade qui s’en prenait à mon fils. Après des discussions, les choses se sont apaisées. Mais ce n’est pas normal que ce soit aux parents de régler ce genre de problème.»

Face à cette colère grandissante, le Service Diocésain de l’Éducation Catholique (SeDEC) a tenu à préciser les démarches mises en place dans ce genre de situation. Clive Anseline, chargé de communication, insiste : «Il existe une structure légale que tous les établissements scolaires doivent respecter. C’est une question de gouvernance. Dans chaque problème de bullying, le cas est référé aux autorités compétentes.»

Selon lui, dès qu’un cas est signalé, le/la maître/sse d’école rédige un rapport détaillé qui est transmis aux instances concernées : la Child Development Unit (CDU), le ministère de l’Éducation, la Private Secondary Education Authority (PSEA) pour les collèges secondaires, ainsi que la brigade de protection de la famille. Une enquête est alors ouverte. «C’est à la lumière de ces investigations que des solutions peuvent être trouvées, notamment à travers la médiation et la recherche d’un consensus entre les parents», explique Clive Anseline.

Toutefois, il dit comprendre l’impatience des familles, qui veulent savoir rapidement quelles sanctions seront prises. «On peut se mettre à leur place. Mais nous avons aussi le devoir de respecter les procédures et le temps de l’enquête», ajoute-t-il.

Des enfants plus agressifs

Par ailleurs, le représentant du SeDEC constate que les comportements agressifs se multiplient chez les jeunes : «Il est vrai que ces derniers temps, les enfants deviennent de plus en plus agressifs.» Le porte-parole du SeDEC encourage les écoliers victimes à signaler immédiatement les incidents à l’administration. Le problème, selon lui, vient souvent d’un manque de communication. «Les enfants parlent d’abord à leurs parents, qui pensent que l’école ne fait rien. Mais il faut prendre en compte que ce qu’un enfant raconte ne reflète pas toujours exactement ce qui s’est passé», explique-t-il.

C’est pourquoi le SeDEC insiste sur l’importance du partenariat entre parents et enseignants. «L’administration a la responsabilité d’informer les familles, mais nous avons besoin de leur collaboration pour travailler ensemble», affirme Clive Anseline.

Le bullying reste un problème majeur, perturbant l’apprentissage et laissant des cicatrices durables chez les enfants. Les parents exigent des mesures fermes et rapides, tandis que les autorités scolaires rappellent l’importance de respecter les procédures et d’impliquer les instances compétentes.

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