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Affaire Afrinic

Roshi Bhadain parle «d’ingérence flagrante de l’exécutif dans le judiciaire»

23 août 2025, 10:00

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Roshi Bhadain parle «d’ingérence flagrante de l’exécutif dans le judiciaire»

Roshi Bhadain, leader du Reform Party entouré de son état-major, hier. © Rishi Etwaroo

Le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, a qualifié, hier, lors de sa conférence de presse tenue au Hennessy Park Hotel, la nomination d’un inspecteur par le président de la République, dans l’affaire Afrinic, «d’ingérence flagrante de l’exécutif dans le judiciaire». Il a expliqué qu’en «matière de séparation des pouvoirs, c’est très grave qu’un gouvernement s’ingère directement dans le judiciaire.»

Il a refait la chronologie des événements, de la proclamation par le président de la République sous l’article 58 de la Constitution et sa publication dans la Government Gazette, à la nomination d’un juge comme inspecteur sous la Companies Act. Roshi Bhadain a ajouté que, «le président de la République a fait clairement mention du executive authority vested in him et a avancé qu’il est advised par le Cabinet». Roshi Bhadain soutient qu’il n’est pas normal, dans un État de droit, que le gouvernement, par l’entremise du président de la République, s’ingère dans une affaire opposant deux compagnies devant la Cour.

Ce qu’il juge encore plus grave, ce sont les terms of reference, c’est-à-dire le fait même de superviser comment le judiciaire a géré l’affaire et comment les hommes de loi ont agi dans ce dossier. «C’est incroyable, du jamais vu, du jamais entendu…», martèle Roshi Bhadain.

Selon lui, le public doit s’interroger sur les actions du président de la République, notamment celui de «release» un juge de la Cour suprême et des décisions prises au Conseil des ministres. Le leader du Reform Party a salué également le juge ayant accordé l’injonction, ainsi que celui qui s’est désisté, avant de condamner l’action gouvernementale. «This is such a blatant interference.»

Il s’interroge désormais sur les prochaines actions du président de la République. «Que va-t-il faire maintenant que le juge a relinquished his mandate ? Va-t-il nommer un autre juge ? Va-t-il retirer sa proclamation ?» Roshi Bhadain a déploré également que la Judicial and Legal Service Commission, ainsi que la cheffe juge n’aient pas été consultées. «C’est un embarras pour le judiciaire.»

Roshi Bhadain a aussi fait référence à l’éditorial de l’express d’hier, 22 août, toujours au sujet des ingérences dans le judiciaire, en lien avec le président de la République. Il a souligné les changements intervenus dans la liste initiale des Senior Counsels et s’est demandé «Quels noms ont été ajoutés ? Quels noms ont été retirés ? Et sous quel droit la liste a-t-elle été publiée après ces modifications ?» Il se demande également si cela ne constitue pas une stratégie visant à faire pression sur la cheffe juge afin de la contraindre à démissionner. Roshi Bhadain a conclu en s’adressant au Premier ministre adjoint, Paul Bérenger. «Est-ce que le Premier ministre adjoint, Paul Bérenger, est d’accord avec ces ingérences dans le judiciaire ?»

Pension

Au sujet de la contestation concernant le relèvement de l’âge pour l’obtention de la pension de vieillesse, Roshi Bhadain a déclaré que «nous sommes prêts à déposer une plainte devant la Cour suprême concernant la policy decision de modifier l’âge du paiement de la pension de vieillesse, de 60 à 65 ans.» Le dépôt de la plainte est prévu pour septembre.

Ryad Subratty, secrétaire général du Reform Party, a quant à lui indiqué les nouvelles adhésions au parti, soit «200 nouveaux adhérents au Reform Party».

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