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Francisco François : «L’autonomie de l’île doit être consolidée dans la bonne gouvernance»
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Francisco François : «L’autonomie de l’île doit être consolidée dans la bonne gouvernance»
■ Francisco François, leader de l’OPR, était accompagné des membres du parti lors de la conférence de presse, mercredi.
Lors d’une conférence de presse spéciale organisée le mercredi 20 août, le leader de l’Organisation du peuple rodriguais (OPR), Francisco François, a insisté sur la nécessité de défendre l’autonomie rodriguaise. Il a aussi parlé du besoin de renforcer la gouvernance dans la transparence, la discipline et le respect des institutions.
Dès l’entame, Francisco François a replacé son intervention dans la continuité de la lutte historique pour l’autonomie, rappelant que celle-ci fut acquise en 2002 après 25 ans de combat politique. Il a affirmé que l’autonomie n’est pas un acquis figé, mais un processus qui doit être constamment consolidé et approfondi. Pour lui, cette autonomie ne doit pas être une simple revendication politique, mais un outil au service du développement de Rodrigues et de l’amélioration des conditions de vie de sa population.
Le chef de file de l’OPR a ensuite dressé un constat sévère des quatre années de gestion du gouvernement régional actuel. Selon lui, ce dernier a plongé Rodrigues dans l’instabilité et la mauvaise gouvernance. Il a dénoncé une gestion marquée par la discrimination, des décisions arbitraires et des dépenses excessives, alors même que les besoins prioritaires de la population demeurent insatisfaits. Pour Francisco François, le gouvernement régional a failli à sa mission de servir le peuple et a transformé l’autonomie en instrument partisan.
Une gouvernance fondée sur la responsabilité
Malgré ce constat sévère, le leader de l’OPR a affirmé que son parti se place résolument du côté du dialogue et de la réconciliation. Il a insisté sur le fait que l’autonomie ne doit pas devenir un champ de bataille politique, mais au contraire, un socle d’unité et de stabilité. «Entre la paix et la guerre, nous choisissons la paix. Entre la solidarité et la division, nous choisissons la solidarité», a-t-il déclaré. Pour lui, Rodrigues a besoin d’une gouvernance fondée sur la responsabilité, la discipline et la transparence, et non sur les querelles partisanes et les calculs d’intérêts personnels.
La question de l’autonomie a occupé une place centrale dans son discours. Francisco François a souligné qu’elle doit être renforcée à travers une meilleure coopération entre le gouvernement régional et le gouvernement central. Il a rappelé que l’autonomie est à la fois un héritage et un devoir, et qu’elle doit être exercée dans l’intérêt supérieur du peuple rodriguais. Il a également évoqué l’importance de préserver la culture, la langue créole rodriguaise et le patrimoine local, citant le sega tambour inscrit au patrimoine immatériel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, comme autant de symboles qui doivent être protégés et valorisés dans le cadre d’une autonomie vivante.
En conclusion, Francisco François a appelé la jeunesse à s’engager davantage dans la vie politique, et à défendre une autonomie moderne, porteuse d’un nouvel élan politique, social et économique. Il a dit estimer que la population doit rester vigilante et se préparer à d’éventuels bouleversements politiques si la situation actuelle d’instabilité perdure. Selon lui, l’avenir de Rodrigues passe par une autonomie consolidée, exercée avec responsabilité et orientée vers le progrès. «Rodrigues doit rester dans la lumière, dans l’unité et dans la solidarité», a-t-il lancé, concluant son intervention sur un ton solennel et déterminé.
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