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Enquête judiciaire sur les dialysés décédés

Toujours autant de zones d’ombre autour de l’hôpital de Souillac

19 août 2025, 13:00

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Toujours autant de zones d’ombre autour de l’hôpital de Souillac

Le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, a de nouveau été interrogé ce lundi 18 août.

Pourquoi les documents officiels produits par le ministère de la Santé comportent-ils encore autant d’incohérences concernant la mort de 12 patients dialysés en 2021, tous suivis à l’hôpital de Souillac ? C’est la question qui anime les audiences devant la Cour de Curepipe. Ce lundi 18 août, Me Jean-Michel Ah Sen, représentant du bureau du Directeur des poursuites publiques, a tenté une nouvelle fois de faire la lumière sur ce dossier sensible.

Il a de nouveau interrogé le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé. Celui-ci a détaillé la hiérarchie et les responsabilités au sein des hôpitaux durant la pandémie du Covid-19. Selon lui, le protocole prévoyait que les repas des personnes placées en quarantaine soient pris en charge par le Regional Health Director. Mais à partir de mars 2021, cette tâche incombait directement aux hôtels convertis en centres de quarantaine. Face aux questions de Me Ah Sen, il a toutefois admis qu’un patient dialysé nécessitait une alimentation spécifique, ce qui ne relevait pas du ressort du Regional Health Director.

Le flou persiste également autour de la gestion quotidienne du centre. Un praticien de l’hôpital de Souillac, convoqué à la barre, s’est montré particulièrement évasif. Interrogé sur l’absence de signatures dans l’Attendance book entre le 26 mars et le 9 avril 2021, période cruciale pour les patients dialysés, il a simplement répondu «I will find out». Une réponse qui n’a pas satisfait l’avocat, lequel a réclamé l’audition d’autres responsables, notamment ceux rattachés à l’hôtel Tamassa, également impliqué dans la prise en charge.

Autre élément soulevé, l’intervention d’un Record officer, affecté à l’hôpital de Rose-Belle. Ce dernier devra revenir à la barre, le 26 août prochain, afin de fournir des détails sur le parcours médical de ces 12 patients, depuis leur admission jusqu’à leur décès.

L’affaire, qui reste hautement sensible quatre ans après les faits, continue donc de soulever plus de questions que d’apporter des réponses. La prochaine audience est pour le 26 août, sous la présidence de la magistrate Shavina Jugnauth.

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