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Des frappes israéliennes font plus de 330 morts, un bilan inédit Depuis le cessez-le-feu
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Des frappes israéliennes font plus de 330 morts, un bilan inédit Depuis le cessez-le-feu
Des bombardements israéliens de grande ampleur ont fait au moins 330 morts à Gaza, a annoncé ce mardi 18 mars 2025 la Défense civile du territoire palestinien. Le Hamas accuse Israël de « reprendre la guerre ».
Mardi 18 mars 2025, les Forces de défense israélienne et l’Agence de sécurité intérieure ont revendiqué « des frappes étendues sur des objectifs terroristes appartenant à l’organisation terroriste Hamas dans la bande de Gaza », dans un communiqué commun sur Telegram. «Le ministère de la Santé a enregistré plus de 330 morts, en majorité des enfants et des femmes palestiniens, et des centaines de blessés, dont des dizaines sont dans un état critique» a indiqué à l’AFP le directeur du ministère, Mohammed Zaqout.
Le chef du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza, Essam al-Dalis fait partie des victimes a annoncé le mouvement islamiste dans un communiqué. Il fait partie d’une liste de quatre «dirigeants du gouvernement » de Gaza diffusée par le Hamas dans un « communiqué de condoléances», qui comprend également le ministre adjoint de l’Intérieur, le général Mahmoud Abou Watfa, et le directeur général des services de sécurité intérieure, le général Bahjat Abou Sultan.
Ces frappes, décidées par le premier ministre Benyamin Netanyahou et son ministre de la Défense Israël Katz, font « suite au refus répété du Hamas de libérer nos otages ainsi qu’à son rejet de toutes les propositions qu’il a reçues de l’envoyé présidentiel américain Steve Witkoff et des médiateurs », a indiqué le gouvernement israélien. «Israël agira dorénavant contre le Hamas avec une force militaire accrue», a souligné la même source. La présidence des États-Unis a déclaré avoir été consultée par Israël en amont des frappes.
Le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, a accusé Benyamin Netanyahou de « torpiller » la trêve et de vouloir «sacrifier » les otages. Le dirigeant israélien « a décidé de reprendre la guerre d’extermination dans laquelle il voit une bouée de sauvetage pour les crises internes» que traverse Israël, a souligné l’organisation islamiste dans un communiqué. « La décision de Netanyahou de reprendre la guerre est une décision de sacrifier les prisonniers (les otages aux mains du Hamas ou de ses alliés) et une condamnation à mort à leur encontre»*, ajoute le texte.
Ordre d’évacuation
Selon un responsable israélien qui s’est exprimé sous le couvert de l’anonymat, ces frappes «préventives» ont visé « des commandants militaires de grade intermédiaire, des membres de la direction du Hamas ainsi que des infrastructures terroristes»*. Celles-ci sont menées en vue d’empêcher le Hamas de « reconstituer des forces et de se réarmer », a-t-il ajouté. L’offensive se poursuivra « aussi longtemps que nécessaire » et s’étendra au-delà du seul recours à des frappes aériennes, a souligné cette source.
L’armée israélienne a ordonné à la population de Gaza d’évacuer les zones frontalières. Cet ordre d’évacuation vaut « spécialement » pour les régions de Beit Hanoun (nord), Khirbet Khuza’a, Abasan al-Kabira et Abasan al-Jadida (Sud), qui sont des « zones de combats dangereuses », a indiqué sur la plateforme X le porte-parole arabophone de l’armée, Avichay Adraee, appelant les habitants à « se déplacer vers les abris dans l’ouest de la ville de Gaza et dans la ville de Khan Younès ».
Une réunion prévue à l’Onu
Le Hamas a appelé le Conseil de sécurité de l’Onu à se réunir en urgence et à adopter une résolution pour contraindre Israël à « cesser l’agression » et retirer ses troupes de toute la bande de Gaza. Une réunion du Conseil prévue avant les frappes est censée se dérouler mardi à 10 h (14 h GMT) à New York.
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