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Royaume-Uni
Accusé d'agression sexuelle, l’évêque de Liverpool nie fermement
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Accusé d'agression sexuelle, l’évêque de Liverpool nie fermement
L’évêque dit avoir répondu à une enquête effectuée au sein de l’Église en 2013. Certaines accusations «ont fait l’objet d’une enquête de la police, qui n’a pas donné suite», affirme-t-il, en se disant prêt à participer à toute nouvelle enquête «jugée nécessaire».
L'évêque de Liverpool a rejeté mardi soir les accusations de harcèlement et d'agression sexuelle portées par deux femmes contre lui, au moment où l'Église anglicane d'Angleterre est dans la tourmente pour sa gestion de plusieurs affaires de pédocriminalité. Le chef de l'Église d'Angleterre Justin Welby a été poussé début novembre à la démission en raison de sa gestion d'une affaire d'agressions physiques et sexuelles sur des dizaines d'enfants. Son successeur, Stephen Cottrell, qui a pris le 6 janvier temporairement la tête de l'Église, est lui aussi critiqué pour avoir maintenu en poste un prêtre qui s'était vu interdire par l'institution de se retrouver seul avec des enfants après plusieurs cas d'agressions sexuelles.
L'évêque de Liverpool, John Perumbalath, est lui directement accusé d'agression par deux femmes. L'une d'elles affirme qu'il l'a embrassée sans son consentement, et lui reproche également des attouchements, selon la télévision Channel 4. L'autre l'accuse de harcèlement sexuel. «J'ai toujours nié les accusations formulées contre moi par les deux plaignantes», a réagi l'évêque dans un communiqué mardi soir. Il affirme que ces accusations concernent «des rencontres qui ont eu lieu dans des lieux publics, en présence d'autres personnes».
«J’ai pris au sérieux les leçons tirées de ce processus»
L'évêque dit avoir répondu à une enquête effectuée au sein de l'Église en 2013. Certaines accusations «ont fait l'objet d'une enquête de la police, qui n'a pas donné suite», affirme-t-il, en se disant prêt à participer à toute nouvelle enquête «jugée nécessaire». «Bien que je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit de mal, j'ai pris au sérieux les leçons tirées de ce processus concernant la manière dont mes actions peuvent être perçues par d'autres», assure l'évêque.
Dans son sermon de Noël, Stephen Cottrell a appelé l'Église à se réformer et à «faire pénitence» face à la succession de scandales sexuels. Le futur chef religieux de l'Église d'Angleterre, l'archevêque de Canterbury, sera désigné par le roi Charles III à l'issue d'un long processus de sélection. Son nom ne sera pas connu avant l'automne, selon les médias britanniques. L'Église d'Angleterre est l'église-mère de la «communion anglicane» au niveau mondial, qui revendique environ 85 millions de fidèles dans plus de 165 pays.
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