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Incendies à Los Angeles
Au moins 24 morts, des vents violents menacent à nouveau
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Incendies à Los Angeles
Au moins 24 morts, des vents violents menacent à nouveau
Un avion effectue un largage de produit retardant au-dessus de l’incendie de Palisades, dans le canyon de Mandeville, à Los Angeles, en Californie, le 11 janvier 2025.
Les efforts déployés par des milliers de pompiers ont permis de maîtriser en partie les deux principaux incendies. Mais après une courte accalmie, les vents chauds et secs doivent se renforcer dès ce mardi.
Assiégée par les flammes depuis mardi dernier, la deuxième ville la plus peuplée des États-Unis continue de compter ses morts: le bilan s’est alourdi dimanche soir à 24 personnes décédées, selon les autorités. La cité des anges se prépare lundi 13 janvier à un retour de vents violents, qui menacent d'attiser les feux.
Le président américain Joe Biden a affirmé lundi que «des dizaines de milliards de dollars» seront nécessaires pour la reconstruction à Los Angeles après les graves dégâts causés par les très violents incendies qui l’assiègent depuis près d’une semaine. «Cela coûtera des dizaines de milliards de dollars pour remettre Los Angeles en l’état», a-t-il déclaré, au moment où la grande ville californienne se prépare à un retour de vents violents, menaçant d’attiser les feux qui ont fait au moins 24 morts. «Nous allons continuer à utiliser tous les moyens dont nous disposons pour contribuer à combattre les incendies», s'est engagé le président américain.
Le gouverneur de l’État a déclaré dimanche vouloir lancer un «Plan Marshall» pour reconstruire la Californie.
Donald Trump prévoirait une visite en Californie la semaine prochaine
Le président élu américain Donald Trump aurait l’intention de se rendre en Californie après son investiture, le 20 janvier, pour évaluer les dégâts causés par les incendies et évaluer les besoins d’urgence, croit savoir l’agence Reuters, qui cite une source au courant du programme. Le voyage pourrait avoir lieu à la fin de la semaine prochaine. «En ce qui concerne la Californie, le président élu Trump a l’intention d’y aller, le moment reste à déterminer», aurait déclaré cette source.
24 victimes, la ville continue de compter ses morts
Assiégée par les flammes depuis mardi dernier, la deuxième ville la plus peuplée des États-Unis continue de compter ses morts: le bilan s’est alourdi dimanche soir à 24 personnes décédées, selon les autorités. Dans les quartiers ravagés, des secouristes assistés de chiens continuent d'inspecter les décombres à la recherche de corps. «C'est une tâche très éprouvante, et malheureusement, nous tombons tous les jours sur des corps», déplore le shérif du comté de Los Angeles Robert Luna.
Les vents doivent se renforcer mardi
Les efforts déployés par des milliers de pompiers, y compris venus du Mexique voisin, ont permis de maîtriser en partie les deux principaux incendies. Mais après une courte accalmie, les vents chauds et secs doivent se renforcer dès mardi. Les services météo américains «prévoient des vents proches de la force d'un ouragan», a averti la maire de Los Angeles Karen Bass en conférence de presse. Les prévisions font état d'un «risque extrême d'incendies» et d'une «situation particulièrement dangereuse», avec des vents qui culmineront à 110 km/h à partir de mardi matin, a précisé la météorologue Rose Schoenfeld. Des vidéos montrent des «tornades de feu», qui ne surviennent que dans les incendies les plus intenses.
Les pompiers à pied d’œuvre ont reçu des renforts humains et matériels, dont des dizaines de camions-citernes, et sont prêts à faire face à la situation, a affirmé leur chef dans le comté de Los Angeles.
Les vents de Santa Ana qui ont attisé le feu sont un classique des automnes et des hivers californiens. Mais ils ont atteint cette fois une intensité inédite depuis 2011, avec des rafales allant jusqu’à 160 km/h la semaine passée. De quoi propager le feu à la vitesse de l’éclair, d’autant que deux années très pluvieuses avaient fait naître une végétation luxuriante, qui s’est ensuite desséchée au cours de huit mois sans précipitation.
Pas de retour à la normale pour 100 000 évacués
Tout retour des évacués a été stoppé jusqu'à jeudi à cause du renforcement attendu du vent, ont averti les pompiers, appelant à la patience les dizaines de milliers d'habitants faisant la queue, parfois pendant des heures, dans l'espoir de récupérer des médicaments ou des vêtements chez eux, ou tout simplement de voir si leur maison a été détruite ou non.
Si les écoles ont rouvert, pas loin de 100 000 personnes restent concernées par un ordre d'évacuation. L'affluence de personnes évacuées et à héberger est un autre défi pour la ville, et des informations font état de cas de propriétaires opportunistes ayant augmenté leur loyer. Plus de 12.000 habitations, bâtiments et véhicules ont été détruits ou endommagés par les feux, qui pourraient être les plus coûteux jamais connus, selon des estimations provisoires.
Face aux pillages, un couvre-feu entre 18h00 et 06h00 du matin est en vigueur dans les secteurs les plus ravagés. Les autorités locales ont annoncé dimanche l’arrestation de dizaines de personnes.
Les autorités critiquées
Nombre d'habitants commencent à critiquer la gestion des autorités locales, les pompiers ayant parfois dû composer avec des bouches d'incendie à sec ou avec une faible pression. Le gouverneur démocrate de l'État, Gavin Newsom, a demandé «un examen indépendant complet» des services de distribution d'eau de la ville. Selon Reuters, une plainte a été déposée lundi contre le Département de l’eau et de l’électricité de Los Angeles pour sa gestion des réserves d’eau essentielles à la lutte contre l’incendie meurtrier de Palisades, qui a tué au moins huit personnes et détruit des milliers de structures. Donald Trump a une nouvelle fois attaqué dimanche les dirigeants locaux, qualifiés de «politiciens incompétents». Une enquête impliquant le FBI pour déterminer les causes des incendies est en cours.
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