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Anne Marie Bejjani
«Les Libanais sont un peuple très résilient»
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Anne Marie Bejjani
«Les Libanais sont un peuple très résilient»
Anne Marie Bejjani, chef de produits à l’international pour le groupe Havea.
La Libanaise Anne Marie Bejjani, chef de produits à l’international pour le groupe français Havea, un des plus importants fabricants de compléments alimentaires en France, a animé des présentations sur les derniers-nés de la gamme Manhaé, commercialisés par Mauripharm Ltd, société pharmaceutique représentant les produits Havea à Maurice. Nous en avons profité pour lui parler de son pays et lui faire parler d’elle.
Cette pharmacienne a beau être jeune – elle n’a que 26 ans - et bien que cela ne fait qu’un an qu’elle a été recrutée par le groupe Havea, elle connaît les quelque 800 compléments alimentaires de la maison sur le bout de ses doigts et en particulier les quatre gammes, qui se vendent mieux, à savoir Manhaé, Ultra, Force G et Nutricap.
Anne Marie Bejjani est une Libanaise chrétienne et jusqu’à 2021, elle a vécu à Beyrouth, capitale du Liban. La veille du jour où nous la rencontrons, la semaine dernière, il y a eu un cessez-le-feu entre Israël et son pays et cela la rend heureuse. Non pas qu’elle ait beaucoup connu la guerre. «J’ai vécu au Liban jusqu’à mes 23 ans. Quand on pense à Beyrouth, on pense à une ville dévastée. Or, c’est une ville pleine de vie, que ce soit à midi ou à 4 heures. Les Libanais sont un peuple très résilient.» La seule fois où elle a connu des bombardements, souligne-t-elle, c’était en 2006. «Nous avons dû arrêter l’école plus tôt et au lieu d’entrer en vacances en juin, nous sommes entrés en vacances en mai. On est habitué à cela et on essaie toujours de voir le côté positif des choses.»
Bien qu’elle ait été plus jeune, elle dit n’avoir pas ressenti la peur. «Toute la famille est montée sur le Mont Liban, dans la ville de Falougha et nous y sommes restés jusqu’à la fin de la guerre, qui a duré moins d’un mois. Etre en famille élargie a fait que nous ne ressentions pas la peur.»
Anne Marie Bejjani dit avoir été très influencée par la carrière de ses parents lorsqu’elle devait choisir sa filière d’études universitaires. En effet, bien avant d’avoir terminé le lycée, elle songeait à étudier la médecine car son père Antoine est anesthésiste et sa mère Claudia, sage-femme. «Ils aidaient des personnes dans le besoin et j’ai hésité entre la médecine – gynécologue ou anesthésiste - et la pharmacie. Au moment de faire mon choix, mes parents m’ont rappelé que les métiers de santé exigent une présence à l’hôpital, que ma mère avait momentanément stoppé sa carrière pour élever ses trois enfants (NdlR : Anne Marie Bejjani a une petite sœur ingénieure, qui a fait sa spécialisation en biologie et leur grand-frère est ingénieur aussi mais dans le pétrole) et que pour les fêtes de fin d’année et notamment Noël, il a souvent dû travailler. Ils m’ont dit de bien réfléchir entre être maman ou être impliquée dans la santé de A à Z.»
Après mûres réflexion, elle a réalisé qu’elle voudrait être mère un jour et a donc opté pour une carrière dans le domaine paramédical, soit la pharmacie. Elle explique qu’au Liban, le pharmacien est presque systématiquement consulté en première instance. «Les habitants passent par les pharmaciens pour presque tout et principalement parce que les conseils et les informations sont gratuites. Et puis, le pharmacien est habilité à donner des antibiotiques et des anti-inflammatoires sans prescription. C’est seulement lorsque le pharmacien voit que le problème le dépasse qu’il réfère le malade à un médecin. Au Liban, le médecin et le pharmacien sont deux métiers qui s’épaulent.» Anne Marie Bejjani a étudié la pharmacie pendant cinq ans à l’université St Joseph à Beyrouth, effectuant des stages en officine dans la banlieue de la capitale avant de prendre part à deux examens, soit l’examen de fin d’études universitaires et l’examen d’Etat pour obtenir son doctorat en pharmacie.
Il était dans son intention d’ouvrir sa propre pharmacie et elle avait mis de l’argent de côté à la banque à cet effet. Sauf qu’en 2019, son pays a connu une importante crise économique et le gouvernement a bloqué l’argent des Libanais en banque. «Et même si la situation s’est améliorée depuis, j’avais changé d’idée.» Elle a dû travailler en officine durant la pandémie du Covid-19 mais portait les vêtements de protection, le masque et une vitre séparait les pharmaciens et leurs préposés des clients. Comme elle avait fait ses études en français, elle a décidé d’aller rejoindre sa petite sœur qui étudiait en France et d’y tenter sa chance. C’est ainsi qu’en 2021, elle a mis le cap sur Paris, vivant en banlieue parisienne. Pour devenir une bonne gestionnaire, elle a suivi un cours menant au Master en international marketing and business development au Skema Business School. Son diplôme obtenu, elle a cherché un emploi et l’a trouvé dans le domaine de l’oncologie chez Pierre Fabre. Elle devait utiliser tous les supports possibles pour faire le marketing des médicaments contre le cancer, de même que la prévention. Au bout de six mois toutefois, elle a senti qu’elle évoluait dans un domaine trop restreint et a cherché d’autres postes. «C’est là que je suis tombée sur l’annonce du groupe Havea qui recherchait une chef de produits à l’international. J’ai postulé et j’ai été recrutée en septembre 2023.»
Anne Marie Bejjani est ravie car elle connaissait déjà les compléments alimentaires du groupe Havea pour les avoir prescrits et recommandés au Liban. «Je savais que c’était des produits très performants et je trouvais intéressant de me retrouver de l’autre côté, soit chez le fabricant.»
Le groupe Havea, qui commercialise plus de 800 compléments alimentaires dans plus de 62 pays, a trois chefs de produits à l’international. Une s’occupe de l’Amérique et de l’Afrique, une autre de la Chine alors qu’elle couvre l’Europe, l’Asie et le Moyen Orient. Depuis qu’elle a été recrutée, elle a fait dix déplacements en Europe, dans les Caraïbes, à La Réunion et à Maurice. Le rôle des chefs de produits est d’aider les partenaires à booster leurs stratégies commerciales, à les informer des nouveaux compléments alimentaires mis sur le marché et à former le personnel, de même qu’animer des conférences à propos des compléments alimentaires du groupe Havea à l’intention des pharmaciens et des médecins. «Je présente les produits, je parle de leurs principes actifs, je montre les études cliniques et j’explique quand recommander nos compléments alimentaires.» Ce qui l’intéresse aussi dans ces déplacements, c’est découvrir différentes cultures et «c’est ce qui garantit la capacité d’adaptabilité.»
Les quatre marques de compléments alimentaires du groupe Havea qui marchent le mieux dans le monde sont la gamme Manhaé, qui couvre tous les besoins de la femme tout au long de sa vie, celle Ultra qui a trait à l’estomac et à la flore intestinale, la gamme Force G, soit des toniques 100 % naturels pour redonner énergie et vitalité, et la gamme Nutricap qui donne un coup de fouet à tous types de cheveux et aux ongles.
A Maurice, ce sont surtout les toniques Force G qui cartonnent mais les autres produits de la gamme Manhaé, qui date d’une vingtaine d’années, ne jettent pas leur part aux chiens non plus. Anne Marie Bejjani est ravie du partenariat de longue date, soit plus de 30 ans, avec la société pharmaceutique Mauripharm Ltd, fondée par le pharmacien Clément Gerval et repris en main par ses filles et ses petites-filles. «Entre le groupe Havea et Mauripharm, il y a déjà une relation solide de confiance d’établie. On sait et on sent que nos produits sont en de bonnes mains. J’ai eu le sentiment d’être chez moi en raison de l’accueil très chaleureux que j’ai reçu des filles Gerval et de leur équipe…»
Cinq nouveaux compléments alimentaires attendus
Anne Marie Bejjani a présenté cinq nouveaux compléments alimentaires de la gamme Manhaé qui devraient arriver à Maurice très bientôt, à savoir Manhaé Femmes Enceintes, Manhaé Allaitement, Manhaé Cyscalm, Manhaé Coupe-faim et Manhaé Peau Sublime. Manhaé Femmes Enceintes, qui comprend notamment les vitamines B9, D, du fer, du magnésium, de l’iode et de l’Omega3, prépare le corps de la femme à concevoir et accompagne la femme enceinte et le fœtus durant la grossesse. Comme la première cause de l’arrêt de l’allaitement est le manque de lait, Manhaé Allaitement qui comporte du fenouil, booste la production de lait maternel. Pour les personnes ayant souvent des cystites, le groupe Havea propose Manhaé Cyscalm en format gommes à sucer et dont le principe actif est la canneberge. Le Manhaé Coupe-Faim, qui se présente aussi sous format de gommes à sucer, englobe de la caroube et des fibres de pommes. L’eau qu’il faut boire avec fait gonfler ces ingrédients actifs et réduit les fringales et procurent une sensation de satiété. Finalement, toujours sous forme de gommes à sucer, il y a Manhaé Peau Sublime qui comprend comme principes actifs de l’acide hyaluronique, de la fleur d’immortelle, les vitamines C et E et du zinc, qui traitent la peau de l’intérieur, la rendant plus belle.
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