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Législatives en France
Dramatisation des enjeux à quatre jours du premier tour
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Législatives en France
Dramatisation des enjeux à quatre jours du premier tour
Emmanuel Macron, président de la République et Gabriel Attal, Premier ministre.
A quatre jours du premier tour des législatives en France, les candidats des trois principaux blocs dramatisent les enjeux d'un scrutin présenté comme historique, qui pourrait voir l'extrême droite arriver au pouvoir.
Mardi soir, le leader d'extrême droite Jordan Bardella, le Premier ministre macroniste Gabriel Attal et le représentant de l'alliance de gauche Manuel Bompard se sont affrontés dans un débat tendu, qui a surtout illustré la confiance de M. Bardella dans la victoire de son camp, largement en tête des sondages.
Calme et manifestement mieux préparé que lors d'un précédent débat face à Gabriel Attal il y a un mois, pendant la campagne des élections européennes, M. Bardella s'est clairement projeté vers la victoire et le poste de Premier ministre qui lui reviendra si son parti gagne la majorité absolue à l'Assemblée, au terme des scrutins des 30 juin et 7 juillet.
Choix historique
La dramatisation des enjeux est encore montée d'un cran mardi soir.
«Dans quelques jours, vous êtes appelés aux urnes pour un choix historique», a lancé en conclusion du débat le chef du RN (Rassemblement national).
Le représentant de la gauche Manuel Bompard a lui appelé les Français à «empêcher que la peur devienne une réalité et faire que la France ne s'abîme pas dans le racisme, la détestation, le chacun pour soi».
Enfin le Premier ministre Gabriel Attal a poursuivi la stratégie du président Emmanuel Macron depuis l'annonce de la dissolution le 9 juin, renvoyant ses adversaires dos à dos et se présentant comme un rempart: «la France a rendez-vous avec ses valeurs et son destin, j'ai confiance en vous et j'ai confiance en nous», a-t-il dit.
Le camp présidentiel est pourtant loin derrière, à 21% dans les sondages, l'extrême droite, toujours dans la dynamique de son succès aux européennes, caracolant à 36%, devant la coalition de gauche (28,5%).
Campagne frénétique
Mercredi, Gabriel Attal a deux déplacements prévus dans le centre-ouest de la France. Jordan Bardella, lui, poursuivra son marathon médiatique avec une double intervention sur la radio Europe 1 et la chaîne CNews, deux médias du milliardaire breton Vincent Bolloré, régulièrement accusés de faire le lit de l'extrême droite.
Face au RN, et au séisme politique que constituerait son arrivée au pouvoir, quelque 200 personnalités socialistes, écologistes et macronistes ont appelé dans le journal Le Monde la droite, le centre et la gauche à «afficher clairement dès maintenant» un accord de désistement en vue du second tour.
«Nous verrons au cas par cas», a répondu Manon Aubry, candidate de la gauche radicale (LFI), membre de l'alliance du Nouveau Front populaire avec les socialistes et les écologistes.
Les macronistes, eux, temporisent aussi: les ténors du camp présidentiel ont discuté mardi de la «stratégie de la campagne» et ont semblé se diriger vers un mot d'ordre «ni RN, ni LFI» au second tour des législatives, même si Emmanuel Macron n'a pas encore tranché.
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