Publicité
Lycée Labourdonnais: des jeunes sensibilisés aux fake news via un projet pédagogique
Par
Partager cet article
Lycée Labourdonnais: des jeunes sensibilisés aux fake news via un projet pédagogique
«En ces temps où de fausses informations circulent aussi vite que les virus, nous avons voulu sensibiliser les élèves aux fake news. Notre objectif était de développer leur sens critique et leur méfiance vis-à-vis de toutes les «informations» pouvant circuler sur le Web, et, en particulier, sur certains réseaux sociaux», écrit Adrien Reiss-Barde, professeur au Lycée La Bourdonnais sur la plateforme de ce projet pédagogique.
En effet, l’enseignant a élaboré cette initiative pour les élèves de seconde, âgés entre 15 et 16 ans. Afin de leur montrer qu’il n’est pas difficile de créer une fausse information, les élèves devaient produire une page Web respectant la charte graphique du site de l’express.mu tout en écrivant «un article fantaisiste».
«On a alors fait tout un travail pour comprendre ce que sont les fausses nouvelles, comment on les fabrique. Vers décembre 2019/janvier 2020, on a commencé. Puis cela a été finalisé à distance durant le confinement», explique Adrien Reiss-Barde. Selon lui, ce phénomène constitue un sujet d’actualité, d’autant que les jeunes y sont plus exposés de par leurs navigations virtuelles.
Au total, une quarantaine d’élèves ont pris part au projet. Un exercice qui a vite emballé ces jeunes, friands des navigations virtuelles. «On a commencé depuis quelques mois. C’était pour un cours en sciences numériques et technologies. Dans cette matière, on apprend à faire tout ce qui est programmation. On a donc travaillé sur le langage HTML», explique Teesha Jhowry, 15 ans. Cette dernière s’est inspirée de «l’abominable monstre marin», le Kraken. Ainsi, elle a inventé une histoire disant que celui-ci aurait été aperçu au large de Blue-Bay.
Engouement
Les témoignages fusaient pour alimenter sa fausse nouvelle. «Même l’astronaute français Thomas Pesquet était surpris de voir que le mangeur d’homme existe.» «Le Kraken existe! La Terre vue de l’espace ne fait pas le poids face à cette légende des mers!», a-t-il twitté. «Aucun mort ou blessé n’est à déplorer. Nous vous tiendrons au courant de la présence du Kraken très bientôt», écrit la jeune fille sur sa page.
Eric Hennebert, un autre élève de 15 ans, ne cache pas son engouement. «Avec l’HTML, qui nous sert à coder les sites Internet, c’était à la fois une manière de faire de l’apprentissage de l’informatique et de la prévention contre les fausses nouvelles. Mais ce projet nous aide aussi à apprendre en s’amusant et à développer notre créativité et originalité», souligne-t-il. Il a ainsi inventé une nouvelle soulignant la découverte d’un canard sans l’espace. Une trouvaille qui aurait alors provoqué une polémique mondiale.
«Cette action a entraîné hier dans tout Houston des manifestations écologistes où plus de 58 000 000 fans de Donald Duck et de Picsou ont scandé pendant trois heures en boucle sans prendre leur respiration le célèbre hymne du Front des Canards : La danse des canards (…).Une révolution est en marche en Tanzanie, premier éleveur mondial de canards, où plus de 3 000 000 de Canards ont commencé la construction d’une navette pour sauver le soldat CoinCoin», rapporte-t-il sur sa page web.
Pourquoi combattre les fausses nouvelles ? «On navigue beaucoup sur Internet. On vit dans un monde où il est très facile de faire circuler ces informations, notamment à travers les réseaux sociaux. Du coup, il faut faire très attention», précise Teesha Jhowry
Publicité
Publicité
Les plus récents