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Fourniture d’énergie: les coupures d’électricité revues pour les débiteurs
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Fourniture d’énergie: les coupures d’électricité revues pour les débiteurs
Les coupures d’électricité seront effectuées en jour de semaine et non pas les samedis. Une décision prise par la direction du Central Electricity Board (CEB) face à de nombreuses plaintes reçues samedi dernier. C’est ce qu’a affirmé Shamshir Mukoon, directeur général par intérim de l’organisme, à l’express.
«C’est trop dur. Nous allons le faire durant la semaine afin de donner du temps aux abonnés de régler leurs factures. C’est une décision administrative que j’ai prise, suivant de nombreuses plaintes que j’ai reçues ce jourlà. Nous allons procéder avec les coupures en jour de semaine.» L’idée étant de ne pas pénaliser les consommateurs les week-ends.
Or, il s’avère qu’il y a une raison particulière pour laquelle les coupures sont effectuées les samedis. «Dan la sémenn, parfwa péna lékip. Alor ki dan Samdi, 3 à 4 lékip fini ratrap travay-la. Enn lékip koup zis 20 à 25 konter. Pou sa kantité milion-la, kan pou fini dékonekté? » Selon une source, les procédures ont été assouplies, alors qu’avant, les abonnés avaient 15 jours pour régler leur facture.
Le directeur général par intérim explique que selon la procédure, les mauvais payeurs ont trois mois pour régler leurs factures. «En plus, nous leur envoyons deux lettres d’avertissement dans un mois. Ce n’est qu’après cela qu’on procède à une coupure. Donc, ils ont au minimum de quatre mois.» 50 000 abonnés sont concernés par ces coupures, selon Shamshir Mukoon.
Pour le directeur général, cela résulte en un énorme fardeau financier pour le CEB. L’organisme achète l’énergie aux Independent Power Producers (IPP) et doit respecter le paiement d’un mois pour régler les factures.
Ingérence du ministre
À la question portant sur le fait que de nombreux abonnés, incluant les sociétés, qui non seulement ne règlent pas leurs factures mais également ne sont pas concernés par des coupures, il concède que le CEB faisait face à un manque de techniciens. «Nous avons recruté. Cela explique pourquoi nous sommes en train de couper le courant.»
Selon une source, le CEB aurait recruté du personnel d’une circonscription en particulier, sans bagage technique, afin d’être employé comme technicien. «Ces personnes sans formation technique sont envoyées dans le centre de formation.» Ce que dément Shamshir Mukoon. «Nous avons placé des appels à candidatures dans les journaux. Puis avons formé les candidats à notre école de formation. Nous avons demandé une liste de candidats potentiels au chômage, auprès du ministère du Travail.»
Samedi, une équipe de techniciens du CEB s’est rendue chez des abonnés, à travers l’île, pour couper la fourniture d’électricité pour facture impayée. Sauf qu’elle n’a pas pu le faire dans la région de Trèfles, chez un consommateur en particulier, habitant la circonscription n°19, Stanley–Rose-Hill. Circonscription d’Ivan Collendavelloo, Premier ministre adjoint, et de ministre de l’Énergie et où Seety Naidoo est très actif. Ce dernier a retrouvé son poste à la présidence du CEB après avoir démissionné avant les élections générales en novembre dernier.
Selon des sources concordantes, l’abonné de Trèfles qui n’a pas payé sa facture d’électricité doit Rs 100 000 à l’organisme. Suivant la pratique, les employés du CEB s’étaient rendus chez lui pour interrompre sa fourniture d’électricité. Sauf que selon les dires de l’un d’eux, ils ont reçu des directives pour ne pas aller de l’avant avec cette coupure. «Misier-la inn apel minis, kinn téléfonn Mukoon ki apré inn dir nou arété. Minis péna drwa fer sa. Tou dimounn pey kouran.»
Selon les employés, cette pratique a débuté depuis 2015-2016. «Samedi, nous avons reçu l’ordre de ne pas couper l’électricité dans les maisons mais seulement les bâtiments commerciaux.» Situation qui met en rogne les employés car selon eux, le CEB accumule des factures impayées qui se chiffrent à Rs 300 millions.
Shamshir Mukoon nie toute ingérence du ministre de l’Énergie et des services publics, Ivan Collendavelloo. «Il ne m’a pas appelé. Je reçois des appels de plusieurs personnes. Je ne reçois d’instructions de personne. Je décide moi-même en tant que directeur général par intérim.»
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